mardi 9 mars 2010

COTE D'IVOIRE III - MAGASINAGE ET ACHATS

On a fait quelques marchés d'artisans. C'est vraiment pas facile de choisir. Il y a beaucoup de choses, mais quand on regarde en détails, on ne sait pas vraiment finalement si ça nous plaira quand ce sera sorti du contexte.
Les prix sont partout à négocier. Mais bon, quand le même masque est proposé en premier prix à 20 000 CFA ou à 12 000 CFA selon la boutique, on est sûrs qu'au terme de la discussion, on ne paiera pas la même chose!

On a fait donc 2 ou 3 marchés différents sans rien acheter, mais en demandant "le premier prix" pour se faire une idée. Bien sûr, c'est à la tête du client. Je suis blanche, mauvais point. Je suis avec un noir. Bon point. Il parle le français ivoirien. Bon point. Il porte des Ray Ban et une grosse montre... mauvais point!

Après avoir fait nos premiers magasinages, on demandait à la mère d'Abou à quel point les prix avaient été gonflés. Cela nous a aidé à négocier par la suite. "nous"... enfin... Abou a négocié. Moi j'écoutais :-) C'était assez intéressant d'observer les codes de la négociation.


Finalement, voilà le résultat de nos achats


Quelques idées de prix :
le plus grand masque : 5250 CFA (52,50 francs français), 8€
les petits masques : 4000 CFA, 6€ (chacun)
les 2 tenues pour enfants et un petit éléphant en tissu pour bébé : 9000, 14€
La conclusion c'est que même si c'est supérieur aux prix que ça vaut là-bas, c'est vraiment intéressant quand on paie en euros! Donc, quand Abou restait à négocier jusqu'à 20 ou 30 min, je m'impatientais parce que j'estimais que le 1000 Fr (CFA) (1,50€) gagné ne valait vraiment pas la peine de suer dans la petite cabane sans air... mais bon, c'est aussi un jeu, une habitude, une fois qu'on commence, il faut bien terminer la partie et comme c'est un jeu, tout le monde veut en ressortir gagnant. Je pense que c'était le cas : les vendeurs avait vendu à un prix supérieur à ce que ça valait et moi je n'avais pas dépensé de grosses sommes.


J'ai aussi acheté du tissu. J'ai bien failli ressortir des magasins sans rien parce que c'était l'opulence de pagnes en tout genre. On est allés chez Woodin, qui est une chaîne assez à la mode chez qui, apparemment, les jeunes au style plus moderne et occidental aiment se fournir. On trouve des pagnes, mais aussi du prêt-à-porter.

Difficile de repérer ce que j'aimais parmi la multitude colorée, jusqu'à ce qu'une vendeuse vienne nous donner d'excellents conseils. D'ailleurs, elle nous a prévenu quant à la 2ème boutique que l'on voulait voir, juste à côté : Vlisco : chic aussi mais avec un style plus africain et donc difficile à porter en France ou au Canada...
Je suis repartie avec 2 tissus différents. Il ne me restait plus qu'à trouver un modèle, réussir à l'expliquer au couturier et attendre qu'il me rappelle pour l'essayer.

Le jour de Noël, nous sommes allés chez le couturier avec Sanata, une amie de la famille. Là-bas, je regardais les catalogues, mais ça ne me convenait pas : d'une part, c'était très à la mode africaine traditionnelle et en plus, c'était de vieux catalogues à la mode des années 80 (épaulettes et compagnies).

Finalement, j'ai essayé d'expliquer ce que je voulais et il a dessiné et pris mes mesures.

Pour une idée des prix :
le tissu (j'ai fait 2 robes et il reste de quoi refaire une robe courte) : 15 250 CFA (environ 22€)
le couturier (pour 2 robes avec doublure) : 17 000 CFA (environ 25€)

Après de multiples reprises (en allant 2 fois chez le couturier), j'ai finalement obtenu mes robes :

J'aime beaucoup la longue dans les tons roses. L'autre a une coupe un peu classique, un peu stricte, mais bon.


Je me suis aussi acheté une tenue bien confortable quand il fait chaud :
Ca a amusé Abou de me voir habillée comme une africaine! :-)

COTE D'IVOIRE II - LA MAISON

Dans la maison d'Abou
Nous étions dans la maison d'enfance d'Abou. Ses parents l'ont achetée il y a 30 ans maintenant.

Très beau jardin


La terrasse sur laquelle on passait beaucoup de temps


De gros lézards au bord de la terrasse, ça c'est un mâle, les femelles ont des couleurs plus "classiques" (pour un lézard!)

Et voici les plus belles! Néhora, Célia (le chien, bien sûr!) et moi ! :-)
Néhora avait voulu mettre la "même" robe que moi


Néhora qui, dès qu'on sort l'appareil photo, pose. :-)


Néhora, alors qu’elle était dans mes bras :
- pourquoi tu es blanche comme ça Tata Clémentine ?
- bah, je suis blanche, comme mon papa et ma maman !
- Ah bon ?? m’a-t-elle répondu, un peu surprise

Quand je suis arrivée, elle m’appelait Tantie Clémentine. Mais une fois qu’on se connaissait mieux elle m’appelait Tata Clémentine ! :-) Je ne suis pas habituée alors j’avais toujours envie de lui répondre : « Oui, Nièce Néhora ? ». En Côte d'Ivoire, c'est une marque de respect et on s'attend à ce que les enfants disent tonton/tantie/tata.
Tonton Abou et Tata Clémentine... vous trouvez pas qu'on a pris un coup de vieux en se faisant appeler comme ça???

D'ailleurs, les personnes dans la rue qui m'interpelaient pour me vendre des fruits ou divers objets, m'appelaient toujours "Tantie".

J’ai découvert la noix de coco fraîche, coupée à la machette dans la cour arrière par le père d’Abou.
Sympa ! C’est agréable de manger ça à la petite cuillère et de boire un peu d’eau de coco… mais ce n'est pas à tomber par terre non plus, à mon goût. Je dirais que le plaisir vient grandement du fait de la voir être coupée, de recueillir l'eau et de gratter la pulpe




COTE D'IVOIRE I - ABIDJAN

Je relis mes notes prises au jour le jour et au lendemain de notre arrivée, en relisant la fatigue du long voyage, je me demandais comment on allait faire à notre retour à Montréal… et ben, ça a été sacrément dur ! Au retour, c'était 27 heures de voyage (de maison à maison), 42 heures sans dormir, une arrivée à 18h le mardi et le retour au boulot le mercredi matin. Toujours 5h de décalage horaire, mais il fallait prendre en compte aussi le changement brutal de température et d'ensoleillement (un mois de janvier très gris à Montréal), et pour moi un nouveau boulot dans lequel prendre mes marques.
J’ai mis un mois à m’en remettre et à ne plus ressentir une énorme fatigue matin après matin. Quant à Abou, je ne suis pas sûre qu’il s’en soit vraiment remis avec ses semaines surchargées. Dans moins de 3 mois, ce sont les vacances en France… mais bon, encore une fois, on reprend le travail au lendemain de notre arrivée. Vous me direz qu’on est fous, bah oui, mais on n’a pas 6 ou 7 (voire plus!) semaines de vacances, nous, alors on les étire au maximum, on ne veut rien louper ! :-)

A travers les rues d'Abidjan...

des poissons qui rôtissent au soleil... une tapette à mouches vole au-dessus des poissons pour éloigner les insectes... qui en veut??


Ca c'est la maison de Alpha Blondy... et encore il manque les statues sur le toit (les rumeurs parlent de statues en or) qui ont été volées.


Du coup, la rue de sa maison porte son nom. Une des rares rues d'Abidjan qui comporte un vrai nom de rue, généralement c'est plutôt "A 459" ou bien "F318"... moins facile à retenir.



sur le bord des routes, on croise de nombreuses termitières, énormes.


Au bord des plus grandes routes, on trouve des vendeurs de meuble qu'ils fabriquent le plus souvent sur place, dans la terre rouge.


et puis, on peut croiser des mannequins aussi...


Ca c'est dans un quartier résidentiel, plus chic. Dommage, j'ai pas pris la rue en photo, mais il y avait plus de murs à voir qu'autre chose, ce qui toujours le cas dans les quartiers résidentiels.


Voici le bord d'une route plus proche du centre-ville, au bord de la lagune.

Le centre-ville


Il y a beaucoup de publicités pour les soins de beauté clarifiants... un fléau.


Un concessionnaire et les taxis (en rouge)



Ah oui et je ne peux pas parler des rues, sans parler des vendeurs d'objet. Aux grosses intersections, lorsque l'on attend au rouge, des colonnes de vendeurs viennent vendre aux voitures divers produits allant de la télécommande à la peluche de foire foraine, en passant par la vaisselle (verres, assiettes...), les torchons, les jeux, les consoles vidéos, les livres, les chapeaux, l'eau (bien sûr! vendue en petits berlingots en plastique que l'on déchire d'un coup de dents pour boire d'une traite), les serviettes éponge, les casquettes, les feux d'artifice, les paquets de mouchoir (pour s'essuyer la sueur et la poussière sur le front?), etc, etc. A chaque fois, je découvrais de nouveaux produits! Malheureusement, je n'ai pas pris de photo.

Les grandes routes sont de bonnes qualités dans Abidjan, en revanche, c'est très (extrêmement) pollué.
Ici, on voit le camion de déchets. Beaucoup, beaucoup de déchets qui vont dans une seule déchetterie pour toute cette énorme mégapole. Si je me souviens bien (j'ai rendu mes guides empruntés à la bibli, il faut dire que je m'y mets un peu tard pour écrire), Abidjan compte plus de 6 millions d'habitants et la population a grossi de façon très importante (d'après ce qu'on m'a dit), suite aux évènements de 1999. Or, il y a eu aucun investissement dans les infrastructures de la ville... alors Abidjan dépérit et les gens sont tristes, déçus, désespérés de voir cette capitale si vivante et forte économiquement revenir une bonne dizaine d'années en arrière.

La gestion des déchets et un des problèmes très perceptibles lorsque l'on va là-bas. Il y en a partout et le balai des camions-poubelles est incessant. Ils transportent une odeur atroce et on la sent longtemps après leur passage. Extrêmement écoeurant, encore différente de l'odeur des déchets que je connais en France ou même au Canada.


et comme vous le voyez, il y a aussi la pollution des gaz d'échappement. Toutes les voitures ou presque émettent une fumée noir charbon. Je m'étonnais que même les voitures récentes soient concernées. On m'a expliqué que malgré la qualité du raffinement du pétrole ivoirien, l'essence est de piètre qualité, elle est importée. Les moteurs modernes ne sont pas adaptés à cette gazoline (ça, c'est québécois!) et le moteur rejette une magnifique fumée noireâtre et puante.
Quant aux voitures qui ne sont pas récentes, elles sont vraiment, vraiment vieilles. Je n'ai jamais vu autant de voitures en panne, de gens qui poussent, qui réparent... il y a des génies de la mécanique là-bas!

jeudi 28 janvier 2010

CHANGEMENTS

8° lundi, déluge de pluie
-18° en ressenti ce soir (jeudi) et de la neige...
demain, -18° au thermomètre, -30° en ressenti... ça va être chouette!

mercredi 20 janvier 2010

L'HIVER FAIT GRISE MINE

C'est le titre d'un article du jour paru dans le Métro. Et c'est clair que c'est gris en ce moment à Montréal. C'est vrai, on n'a pas froid (quoique parce que c'est pas mal humide), mais qu'est ce que c'est triste comme temps! Je déteste ça! On n'a quasiment pas vu le soleil depuis qu'on est rentrés d'Abidjan! Certes, on avait fait le plein là-bas, mais quand même!!
Et les chiffres sont là : 13h d'ensoleillement depuis le début du mois de janvier. 13h en 20 jours!! C'est ridicule!! On dirait l'automne. Je déteste l'automne!
Normalement, janvier, il fait froid, très froid, quelques tempêtes de neige et sinon un grand ciel bleu. Une belle neige bien blanche et bien froide au sol, un beau ciel bleu, une belle lumière sur la neige... c'est ça que j'attends moi! Même s'il fait -28 degrés! Je ne suis pas ici pour me taper un hiver parisien! Non mais!
Alors ça a beau en réjouir certain, moi, je n'aime pas ça du tout! En plus, on dirait que je ne suis pas allée au soleil : je suis blanche comme un hiver à Paris ! (le soleil sur la neige, ça fait prendre des couleurs!)

Trop nul!

PS : oui, je sais que vous attendez le récit de la Côte d'ivoire et les photos... je dois encore les trier!! Ca va arriver!

jeudi 24 décembre 2009

UN LONG VOYAGE

Vendredi 18 décembre.
21h. toujours à Montréal. -10°
Notre avion était prévu pour 17h25. Suite aux intempéries parisiennes, il a été successivement retardé, annulé, puis retardé encore. Départ prévu : 21h05.
Dans tout ça, Abou et moi avons été séparés, il est 37 rangées derrière moi, il a embarqué 30 min plus tôt que moi. Un point positif, j'ai une place sur l'allée. Mais à ma gauche, c'est la cuisine, ce qui veut dire agitation et lumière toute la nuit...
C'est un avion « pourri » : même pas d’écran individuel, de minuscules écrans pour 2 rangées de sièges. On va se tordre le cou pour regarder le film qu'on n'aura même pas choisi...
Ah et j'oubliais, j'ai la chaufferie au-dessus de moi : un bruit infernal et une chaleur encore pire... Ca commence bien le voyage!
En revanche, j'ai 2 voisins sympathiques, c'est déjà ça!
21h35. On démarre pour 6h20 de vol.
22h15. On a décollé, la bouffe se prépare, on n'a pas le son pour le film qui commence et qui est en anglais...
23h35. Ils débarrassent enfin mon plateau, je vais finalement pouvoir aller faire un petit coucou à Abou à l'autre bout de l'appareil. Il fait sombre, j'ai oublié le numéro exact de sa rangée et son numéro de siège. Je scrute les visages noirs dans l'ombre... un gars lève la main : "c'est moi que tu cherches!". Puis un autre : "Mais non, c'est moi!"
- Tu vas à Paris ou tu as une correspondance ?
- Je vais à Abidjan
- Ah, mais fallait venir à Lomé, on t'aurait invité à son mariage! dit l'un d'entre eux en me désignant un de ses potes.
Je continue ma route et trouve enfin le bon! :-)

Samedi 19 décembre.
6h20. Au-dessus de l'Atlantique.
Ca y est, j'ai mis ma montre à l'heure française. Je viens de dérouler ma nuit en quelques tours d'aiguilles sur le cadran. Je suis passée de 0h20 à 6h20.
J'essaie de dormir depuis 30 min. Ca marche pas.
8h30. Je me suis reposée un peu, mais là, je ne trouve pas ma place dans ce siège minuscule. J'ai mal au cou, mal aux jambes, je frissonne, mais je n'ai pas vraiment froid.
J'enlève mes boules quiès et je traverse l'avion. Je me rends compte que mon coin est plutôt calme : ici, un enfant qui pleure et des parents qui tentent de garder leur calme en se le refilant. Un peu plus loin, les lumières sont allumées, ça s'agite, on vaporise du spray, un enfant a vomi. Plus loin encore, c'est le coin "cafet", les insomniaques boivent un verre en faisant connaissance. Tout au bout, c'est calme, c'est sombre, Abou semble dormir.
Je n'arrête pas de frissonner pourtant mes mains sont chaudes.
10h15. Paris. -6°
L'avion atterrit.
10h45. l'avion s'arrête enfin à sa place de stationnement. Je trépigne. Le temps passé avec les Djong diminue. Notre correspondance est à 13h50, il faut passer la sécurité au moins une heure avant.
11h. Une passerelle vient seulement d'être amenée jusqu'à l'avion pour nous faire descendre. Ils sont complètement désorganisés. Je bouillonne, je suis sur les nerfs, au bord des larmes avec cette tension accumulée depuis même avant le départ, et puis j'ai pas dormi encore et il est 5h du matin pour moi.
On descend enfin. Des km de couloirs. Et Abou qui est à l'autre bout de l'avion. Je ne l'ai pas attendu où c'était convenu, trop pressée que j'étais de retrouver ceux qui m'attendent. Mais le trajet se complique. Je me dis qu'on ne va pas se retrouver facilement, je l'attends. Je suis une boule de nerfs. Il y a une navette à prendre... Un homme de l'aéroport à qui j'avais demandé un renseignement me demande si ça va... Oui, oui. Enfin, presque!
Je retrouve tout le monde. Enfin. Après je ne sais combien de temps, mais Abou ne m’a pas suivi. Je vois Pao qui vient vers moi avec un grand sourire, je fonds en larmes.
Trop bien de les voir, papa, maman, Elise, Perrine, je suis super heureuse de voir Pao qui est content de me voir et me le montre.
Finalement, notre vol pour Abidjan est retardé, je peux profiter de tout le monde avant de m'envoler vers le sud. Abou lui est impatient d'arriver chez lui... je le comprends.
Drôle de journée pour eux à rester à l’aéroport plusieurs heures… mais c’était tellement bien de les voir, même quelques heures seulement. Je repars avec mes cadeaux de noël et un cheval en origami réalisé avec soin par Pao.

14h45. On passe la sécurité pour notre vol de 15h30. Ca fait déjà 16h qu’on est partis de chez nous.
15h40. Toujours à l’aéroport. L’équipe d’Air France n’a pas encore reçu l’autorisation de nous faire embarquer. On attend dans une salle glaciale. Heureusement, j’ai mon écharpe rouge en angora ! ;-) Nouveau départ prévu à 16h45.
16h30. On a embarqué. Abou et moi sommes à nos places après un jeu de tétris force 8 ou 9 pour faire rentrer les (trop) nombreux bagages cabines.
17h. Après avoir ôté les valises d’un passager enregistré qui ne s’est jamais présenté à l’embarquement, on est prêt à partir.
17h10. On part seulement… il fallait saler la piste. Presque 3h30 de retard.

21h30. Réveillée après une bonne heure de sommeil profond (la seule depuis presque 24h), je n’arrive plus à rester assise et immobile. Les jambes sont lourdes, les muscles endoloris et mon voisin de gauche sent de plus en plus mauvais. Presque 2h de vol encore… c’est long. Atterrissage prévu à 22h20 heure locale (23h20, heure française)
On est partis de chez nous à 23h, la veille, heure française. 25h étranges, hors du temps. On ne sait plus quelle heure il est, si on a faim ou pas. En revanche, on a sommeil, c’est clair et les yeux rouges, comme si j’avais fumé trois joints, en témoignent.

Abidjan. 23h30. Heure locale (une heure de moins qu’en France). 30°
On a atterri il y a une heure et, après les formalités, on découvre la chaleur abidjanaise. Mes bottines et mon jean sont un vrai supplice.
Sur la route, les magasins modernes des grandes enseignes européennes côtoient de petites échoppes qui tiennent debout par miracle.
Après quelques minutes de route, un ralentissement. Suite aux événements politiques des dernières années subsistent encore quelques barrages, surtout la nuit. Un soldat armé a repéré une de nos valises sur la banquette arrière. Il contrôle les papiers du véhicule. On repart. C’est un peu étrange quand même.
Succession d’odeurs, bonnes et moins bonnes. On traverse la lagune. Abidjan est aussi appelé La perle des lagunes.
En arrivant, un alloco (bananes plantains frites) et un choukouia (viande assaisonnée) nous sont servis. Depuis le temps qu’Abou attend son alloco… il m’en parle depuis 2 mois au moins de celui-là !
1h30 du matin. Il faut vraiment que je dorme. Mon réveil a sonné il y a 37 heures… Dans la chambre climatisée, je m’endors comme une masse.

vendredi 18 décembre 2009

JE CAPOTE!!!!

Notre vol a été repoussé une première fois, de 1h30. Ensuite, il a été annulé (mais heureusement, on ne l'a su qu'après). Puis, il a été reprogrammé 4h après l'heure initiale... on attend les prochains changements...
Tout ça à cause de la neige à Paris!!!
Je tourne en rond, je m'ennuie... j'ai juste envie d'être dans l'avion qui décolle (être dans l'avion tant qu'il n'a pas décollé, ça ne te promet pas de partir!!).
En plus, ça réduit mon temps déjà restreint avec les Djong!
Sacrament! ôstie de tempête parisienne!

jeudi 17 décembre 2009

REPONSES AUX COMMENTAIRES

Domdidou, tu poses tellement de questions que je vais te répondre dans un post !

Tu as demandé :

As-tu toujours un plan de Montréal sur toi pour retrouver ton chemin quand tu te perds ? Ca doit pas être facile de s'habiller quand on sait qu'on doit passer un moment dehors et puis qu'ensuite on reste à l'intérieur à 20°. Y a t'il des vestiaires dans les entreprises? ou bien vous allez dans les toilettes pour enlever des sous-couches ? Et vous prenez des petites chaussures dans vos sacs à mains ? Et les garçons comment font'ils ?



Non, je n'ai jamais de plan sur moi, mais comme dans toute ville, je regarde où je vais sur Google map avant d'y aller. Et à Montréal, les routes forment un quadrillage, alors on se repère avec les rues nord/sud et celles est/ouest. Les numéros augmentent plus on va vers le nord, ça donne un repère. Pour l'axe est/ouest, les numéros partent d'une avenue assez centrale. Ainsi, on a 150 Saint Laurent Est et 150 Saint Laurent Ouest. A ne pas confondre! Yen a une qui à droite et l'autre à gauche! Alors, 150, c'est pas trop grave... mais quand c'est 6539... les deux adresses sont vraiment éloignées!
Un autre repère dans la ville aussi, des rues parallèles ont leurs numéros qui augmentent à la même vitesse quelque soit le nombre d'habitations. Comment ils font ? Et ben à chaque croisement, on augmente d'une centaine. Par exemple, nous on est proche d'un croisement, on est au 6520. Toutes les habitations dans les rues parallèles situées au même niveau que la notre, ont le numéro 6520.
Donc dans beaucoup de rues, il y a des numéros qui n'existent pas bien sûr. Et par contre, on rencontre très rarement de "bis" ou de "ter".


Voilà pour l'orientation dans la ville. Passons à la question du froid. Quand j'ai marché dans le froid l'autre jour, je n'avais pas prévu ça, mais comme j'avais mon bon gros manteau, ça allait. Comme de toute façon, j'ai toujours un peu de marche à pied, quand il fait froid comme ça, j'ai toujours une bonne paire de chaussures à semelles épaisses pour isoler du froid. Pour la tête, c'est la capuche (le capuchon) de mon manteau qui me protège efficacement. Bien sûr, j'ai aussi une bonne écharpe et de bons gants. Mais c'est même pas forcément utile les gants bien chauds parce qu'on les met dans ses poches.
A part ça, rien de spécial, j'avais un petit pull léger sous mon manteau, c'est tout. Donc, c'est parfait pour le 20 degrés à l'intérieur, je n'ai pas de couches à enlever.
Quant aux vestiaires dans les entreprises, oui, il y en a toujours. On peut toujours laisser ses chaussures et son manteau. Et donc, j'ai toujours des chaussures dans mon sac pour aller en cours. Et une paire qui reste à l"école où je suis souvent maintenant.
Les garçons font pareil ou alors, il y a aussi des surchaussures imperméables. C'est ignoble et énorme.

Voilà!

mercredi 16 décembre 2009

OUH CA CAILLE!

Aujourd'hui, il fait assez froid : -10° (et -17° ressenti). Mais bon, rien d'insurmontable avec mon gros manteau. Je me suis donc dit qu'au lieu de faire un trajet un peu compliqué en bus-métro, j'allais marché. Mais, j'ai confondu le nord et le sud (j'ai cru que les numéros montaient alors qu'ils descendaient...) et conséquemment l'est et l'ouest : je suis allée vers l'est quand je cherchais l'ouest. Enfin, ce n'était qu'un petit détour. Et comme ça ne me suffisait pas, j'en ai rajouté par la suite : au lieu d'aller prendre le métro, je suis rentrée à pied.
Au final, presque 1h30 dehors et ben, mes cuisses ne s'en sont pas encore remises : elles sont encore froides, rouges et elles me picotent! Mais c'est le seul endroit (avec le bout du nez) où j'ai eu froid et il faut dire que je portais un petit pantalon de toile fine...
Et pour demain matin, ils annoncent, accrochez-vous :-29°! Bon, ok c'est en température ressentie... mais ça avoisine quand même les -20° au thermomètre... ce qui n'est pas rien! Coool! :-)
Demain, c'est clair, je n'irai pas marcher, ne serait-ce que 15 min, sans collant sous mon pantalon!

lundi 14 décembre 2009

JE VAIS TE LAISSER ICI!

C'est la phrase préférée d'Abou depuis quelques jours qui voudrait me faire croire qu'il va me laisser à Montréal ou à Paris au lieu de m'emmener avec lui à Abidjan!

dimanche 13 décembre 2009

VACANCES, VACANCES!!!

Ca arrive, ça arrive, à grands pas même! J'ai acheté 2 petites robes d'été et 2 paires de gougounes (claquettes) pour compléter ma valise ce we! Etrange d'essayer gougounes et robes légères quand il neige dehors! Ensuite, j'ai renfilé mes bottes de neige et mon gros manteau! ;-)
Et comment, me demanderez-vous, ai-je trouvé tout cela à Montréal au mois de décembre? Et bien, il existe quelques magasins spécialisés dans les maillots de bain et les fringues de plage. Sûrement parce que les Québécois se font facilement une semaine "dans le sud" à Cuba, enFloride ou au Mexique durant l'hiver... C'est bien pratique en tout cas!

LES PARISIENNES N'ONT PAS LE DROIT DE PORTER DE PANTALON

ou seulement si elles tiennent à la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval...
selon la loi du16 brumaire an IX (le 7 novembre 1800). Et c'est toujours inscrit au Code Civil!
Interrogé à ce sujet en 1969, un chef de police répondait qu'il était "sage de ne pas changer les textes auxquels les variations prévisibles ou imprévisibles de la mode peuvent à tout moment rendre leur actualité"... oui, c'est vrai, si ça se trouve, en 2010, le pantalon pour la femme deviendra extrêmement osé et une femme en portant un risquerait de troubler l'ordre public. La police sera soulagée d'avoir une loi pour lutter contre cette nouvelle forme de délinquance...

D'autres exemples de lois obsolètes et/ou insolites ?

Angleterre : les femmes n'ont pas le droit de manger du chocolat dans les bus et les trains.
[j'ai du mal à voir ce qui a pu pousser certains à inventer une loi comme ça... la difficulté de faire partir les tâches? en même temps, ce ne sont certainement pas les hommes qui décidaient les lois qui s'occupaient de laver les sièges... et puis, si c'est une question de tâches, pourquoi les hommes auraient le droit d'en manger eux?? Non, décidément, je ne vois rien qui justifie une telle loi. Une idée?]

Vermont (Etats-Unis) : Porter de fausses dents quand on est une femme sans l'autorisation de son mari est interdit.
[même si c'est obsolète, ça montre à quel point les femmes n'avaient vraiment aucune liberté et presque aucune existence sans leur mari...]

Danemark : Il est interdit de démarrer une voiture si quelqu'un se trouve dessous.
[Pas mal celle-là, non?]

[source : Métro de Montréal du 9 décembre]

jeudi 10 décembre 2009

EN FRANCE, FAITES COMME LES FRANCAIS

C'est le titre d'un article paru cette semaine dans le journal 24, tiré du site de jobboom.com. Le sous-titre : "travailler à l'étranger"
C'est intéressant de lire une analyse de la situation des Québécois qui vont en France travailler.
Voilà l'article :

Une fois en poste chez un employeur français, le Québécois n'est pas au bout de ses surprises. Pour éviter de vous mettre les pieds dans les plats, attention aux malentendus culturels au travail.
Bravo, vous avez réussi à décrocher un poste en France. A vous les 35 heures de travail hebdomadaires et surtout les sept semaines (ah oui, on est passés aux 7 semaines en France??) de congés payés par an valables pour tous les employés. Cependant, ne vous réjouissez pas trop vite : vous allez évoluer dans un environnement de travail très différent de ce que vous connaissez.

Un vrai choc culturel
"Le travailleur québécois devra s'attendre à une hiérarchie et un protocole beaucoup plus pesants dans ses relations professionnelles" affirme Réjeanne Lamothe, directrice générale de l'Association Québec-France. Ainsi, le vouvoiement est de mise, même si on vous met à l'aise.
"Ne passez jamais par-dessus la tête du patron et n'essayez pas de le challenger surtout devant d'autres employés, c'est très mal vu", assure Nathalie Francisci, vice-présidente exécutive de Mandrake Groupe Conseil, une entreprise spécialisée en gestion des ressources humaines et en placement. Selon elle, les Québécois ont la réputation d'aller droit au but. "C'est apprécié à condition de rester diplomate".
En France, argumenter, même de manière véhémente, est presque un mode d'échange et le travail n'y échappe pas. "Les engueulades entre collègues y sont plus fréquentes alors qu'au Québec, on est en mode consensus dans les rapports professionnels. Pas de quoi faire la baboune pendant des jours, c'est culturel", prévient Mme Francisci.
Enfin, ne soyez pas surpris par les modifications de dernière minute au travail, elles sont courantes en France, alors autant vous y habituer.

Voilà, je trouve ça toujours intéressant de voir comment on est perçus par les étrangers!

OU L'ON PARLAIT DU POELE QUEBECOIS...

C'est quoi un poêle en québécois? C'est la cuisinière. Ici, la majorité des ménages (j'adore ce mot! ;-)) ont un poêle et non des plaques d'un côté et un four de l'autre.
Ce qui est à noter surtout, c'est le look, très moderne, vous allez voir. Bon, bien sûr, on trouve aussi des plaques à induction, mais le commun des mortels et ce qu'on trouve dans les apparts semi-meublés (pas de meuble, mais réfrigérateur et poêle sont compris), c'est la bonne vieille cuisinière électrique énorme qui a l'air de sortir tout droit de la cuisine de nos grands-mères (américaines les grands-mères vues les dimensions... remarquez, il faut bien réussir à mettre les énormes dindes de Noël et de l'Action de grâce élevées aux hormones et piquées au beurre!).

Pourquoi j'en parle aujourd'hui? Parce que nous venons de récupérer un "nouveau" poêle suite à une panne du four de notre précédent.
Et comme je suis dans ma période bavarde et mises à jour (frénétiques!) de mon blog, voici quelques photos de notre nouveau compagnon de cuisine, voyez comme il est beau!

Ce beau cadran très moderne (non, mais sérieux, ceux qui ont dessiné ça, ils sont à la retraite depuis 20 ans maintenant!)

et les plaques. La plaque chauffante se retire en tirant dessus. En dessous, il y a une coque en alu rigide que l'on protège avec une sorte de coupelle en alu souple.
(je sais pas pourquoi, il ne veut pas mettre ma photo dans le bon sens)
Ah, mais il manque quelque chose : une photo du four pour se rendre compte de la taille. Attendez, je vais prendre la photo, je reviens!
Voilà, c'est fait. A l'intérieur, c'est un moule à manquer de taille classique. Il semble perdu.
Bon, bah voilà, c'était l'info du jour!!!
Je vous ai passionné, hein??
Hihi, moi je me suis bien amusée!

APRES LA TEMPETE

Alors, après une journée de neige, voici le résultat. Le soir même, devant l'appart, il tombait encore quelques petits flocons, mais pas grand chose

avec flash pour voir les flocons
et sans, pour voir l'ambiance et c'est quand même beaucoup plus beau

Et voilà le lendemain matin de la tempête. Le mieux, c'était le son : celui des pneus qui patinent dans la neige pour tenter de sortir de la place de parking après 40 min de désenvelissement (joli mot, non?) de l'auto

Dans la journée, j'ai pas fait de photo, c'était laid : il faisait 1° et ça fondait. J'ai retrouvé ce que je déteste en hiver ici, le casse-tête du piéton, j'en ai déjà parlé : comment passer du trottoir à la chaussée en évitant de mettre le pied dans l'eau et sans passer par le banc de neige où l'on risque de s'enfoncer jusqu'à mi-mollet... Et le pire dans tout ça, c'est qu'une fois que qu'on a réussi à passer (avec plus ou moins de dégats), le même problème (inverse) vient de nouveau nous assaillir. De quoi ne plus pouvoir téléphoner en marchant tellement notre cerveau est mis à rude épreuve... C'est dur la vie!


Côté chiffres et politique municipale :
une bonne vingtaine de cm
la ville devrait tout faire disparaître en 4 jours (sauf s'il reneige)
3000 employés depuis ce matin pour charger la neige
1000 employés le jour de la tempête pour déblayer rues et trottoirs au fur et à mesure
2200 appareils (on comprend pourquoi ya du trafic quand il neige et les jours suivants)
beaucoup d'avions retardés, voire annulés
beaucoup d'écoles fermées
et le dernier, le plus gros chiffre : ça va coûter 16 millions de dollars (12 millions d'euros environ) aux contribuables montréalais pour cette seule tempête de neige... (ce qui peut peut-être expliquer le pourcentage très important du salaire qui est prélevé par les impôts ici, pouvant dépasser les 40%)


Pour une illustration du cru, suivez le lien, les têtes à claques parlent des joies de l'hiver!
Pour ceux qui ont du mal à comprendre (et personne ne les blâmera vu le Québécois qui est parlé) il y a des sous-titres proposés.
Et pour ceux qui ignorent comment parlent les Québécois : non, ce n'est pas ce que j'entends tous les jours! C'est une caricature!
Amusez-vous bien!

mercredi 9 décembre 2009

FALLAIT PAS INSISTER!

Fallait pas insister autant pour que je me remette à écrire : maintenant, vous ne pouvez plus m'arrêter!

JEUX OLYMPIQUES

Vous savez que c'est bientôt les Jeux Olympiques d'hiver je pense. Et savez-vous qu'ils se passent chez nous, au Canada? A Vancouver plus précisément (bon, c'est à près de 4000km de chez moi... mais c'est dans le même pays!)

Donc, la flamme est en route pour Vancouver et l'autre jour (j'ai oublié quand), il y avait une grande photo d'ours dans le journal et la légende de la photo était la suivante :
"Un ours polaire a perturbé hier la 10è journée du relais de la flamme olympique à Churchill, qu'on surnomme la capitale mondiale des ours polaires. Le convoi transportant la flamme olympique a été contraint de s'arrêter pour laisser passer un ours polaire qui traversait la route. La flamme continuera ensuite son chemin jusqu'à Alert, au Nunavut (province que vous connaissez bien, n'est-ce pas!), une station militaire située à l'extrême nord de l'île d'Ellesmere." (précision qui vous aide vachement, hein?)

Alors, petites notions géographiques.
Ici, on voit Churchill, c'est le point A (cliquez sur la carte pour la voir en grand) et Montréal, le point I. On ne voit pas Alert qui est trop haut, mais on voit le sud de la province du Nunavut (au nord de Churchill).

Sur la photo suivante, j'ai fléché au nord, Alert et au sud, Churchill.
2780 km les séparent. En bleu clair à l'est, c'est le Groenland bien sûr.
Cette immensité me fascine toujours.

Pour se faire une idée des distances :
Montréal - Churchill : 2037km
Montréal - Vancouver : 3700 km
Nanterre (hihi) - Montréal : 5500 km
(Qui m'a dit que Montréal était à égale distance de Paris et Vancouver???)
Et pour rigoler, la distance entre une ville de Terre-Neuve (très à l'est du Canada) et Vancouver (très à l'ouest ? 4800 km.
Pas mal quand même!
Et cette même ville avec Paris? 4000km!!! 800 km de moins qu'entre 2 villes du Canada...

Pour les distances entre les villes, le site de TV5 monde.

LA TEMPÊTE TANT ATTENDUE!!

La neige a commencé ce matin vers 7h30 et voilà le résultat entre midi et 2h et ça continue!



Et ça, c'est ma rue
Je suis rentrée vers 14h30 chez nous et le métro était bondé de monde comme à l'heure de la sortie des bureaux! Tout le monde rentre chez soi avant que ce soit le cirque dans Montréal!