mardi 9 mars 2010

COTE D'IVOIRE I - ABIDJAN

Je relis mes notes prises au jour le jour et au lendemain de notre arrivée, en relisant la fatigue du long voyage, je me demandais comment on allait faire à notre retour à Montréal… et ben, ça a été sacrément dur ! Au retour, c'était 27 heures de voyage (de maison à maison), 42 heures sans dormir, une arrivée à 18h le mardi et le retour au boulot le mercredi matin. Toujours 5h de décalage horaire, mais il fallait prendre en compte aussi le changement brutal de température et d'ensoleillement (un mois de janvier très gris à Montréal), et pour moi un nouveau boulot dans lequel prendre mes marques.
J’ai mis un mois à m’en remettre et à ne plus ressentir une énorme fatigue matin après matin. Quant à Abou, je ne suis pas sûre qu’il s’en soit vraiment remis avec ses semaines surchargées. Dans moins de 3 mois, ce sont les vacances en France… mais bon, encore une fois, on reprend le travail au lendemain de notre arrivée. Vous me direz qu’on est fous, bah oui, mais on n’a pas 6 ou 7 (voire plus!) semaines de vacances, nous, alors on les étire au maximum, on ne veut rien louper ! :-)

A travers les rues d'Abidjan...

des poissons qui rôtissent au soleil... une tapette à mouches vole au-dessus des poissons pour éloigner les insectes... qui en veut??


Ca c'est la maison de Alpha Blondy... et encore il manque les statues sur le toit (les rumeurs parlent de statues en or) qui ont été volées.


Du coup, la rue de sa maison porte son nom. Une des rares rues d'Abidjan qui comporte un vrai nom de rue, généralement c'est plutôt "A 459" ou bien "F318"... moins facile à retenir.



sur le bord des routes, on croise de nombreuses termitières, énormes.


Au bord des plus grandes routes, on trouve des vendeurs de meuble qu'ils fabriquent le plus souvent sur place, dans la terre rouge.


et puis, on peut croiser des mannequins aussi...


Ca c'est dans un quartier résidentiel, plus chic. Dommage, j'ai pas pris la rue en photo, mais il y avait plus de murs à voir qu'autre chose, ce qui toujours le cas dans les quartiers résidentiels.


Voici le bord d'une route plus proche du centre-ville, au bord de la lagune.

Le centre-ville


Il y a beaucoup de publicités pour les soins de beauté clarifiants... un fléau.


Un concessionnaire et les taxis (en rouge)



Ah oui et je ne peux pas parler des rues, sans parler des vendeurs d'objet. Aux grosses intersections, lorsque l'on attend au rouge, des colonnes de vendeurs viennent vendre aux voitures divers produits allant de la télécommande à la peluche de foire foraine, en passant par la vaisselle (verres, assiettes...), les torchons, les jeux, les consoles vidéos, les livres, les chapeaux, l'eau (bien sûr! vendue en petits berlingots en plastique que l'on déchire d'un coup de dents pour boire d'une traite), les serviettes éponge, les casquettes, les feux d'artifice, les paquets de mouchoir (pour s'essuyer la sueur et la poussière sur le front?), etc, etc. A chaque fois, je découvrais de nouveaux produits! Malheureusement, je n'ai pas pris de photo.

Les grandes routes sont de bonnes qualités dans Abidjan, en revanche, c'est très (extrêmement) pollué.
Ici, on voit le camion de déchets. Beaucoup, beaucoup de déchets qui vont dans une seule déchetterie pour toute cette énorme mégapole. Si je me souviens bien (j'ai rendu mes guides empruntés à la bibli, il faut dire que je m'y mets un peu tard pour écrire), Abidjan compte plus de 6 millions d'habitants et la population a grossi de façon très importante (d'après ce qu'on m'a dit), suite aux évènements de 1999. Or, il y a eu aucun investissement dans les infrastructures de la ville... alors Abidjan dépérit et les gens sont tristes, déçus, désespérés de voir cette capitale si vivante et forte économiquement revenir une bonne dizaine d'années en arrière.

La gestion des déchets et un des problèmes très perceptibles lorsque l'on va là-bas. Il y en a partout et le balai des camions-poubelles est incessant. Ils transportent une odeur atroce et on la sent longtemps après leur passage. Extrêmement écoeurant, encore différente de l'odeur des déchets que je connais en France ou même au Canada.


et comme vous le voyez, il y a aussi la pollution des gaz d'échappement. Toutes les voitures ou presque émettent une fumée noir charbon. Je m'étonnais que même les voitures récentes soient concernées. On m'a expliqué que malgré la qualité du raffinement du pétrole ivoirien, l'essence est de piètre qualité, elle est importée. Les moteurs modernes ne sont pas adaptés à cette gazoline (ça, c'est québécois!) et le moteur rejette une magnifique fumée noireâtre et puante.
Quant aux voitures qui ne sont pas récentes, elles sont vraiment, vraiment vieilles. Je n'ai jamais vu autant de voitures en panne, de gens qui poussent, qui réparent... il y a des génies de la mécanique là-bas!

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