Les voisins m'ont prêté un livre dont j'avais souvent entendu parler sans avoir eu l'occasion de le feuilleter : Guide de survie des Européens à Montréal (Hubert Mansion)
J'ai commencé par l'introduction et déjà j'étais charmée!:-)
Ce qu'on y apprend (ou retrouve avec bonheur pour ceux qui sont déjà passés outre-atlantique) :
le breuvage signifie boisson
bienvenue signifie de rien
que gang se prononce "gagne" et s'utilise pour un groupe de copains
pantoute signifie pas du tout
Il ajoute : "Il faut 6 mois pour comprendre le sens exact de niaiseux, trouver l'équivalent précis de magasinage, cédule et pogner; pour saisir que versatile n'est pas pantoute employé dans le sens du dictionnaire"
Je vous décrypte?
niaiseux signifie, d'après wikipedia : niais, bête, ignorant par excès de simplicité. Mais aussi : qui s'occupe de choses futiles et inutiles.
cédule : c'est l'agenda, le programme bien sûr!!! (c'est pour ceux qui n'ont pas eu le réflexe (très utile ici) d'aller chercher à quoi ça pourrait ressembler en anglais: schedule...)
versatile ça veut dire polyvalent. C'est un faux ami en anglais, mais les québécois utilisent ce mot comme des anglophones parlant français qui n'ont pas calculé que ça voulait pas dire ce qu'ils voulaient. (je vous ai perdu là???)
Pour pogner c'est plus complexe, ça peut être attraper, cogner, chopper ou....
Quelques exemples : pogner la grippe, pogner le bus ou même pogner une fille. Mais, c'est aussi comme j'ai entendu pour les feux d'artifice : ça pogne dans le coeur.
Et en cherchant un peu sur le net, j'ai trouvé aussi que ça pouvait être l'équivalent de "faire fureur":
ct'e toune là a pogné (toune venant de l'anglais : tune, ça veut donc dire chanson)
ct'e fille là pogne beaucoup (elle fait fureur, tout le monde en tombe amoureux)
Verbe très utile donc!
La suite au prochain épisode!
dimanche 29 juin 2008
DECO DE L'APPART
Et oui, on continue, petit à petit de décorer notre appart. Dernier achat en date (après une deuxième lampe, des verres et des bols) c'est un grand sticker pour notre salon!!
Après une heure et demi de boulot, de patience, de précision, de marouflage, de décollage et de discussions (mais non, c'est pas comme ça qu'on fait / Mais si, il est bien positionné là/ Gratte plus ici/ Tire par là....), voilà le résultat :






Et j'ai même pas de photo finale! mais bon, vous imaginez le truc et j'en ferai une à l'occasion.
On est contents, mais un tout petit peu déçus par rapport à ce qu'on croyait acheté : le dessin annoncé (sur la catalogue et sur l'emballage) contient deux fois moins de fleurs (au moins), donc on s'attendait à un truc plus épuré, moins chargé, peut-être un peu moins fille! :-)
Quant à la couleur, on n'avait que le choix entre ce gris et du rouge. Or, je ne veux pas de rouge dans l'appart (c'est peut-être l'effet du trop de rouge dans ma chambre!!! :-) )
La prochaine étape c'est la peinture. On a déjà acheté de quoi faire les contours désirés (pas d'impatience, vous verrez en temps venu), il nous manque que la peinture et le pinceau.
Après une heure et demi de boulot, de patience, de précision, de marouflage, de décollage et de discussions (mais non, c'est pas comme ça qu'on fait / Mais si, il est bien positionné là/ Gratte plus ici/ Tire par là....), voilà le résultat :






Et j'ai même pas de photo finale! mais bon, vous imaginez le truc et j'en ferai une à l'occasion.
On est contents, mais un tout petit peu déçus par rapport à ce qu'on croyait acheté : le dessin annoncé (sur la catalogue et sur l'emballage) contient deux fois moins de fleurs (au moins), donc on s'attendait à un truc plus épuré, moins chargé, peut-être un peu moins fille! :-)
Quant à la couleur, on n'avait que le choix entre ce gris et du rouge. Or, je ne veux pas de rouge dans l'appart (c'est peut-être l'effet du trop de rouge dans ma chambre!!! :-) )
La prochaine étape c'est la peinture. On a déjà acheté de quoi faire les contours désirés (pas d'impatience, vous verrez en temps venu), il nous manque que la peinture et le pinceau.
Libellés :
appart
FESTIVALS EN FOLIE!
Tout le monde adore Montréal l'été (ça fait presque 8 mois maintenant qu'on m'en rebat les oreilles, je commence à le savoir). Mais pourquoi donc?? (mise à part la chaleur après l'hiver bien sûr!). C'est le temps des festivals (et autres événements organisés sur plusieurs jours et plus. Et comme s'il fallait rattraper le temps perdu pendant l'hiver où la ville est quand même comme en hibernation, ils programment festivals sur festivals.
Lol
Oui, je rigole toute seule, mais je viens d'aller chercher sur internet la liste des festivals en juin pour vous montrer à quel point il y en a et je n'étais pas au courant de la moitié!!!!
Il y a, notamment, le très fameux festival de jazz qui a commencé jeudi (26) et continue jusqu'au 6 juillet; le concours international de feux d'artifice (la France et l'Italie ont déjà joué leur match, pas de résultats divulgués encore). Il y a les festivals "Juste pour rire", "nuits d'Afrique", les "Francofolies", celui des films du monde... il y a de quoi faire!
Hier soir, on a fait une soirée double. On a commencé par un petit concert de jazz manouche. Je ne sais pas très bien si c'était typiquement manouche, mais c'était vraiment sympa : 2 guitares et une basse. Ensuite, on s'est dirigé vers une bonne place pour voir et entendre le feu d'artifice et ça a pogné dans nos coeurs (un peu de québécois, ça fait pas de mal) pendant 30 minutes. Le final était vraiment un bouquet final, énorme qui rempli ton champ de vision et fait exploser tes tympans et ta poitrine!
Soirée entre filles vraiment sympa. Bah oui, concours de circonstance. Abou revenait de la salsa et devait nous rejoindre, mais il pleuvait pas mal quand il est sorti de son club (le "u" étant à prononcer comme un vrai "u" et non comme en anglais avec le son "eu"). Nous, on s'est pas découragés tout de suite et on a bien fait parce qu'on a presque pas été sous la pluie, juste le temps de se rendre au métro et quand on est ressorties dans le "village" du festival de jazz, c'était fini et ça n'a pas repris. Gros coup de bol quand même parce qu'il avait plus tout l'après-midi!
Je parle de village pour le festival de jazz parce qu'ils ont fermé un carré dans la ville (les rues forment un quadrillage donc, tu en fermes quelques-unes et tu obtiens facilement un carré). C'est autour d'un métro bien sûr et donc, quand tu sors du métro, tu arrives dans cet espace réservé au festival de jazz. Juste à la sortie du métro, tu dois même montrer ton sac pour pouvoir rentrer! Et là, c'est scènes de concert et surtout stands de bouffe, alcool et autres trucs à consommer.
Dans ce festival, il y a les concerts payants (des stars) qui sont dans des vraies salles, des clubs de jazz ou autres (je ne sais pas exactement) et il y a les concerts gratuits sur ces scènes aménagées dans le village. Nous, notre concert était sur une petite scène sous une tente et on était même assises sur des chaises! On n'avait pas espéré ça!
Et les concerts c'est toute la journée à partir de 11h du matin quelque chose comme ça.
Lol
Oui, je rigole toute seule, mais je viens d'aller chercher sur internet la liste des festivals en juin pour vous montrer à quel point il y en a et je n'étais pas au courant de la moitié!!!!
Il y a, notamment, le très fameux festival de jazz qui a commencé jeudi (26) et continue jusqu'au 6 juillet; le concours international de feux d'artifice (la France et l'Italie ont déjà joué leur match, pas de résultats divulgués encore). Il y a les festivals "Juste pour rire", "nuits d'Afrique", les "Francofolies", celui des films du monde... il y a de quoi faire!
Hier soir, on a fait une soirée double. On a commencé par un petit concert de jazz manouche. Je ne sais pas très bien si c'était typiquement manouche, mais c'était vraiment sympa : 2 guitares et une basse. Ensuite, on s'est dirigé vers une bonne place pour voir et entendre le feu d'artifice et ça a pogné dans nos coeurs (un peu de québécois, ça fait pas de mal) pendant 30 minutes. Le final était vraiment un bouquet final, énorme qui rempli ton champ de vision et fait exploser tes tympans et ta poitrine!
Soirée entre filles vraiment sympa. Bah oui, concours de circonstance. Abou revenait de la salsa et devait nous rejoindre, mais il pleuvait pas mal quand il est sorti de son club (le "u" étant à prononcer comme un vrai "u" et non comme en anglais avec le son "eu"). Nous, on s'est pas découragés tout de suite et on a bien fait parce qu'on a presque pas été sous la pluie, juste le temps de se rendre au métro et quand on est ressorties dans le "village" du festival de jazz, c'était fini et ça n'a pas repris. Gros coup de bol quand même parce qu'il avait plus tout l'après-midi!
Je parle de village pour le festival de jazz parce qu'ils ont fermé un carré dans la ville (les rues forment un quadrillage donc, tu en fermes quelques-unes et tu obtiens facilement un carré). C'est autour d'un métro bien sûr et donc, quand tu sors du métro, tu arrives dans cet espace réservé au festival de jazz. Juste à la sortie du métro, tu dois même montrer ton sac pour pouvoir rentrer! Et là, c'est scènes de concert et surtout stands de bouffe, alcool et autres trucs à consommer.
Dans ce festival, il y a les concerts payants (des stars) qui sont dans des vraies salles, des clubs de jazz ou autres (je ne sais pas exactement) et il y a les concerts gratuits sur ces scènes aménagées dans le village. Nous, notre concert était sur une petite scène sous une tente et on était même assises sur des chaises! On n'avait pas espéré ça!
Et les concerts c'est toute la journée à partir de 11h du matin quelque chose comme ça.
vendredi 27 juin 2008
ON ME REDEMANDE!!!
Hier, j'étais à mon école et mon responsable me demande si je veux faire un remplacement dans l'autre école tous les après-midi. Je lui dis que je ne peux pas tous les jours (oui, je refuse de travailler les jours fériés!). Bon, on passe à autre chose, et je croise une prof de cette autre école qui me demande : - alors tu peux faire le remplacement la semaine prochaine?
- Bah non, je ne peux pas tous les jours
- Ah, je ne sais pas comment ils vont faire, la directrice voulait que ce soit toi qui le fasse et elle a dit qu'elle voulait Clémentine ou personne d'autre!!!
Héhé! J'ai du succès!!! :-D
Ca fait plaisir et d'un autre côté, c'est jugé sur pas grand chose : je suis souriante, pas chiante, on fait ce qu'on me dit et j'ai un bon contact avec les élèves donc quand on leur demande comment ça s'est passé, ils doivent dire que c'était bien... Enfin, j'en sais rien, mais je ne vois que ça puisque personne n'est jamais venu dans mes cours. C'est drôle comment une réputation se fait. Je suis bien contente que ce soit dans ce sens-là! :-)
Sur ce, je vais aller travailler!
- Bah non, je ne peux pas tous les jours
- Ah, je ne sais pas comment ils vont faire, la directrice voulait que ce soit toi qui le fasse et elle a dit qu'elle voulait Clémentine ou personne d'autre!!!
Héhé! J'ai du succès!!! :-D
Ca fait plaisir et d'un autre côté, c'est jugé sur pas grand chose : je suis souriante, pas chiante, on fait ce qu'on me dit et j'ai un bon contact avec les élèves donc quand on leur demande comment ça s'est passé, ils doivent dire que c'était bien... Enfin, j'en sais rien, mais je ne vois que ça puisque personne n'est jamais venu dans mes cours. C'est drôle comment une réputation se fait. Je suis bien contente que ce soit dans ce sens-là! :-)
Sur ce, je vais aller travailler!
Libellés :
travail
mardi 24 juin 2008
BARBECUES
Ce soir, les paramètres sont réunis pour que j'alimente un peu ce blog : j'ai téléchargé les photos sur mon ordi, j'ai récupéré des photos de Cécile, et Abou part à la salsa... alors me voilà!!
Alors, d'abord, les barbecues. Oui, nous avons testé notre barbecue et plutôt deux fois qu'une. Mais seulement entre nous. Avec les voisins. On s'est déjà fait 2 soirées barbecue, c'était bien sympa, mais on n'a encore invité personne! Et oui, c'est tellement plus facile d'organiser une soirée juste en toquant à la porte des voisins!!!
Mais bon, il est bien prévu de se faire une soirée avec plus de monde et de faire partager le plaisir d'un barbecue au charbon : tout le monde a un barbecue a gaz ici. Nous, on aime se faire enfumer, que des cendres rentrent dans l'appart et que la viande sente le brai barbecue. Oui, bon, ok, on n'avait pas réalisé que le barbecue charbon, c'était peut-être plus adapté à un jardin... mais c'est pas grave, on n'est pas déçus!!!



Au-dessus, c'était le premier soir. Ce soir, nous avons recommencé, à l'improviste :





Installés au soleil sur notre balcon, avec une bonne odeur de barbecue... c'était vraiment agréable!
Surtout que pendant la journée, on s'était pas mal baladés. D'abord, on avait décidé de faire une barbecue, donc il fallait trouvé du charbon (c'est férié aujourd'hui). On avait déjà la viande : les bonnes saucisses, on en achète 6 et on en a 2 gratuites. Alors, on avait des réserves dans le congélo!!! Au menu, saucisses : pomme-érable, bacon-gruyère, tomates-basilic et italienne douce.
Après le charbon, on est allés se promener dans un quartier qu'on ne connaissait pas trop encore : Outremont. Dans un précédent post, dans le dialogue entre un scandinave et un québécois, le mec disait qu'il venait d'Outremont. Avant, c'était une ville. Ils ont ensuite tout réuni en une seule grande ville : Montréal. Mais maintenant, c'est comme on veut, on peut écrire dans l'adresse soit Montréal, soit Outremont. Les québécois aiment la schizophrénie!
Pour ce qui est de la perception quand on est là, c'est que Outremont constitue réellement un quartier de Montréal, vraiment pas loin du centre-ville, vraiment tout à côté de chez nous. Ce qu'il y a de particulier, c'est que c'est vraiment très chic : beaucoup de verdures, de grosses maisons, beaucoup de calme et de tranquillité, beau d'argent, beaucoup de familles et beaucoup de juifs. Oui, c'est le quartier juif. C'est aussi le quartier de la bourgeoisie francophone.
Toujours est-il que quand on rentre dans la petite italie, on le sait parce que ça parle italien et qu'on voit des boutiques italiennes partout. Quand on rentre dans outremont, on voit les boutiques chics à gogo. Je n'ai pris en photo que la verdure et les grosses maisons :




Ensuite, on est allés dans le centre-ville pour voir les animations de la fête nationale du Québec (c'est aujourd'hui), on s'est mal démerdés je crois : on a rien vu!!! Et en plus, il s'est mis à pleuvoir. On avait prévu le parapluie, mais il s'est mis à pleuvoir très fort on a dû trouver un abri : devant l'entrée d'un peep show avec des vieux!!! lol
C'était donc une journée très sympa!!! Et demain, il faut se remettre au travail! Alors, pour l'instant, je vais aller dormir!
gros bisous à vous tous et surtout, n'hésitez pas à me donner des nouvelles!
Alors, d'abord, les barbecues. Oui, nous avons testé notre barbecue et plutôt deux fois qu'une. Mais seulement entre nous. Avec les voisins. On s'est déjà fait 2 soirées barbecue, c'était bien sympa, mais on n'a encore invité personne! Et oui, c'est tellement plus facile d'organiser une soirée juste en toquant à la porte des voisins!!!
Mais bon, il est bien prévu de se faire une soirée avec plus de monde et de faire partager le plaisir d'un barbecue au charbon : tout le monde a un barbecue a gaz ici. Nous, on aime se faire enfumer, que des cendres rentrent dans l'appart et que la viande sente le brai barbecue. Oui, bon, ok, on n'avait pas réalisé que le barbecue charbon, c'était peut-être plus adapté à un jardin... mais c'est pas grave, on n'est pas déçus!!!







Installés au soleil sur notre balcon, avec une bonne odeur de barbecue... c'était vraiment agréable!Surtout que pendant la journée, on s'était pas mal baladés. D'abord, on avait décidé de faire une barbecue, donc il fallait trouvé du charbon (c'est férié aujourd'hui). On avait déjà la viande : les bonnes saucisses, on en achète 6 et on en a 2 gratuites. Alors, on avait des réserves dans le congélo!!! Au menu, saucisses : pomme-érable, bacon-gruyère, tomates-basilic et italienne douce.
Après le charbon, on est allés se promener dans un quartier qu'on ne connaissait pas trop encore : Outremont. Dans un précédent post, dans le dialogue entre un scandinave et un québécois, le mec disait qu'il venait d'Outremont. Avant, c'était une ville. Ils ont ensuite tout réuni en une seule grande ville : Montréal. Mais maintenant, c'est comme on veut, on peut écrire dans l'adresse soit Montréal, soit Outremont. Les québécois aiment la schizophrénie!
Pour ce qui est de la perception quand on est là, c'est que Outremont constitue réellement un quartier de Montréal, vraiment pas loin du centre-ville, vraiment tout à côté de chez nous. Ce qu'il y a de particulier, c'est que c'est vraiment très chic : beaucoup de verdures, de grosses maisons, beaucoup de calme et de tranquillité, beau d'argent, beaucoup de familles et beaucoup de juifs. Oui, c'est le quartier juif. C'est aussi le quartier de la bourgeoisie francophone.
Toujours est-il que quand on rentre dans la petite italie, on le sait parce que ça parle italien et qu'on voit des boutiques italiennes partout. Quand on rentre dans outremont, on voit les boutiques chics à gogo. Je n'ai pris en photo que la verdure et les grosses maisons :




Ensuite, on est allés dans le centre-ville pour voir les animations de la fête nationale du Québec (c'est aujourd'hui), on s'est mal démerdés je crois : on a rien vu!!! Et en plus, il s'est mis à pleuvoir. On avait prévu le parapluie, mais il s'est mis à pleuvoir très fort on a dû trouver un abri : devant l'entrée d'un peep show avec des vieux!!! lolC'était donc une journée très sympa!!! Et demain, il faut se remettre au travail! Alors, pour l'instant, je vais aller dormir!
gros bisous à vous tous et surtout, n'hésitez pas à me donner des nouvelles!
Libellés :
Montréal
vendredi 20 juin 2008
LE 1ER JUILLET
En ce jour de premier juillet, il me faut vous écrire et vous expliquez comment ça se passe ici. C'est la fête nationale. La fête du Canada. Je précise : "du Canada" parce que la semaine dernière, le 24 juin, c'était déjà fête nationale. La fête du Québec! Ça fait 2 jours fériés au lieu d'un, moi, je suis contente!!
Bon, et donc, qu'y a-t-il de si spécial à une fête nationale? Et bien, c'est le jour des déménagements : un montréalais sur cinq déménage!!!!!!!! Imaginez l'état du trafic....
J'ai cherché, pour vous, à en savoir un peu plus sur la raison d'une date déterminée pour la fin des baux (oui, le pluriel de bail, c'est baux, je ne suis pas prof de français pour rien!!). J'ai trouvé une explication plausible sur wikipedia :
Depuis 1866 une loi fixait le 1er mais comme date d'échéance des baux résidentiels (ça, je ne sais pas pourquoi). En 1974, des modifications ont été apportées et c'était désormais aux propriétaires et aux locataires de décider de la date. Pour la transition, il y avait quand même une prolongation des baux en cours du 1er mai au 30 juin pour permettre aux enfants de finir leur année scolaire. Depuis, c'est devenu une habitude. La majorité des baux commençaient au 1er juillet pour une durée de un an. Logiquement, ça s'est conservé avec les années.
J'imagine que le fait que ce soit un jour férié c'est pratique pour déménager bien sûr. Mais en même temps, les québécois ne désirent pas particulièrement fêter cette fête nationale. Ils ont donc inauguré la fête du déménagement et feignent ainsi d'oublier la fête du Canada...
En cherchant l'origine de ce jour de déménagement, je suis tombée sur un article du Devoir (bon quotidien québécois) qui donne quelques règles pour ceux qui veulent déménager : Petit guide du déménagement.
Voici le premiers conseil:
"Il faut éviter de déménager, autant que faire se peut, le jour même du 1er juillet. D'une part, c'est la cohue ce jour-là et les mauvaises surprises peuvent être de la partie. D'autre part, le déménagement coûtera plus cher, passant parfois du simple au double. «Les tarifs augmentent en allant vers le 1er juillet», précise Daniel Panneton du Clan Panneton. Même son de cloche de la part de Nathalie Légaré de Locations Jean Légaré. «Le 1er juillet est la journée dans l'année où le prix de location d'un camion est le plus élevé.» "
Absolument pas rentable de déménager ce jour-là donc!!!
Mais bon, les gens n'ont pas toujours le choix! Et d'ailleurs, nous allons aidé une copine à déménager, alors je vous laisse!
Bon, et donc, qu'y a-t-il de si spécial à une fête nationale? Et bien, c'est le jour des déménagements : un montréalais sur cinq déménage!!!!!!!! Imaginez l'état du trafic....
J'ai cherché, pour vous, à en savoir un peu plus sur la raison d'une date déterminée pour la fin des baux (oui, le pluriel de bail, c'est baux, je ne suis pas prof de français pour rien!!). J'ai trouvé une explication plausible sur wikipedia :
Depuis 1866 une loi fixait le 1er mais comme date d'échéance des baux résidentiels (ça, je ne sais pas pourquoi). En 1974, des modifications ont été apportées et c'était désormais aux propriétaires et aux locataires de décider de la date. Pour la transition, il y avait quand même une prolongation des baux en cours du 1er mai au 30 juin pour permettre aux enfants de finir leur année scolaire. Depuis, c'est devenu une habitude. La majorité des baux commençaient au 1er juillet pour une durée de un an. Logiquement, ça s'est conservé avec les années.
J'imagine que le fait que ce soit un jour férié c'est pratique pour déménager bien sûr. Mais en même temps, les québécois ne désirent pas particulièrement fêter cette fête nationale. Ils ont donc inauguré la fête du déménagement et feignent ainsi d'oublier la fête du Canada...
En cherchant l'origine de ce jour de déménagement, je suis tombée sur un article du Devoir (bon quotidien québécois) qui donne quelques règles pour ceux qui veulent déménager : Petit guide du déménagement.
Voici le premiers conseil:
"Il faut éviter de déménager, autant que faire se peut, le jour même du 1er juillet. D'une part, c'est la cohue ce jour-là et les mauvaises surprises peuvent être de la partie. D'autre part, le déménagement coûtera plus cher, passant parfois du simple au double. «Les tarifs augmentent en allant vers le 1er juillet», précise Daniel Panneton du Clan Panneton. Même son de cloche de la part de Nathalie Légaré de Locations Jean Légaré. «Le 1er juillet est la journée dans l'année où le prix de location d'un camion est le plus élevé.» "
Absolument pas rentable de déménager ce jour-là donc!!!
Mais bon, les gens n'ont pas toujours le choix! Et d'ailleurs, nous allons aidé une copine à déménager, alors je vous laisse!
Libellés :
spécificités québécoises
HOMME DE COULEUR
J'arrive dans une entreprise pour donner un cours et je salue, comme tous les mardis et jeudis depuis le mois de février, la personne de l'accueil qui m'attribue la salle de mon cours (avec fenêtres quand elle peut...). Et là, elle me dit :
- je vous ai vu hier!
- ah bon??
et moi dans ma tête qui me dis que j'ai encore foutu un vent à qqn croisé dans la rue (oui, ça m'arrive de temps en temps, c'est assez gênant!)
- oui, vous étiez avec un bel homme de couleur!
???????????????????????????
J'ai dû avoir deux secondes de blanc : comment je le prends? Je finis par dire que c'est mon "chum". Elle me répond qu'en fait, elle aussi, est avec un homme de couleur....
Ah bon, ok, donc voilà, la façon politiquement correct de désigner un noir au Québec... Il faut le savoir.
Ca m'a quand même un peu destabilisée, je n'ai même pas enchaîné en demandant si elle habitait pas loin de chez moi (elle nous avait croisé dans notre quartier).
- je vous ai vu hier!
- ah bon??
et moi dans ma tête qui me dis que j'ai encore foutu un vent à qqn croisé dans la rue (oui, ça m'arrive de temps en temps, c'est assez gênant!)
- oui, vous étiez avec un bel homme de couleur!
???????????????????????????
J'ai dû avoir deux secondes de blanc : comment je le prends? Je finis par dire que c'est mon "chum". Elle me répond qu'en fait, elle aussi, est avec un homme de couleur....
Ah bon, ok, donc voilà, la façon politiquement correct de désigner un noir au Québec... Il faut le savoir.
Ca m'a quand même un peu destabilisée, je n'ai même pas enchaîné en demandant si elle habitait pas loin de chez moi (elle nous avait croisé dans notre quartier).
Libellés :
langue,
spécificités québécoises
vendredi 13 juin 2008
C'EST QUOI CETTE BOUTEILLE DE LAIT???

Vous souvenez-vous des bouteilles de lait d'il y a quelques années? Là, comme ça, peut-être pas. Mais regardez les actuels packs de lait au Québec.
Comment ouvre-t-on ça?

On décolle la moitié en tirant 2 bords vers l'arrière
et on ramène en pinçant vers l'avant pour ouvrir le bec.
et voilà, ya plus qu'à!
Vous vous souvenez maintenant?!De vieux souvenirs sont remontés à la surface devant mon premier pack de lait à ouvrir (bon, ok, c'était ya 7 mois maintenant, le post est pas vraiment d'actualité!!!). D'ailleurs, Abou ne connaissait même pas ce système.
Quelques autres précisions sur le lait. Ici, c'est du lait "homo", c'est à dire homogénéisé. Il n'y a qu'un seul type de lait. Je veux dire qu'il n'y a pas lait frais et lait long conservation.
Je ne sais pas ce que ça veut dire lait homogénéisé. Dans les faits, on a ce qui s'apparente à du lait frais pour ce qui est du mode de conservation (toujours au froid), mais qui, au niveau du goût, est plus proche du lait long conservation, avec moins de goût. Dernier point qui le rapproche également plus du lait long conservation : notre pack de lait de 2 litres n'a jamais tourné, senti le fromage, verdit ou je ne sais quoi : comme tous les aliments achetés ici, ce lait a une durée de vie beaucoup plus longue que ce à quoi on peut s'attendre en venant d'Europe (et ça marche pour tout, même pour les tomates (dès lors qu'on ne les achète pas au Marché Jean Talon!! :-) )
Libellés :
cuisine,
spécificités québécoises
mercredi 11 juin 2008
LE VELIB ARRIVE A MONTREAL!!!!
D'ici septembre, un système tel que le Vélib à Paris fait son apparition à Montréal. Ce qui est un peu bête c'est que c'est seulement trois mois avant les premières neiges... s'ils avaient mis ça en place au printemps, il y aurait eu plusieurs mois d'utilisation avant l'hiver!!! Enfin, c'est peut-être voulu pour voir comment ça fonctionne et avoir tout l'hiver pour réfléchir aux améliorations!...
lire l'article de cyberpresse.ca
avec des photos des bestioles.
lire l'article de cyberpresse.ca
avec des photos des bestioles.
Libellés :
Montréal
lundi 9 juin 2008
FRERES OU COUSINS??
Vous êtes-vous demandés ce que représentaient pour vous les québécois?
Uniquement une communauté francophone qui habite loin? Ou un peu plus que ça et vous vous sentez des racines communes avec eux?
Honnêtement, moi, le Québec, avant de réfléchir à émigrer, ça a toujours été une région d'Amérique du Nord, liée au Canada. Des gens qui parlent français, certes, mais je ne ressentais pas plus de lien avec eux qu'avec les francophones de toute la planète.
Et pourtant, ici (au Québec), la question se pose réellement, dans l'autre sens (savoir quels liens ils ont avec la France et comment le nommer ce lien). Il s'agit même d'un sujet un peu sensible pour certains. On sait déjà, en tout cas quand on immigre et qu'on se renseigne, que la vision des français et de la France par les québécois est pleine de paradoxes, un milieu entre l'amour et la haine. Mais, je me rends compte de plus en plus à quel point c'est complexe, et je pense que je suis loin de mesurer l'ampleur de la question.
La semaine dernière, dans le courrier des lecteurs du journal gratuit québécois "métro" (et oui, ici aussi, on lit le métro dans le métro (et d'ailleurs, on peut aussi faire ses courses au Métro! Bref)), je me suis encore étonnée des questions qui se posent au québécois.
Le courrier est en réaction à une déclaration de Sarkozy durant la visite du premier ministre du Québec (dont je suis sûre, vous connaissez le nom, hein?), Jean Charest.
Sarkozy a déclaré : "je fais partie de ces Français qui considèrent que le Québec est un frère et que le Canada est un ami."
Le courrier réagit au terme de "frère" : l'auteur aurait préféré "cousin". Il explique que les ponts ont été coupés il y a trop longtemps pour que France et Québec puissent se considérer comme frères. Il ajoute que le terme "cousin" est, de toute façon, celui utilisé couramment. Il écrit : "on dit ici fréquemment et affectueusement "nos cousins français" et, de même, outre-Atlantique "nos cousins québécois"".
La personne termine sa lettre en écrivant : "un cousin fait aussi partie de la famille."
Cette dernière phrase, il est vrai, conclue ses propos, mais relève aussi du civisme des québécois et leur désir éternel d'être conciliant, même quand on n'est pas d'accord. Je ne suis pas d'accord avec le terme, mais on est quand même un peu d'accord : on est de la même famille.
Mais ceci est un autre sujet.
Parle-t-on en France de "nos cousins québécois"?? (et d'ailleurs, au Québec, disent-il vraiment "cousins français"?)
Nous sommes pas mal détachés du Québec. Je pense d'ailleurs que les québécois interprètent mal l'arrogance des français. Je m'explique. Les québécois ont tendance à dire que les français se sentent trop comme chez eux au Québec en leur faisant remarquer que ça fait longtemps que le Québec n'est plus la France! Je n'ai pas l'impression que ce soit le problème. Je veux dire que je ne crois pas que les français arrivent au Québec en se disant qu'ils arrivent dans une colonie! Ce n'est pas que les français se croient chez eux, c'est que, comme dans n'importe quel pays où ça parle français, on croit (à tort!) que les barrières culturelles s'abaissent. Je ne crois pas que les français arrivent en se remémorant l'histoire commune... ou en tout cas, en croyant que cette histoire commune les rapproche.
Enfin, j'en sais rien.
Que connaissent les français de ce qui se passe au Québec? Savent-ils citer un nom de personnage politique (s'ils n'ont pas de lien particulier avec le Québec)? Oui, on connaît des chanteurs, des humoristes. Mais le reste, on ne connaît pas vraiment.
Alors qu'en écoutant la radio ou en lisant les journaux, il n'y a pas un jour qui passe sans qu'on entende parler de sarkozy par exemple. Et son mariage avec la Bruni a été le prétexte de faire intervenir à l'antenne, le rédacteur en chef de Paris Match...
Je me souviens, avant de venir ici, j'écoutais Radio Canada, un peu un équivalent de France Inter. Un jour, j'arrive en cours d'émission et ils parlaient de "Ségolène". Ok, en France, on sait de qui on parle, mais là c'était des québécois : parlent-ils de notre Ségolène??? Et oui, ils sont si familiers des personnages politiques de la France qu'ils les appellent par leur petit nom!
J'imagine que vous avez vu le Gouverneur du Canada qui a aussi rendu visite à Sarkozy, juste avant Charest. Seriez-vous capable de me donner son nom? Michaëlle Jean.
D'ailleurs ces deux visites et l'accueil chaleureux de Sarkozy aux deux a été le sujet de quelques articles : et nous, les québécois, n'avons-nous pas un statut particulier avec la France par rapport au Canada??
C'est dans ce contexte que s'inscrit la phrase de Sarkozy citée plus haut. Canada : ami. Québec : frère (cousin, pardon!!). Ne mélangeons pas tout!!
Voilà, j'ai plus le goût d'écrire encore. Je ne suis pas très forte pour exprimer ce genre de trucs, j'ai l'impression que ça pourrait être mieux expliqué, plus clairement. Bref.
Pour finir, pour les courageux, un texte que j'avais lu sur un blog de français à Montréal que je lisais avant de venir ici. C'est un peu long, mais je trouve que ça exprime l'ambivalence d'appartenance des québécois. Est-ce vraiment une ambivalence d'ailleurs? Non, je crois pas que pour eux ce le soit : ils sont québécois, c'est tout. C'est de l'extérieur que c'est plus étrange.
Dans un café bondé de Paris, seul à sa table, un touriste déguste une crème caramel. Soudain, un autre touriste s’approche de lui:
“- Est-ce que pouvoir m’asseoir ici?
- Pas de problème…
- Merci, vous être gentil…
- Vous êtes en vacances?
- Oui, moi arrivé hier…
- Vous venez de quel pays?
- De Norvège. Et vous?
- Du Québec.
- Québec? Moi pas connaître…
- Ben, je viens du Canada…
- Ah! Canada! Ça connaître! Mais pourquoi avoir dit que vous venez du Québec?
- Parce que je viens d’abord du Québec!
- Ah, vous être né au Québec et avoir immigré au Canada….
- Non, moi être né au Québec pis être resté au Québec…
- Ah, votre père vient du Canada?
- Non, mon père, ma mère, ma femme, tout le monde vient du Québec….
- Alors pourquoi avoir dit Canada?
- Parce que vous saviez pas c’était quoi le Québec, saint-crème!
- Mais si vous pas avoir su c’était quoi Norvège, moi pas vous avoir dit que mon pays être Japon…
- Le Canada, c’est pas le Japon. Le Canada, c’est mon pays.
- Ah, votre pays plus être Québec?…
- Mon pays, c’est le Québec. Mais mon pays, ça peut aussi être le Canada, si la personne à qui je parle sait pas c’est quoi le Québec…
- Moi pas comprendre…
- Regarde, c’est simple: Je viens de la province de Québec dans le pays du Canada.
- Ah! Mais moi pas avoir demandé de quelle province vous venez, mais de quel pays…
- Moi venir de région Lofoten en Norvège, mais avoir répondu Norvège quand vous avoir demandé de quel pays je venais…
- Je sais, je suis pas cave! Mais moi, quand on me demande de quel pays je viens, je réponds le Québec! Même si c’est le nom de ma province. Pour moi, c’est comme mon pays.
- Oh! Moi comprendre. Vous être séparatiste. Vouloir que votre province du Québec devienne votre pays…
- Es-tu fou stie? Je veux rien savoir de ça!
- Moi plus comprendre…
- C’est simple! Tu m’as demandé de quel pays je viens, j’ai répondu le Québec, parce que le Québec c’est mon pays, mais je veux pas que ce le soit vraiment, parce que ce serait trop de trouble. Je veux juste pouvoir le dire. Faque je peux-tu le dire?
- Moi tout mêlé. Toi avoir passeport de quel pays: Québec ou Canada?
- CANADA, ostie!
- Alors pourquoi toi pas avoir répondu tout de suite Canada?
- Parce que ça me tente pas. Pour moi, le Canada, c’est Anne Murray, le Stampede, la police à cheval, Toronto, le SRAS, c’est pas chez nous ça. Chez nous, c’est Séraphin Poudrier, La P’tite Vie, Félix Leclerc, Les Canadiens, Les Bougons… Tu comprends???
- De moins en moins…
- Regarde, on va oublier ça. Pose-moi une autre question.
- De quelle ville tu viens?
- Euh… Ben là, je ne sais plus…
- Toi pas savoir c’est quoi ta ville?
- Oui, je sais c’est quoi ma ville. Mais ma ville, c’était une ville qui a fusionné avec une autre ville mais qui, là, va peut-être défusionner avec la ville qui serait censée être devenue ma ville…
- Toi pas évident! Quand toi écrire ton adresse, toi écrire quoi?
- Je le sais pus. Avant, j’écrivais Outremont, mais Outremont est devenue Montréal, mais y ont dit d’attendre trois ans avant de ne plus écrire Outremont pour pas mêler le facteur. Mais là, les libéraux ont passé une loi qui permet à Montréal de redevenir Outremont, mais je sais pas s’il va falloir attendre encore trois ans avant de pouvoir l’écrire. Ou si quand les trois premières années vont être finies, il va falloir écrire Montréal durant trois ans, et après écrire Outremont. à moins que le PQ soit revenu au pouvoir et que là, on ait refusionné avec Montréal, ce qui ferait qu’on devrait écrire Montréal pendant trois ans…
- Je pense que moi partir, avoir mal de tête…
- Pourtant, c’est simple tabarwat: Ma ville, c’est Outremont, mon pays, c’est le Québec. Mais si t’aimes mieux, ma ville c’est Montréal, pis mon pays, c’est le Canada.
- OK, là, je comprends!
- Y était temps. En tous cas, ça été ben l’fun de jaser avec toi, pis si jamais tu viens dans mon coin, tu viendras me voir…
- OK. Mais tu vas être où? à Montréal, à Outremont, à Québec ou à Canada?
- T’sé quoi là, juste… laisse faire…”
Uniquement une communauté francophone qui habite loin? Ou un peu plus que ça et vous vous sentez des racines communes avec eux?
Honnêtement, moi, le Québec, avant de réfléchir à émigrer, ça a toujours été une région d'Amérique du Nord, liée au Canada. Des gens qui parlent français, certes, mais je ne ressentais pas plus de lien avec eux qu'avec les francophones de toute la planète.
Et pourtant, ici (au Québec), la question se pose réellement, dans l'autre sens (savoir quels liens ils ont avec la France et comment le nommer ce lien). Il s'agit même d'un sujet un peu sensible pour certains. On sait déjà, en tout cas quand on immigre et qu'on se renseigne, que la vision des français et de la France par les québécois est pleine de paradoxes, un milieu entre l'amour et la haine. Mais, je me rends compte de plus en plus à quel point c'est complexe, et je pense que je suis loin de mesurer l'ampleur de la question.
La semaine dernière, dans le courrier des lecteurs du journal gratuit québécois "métro" (et oui, ici aussi, on lit le métro dans le métro (et d'ailleurs, on peut aussi faire ses courses au Métro! Bref)), je me suis encore étonnée des questions qui se posent au québécois.
Le courrier est en réaction à une déclaration de Sarkozy durant la visite du premier ministre du Québec (dont je suis sûre, vous connaissez le nom, hein?), Jean Charest.
Sarkozy a déclaré : "je fais partie de ces Français qui considèrent que le Québec est un frère et que le Canada est un ami."
Le courrier réagit au terme de "frère" : l'auteur aurait préféré "cousin". Il explique que les ponts ont été coupés il y a trop longtemps pour que France et Québec puissent se considérer comme frères. Il ajoute que le terme "cousin" est, de toute façon, celui utilisé couramment. Il écrit : "on dit ici fréquemment et affectueusement "nos cousins français" et, de même, outre-Atlantique "nos cousins québécois"".
La personne termine sa lettre en écrivant : "un cousin fait aussi partie de la famille."
Cette dernière phrase, il est vrai, conclue ses propos, mais relève aussi du civisme des québécois et leur désir éternel d'être conciliant, même quand on n'est pas d'accord. Je ne suis pas d'accord avec le terme, mais on est quand même un peu d'accord : on est de la même famille.
Mais ceci est un autre sujet.
Parle-t-on en France de "nos cousins québécois"?? (et d'ailleurs, au Québec, disent-il vraiment "cousins français"?)
Nous sommes pas mal détachés du Québec. Je pense d'ailleurs que les québécois interprètent mal l'arrogance des français. Je m'explique. Les québécois ont tendance à dire que les français se sentent trop comme chez eux au Québec en leur faisant remarquer que ça fait longtemps que le Québec n'est plus la France! Je n'ai pas l'impression que ce soit le problème. Je veux dire que je ne crois pas que les français arrivent au Québec en se disant qu'ils arrivent dans une colonie! Ce n'est pas que les français se croient chez eux, c'est que, comme dans n'importe quel pays où ça parle français, on croit (à tort!) que les barrières culturelles s'abaissent. Je ne crois pas que les français arrivent en se remémorant l'histoire commune... ou en tout cas, en croyant que cette histoire commune les rapproche.
Enfin, j'en sais rien.
Que connaissent les français de ce qui se passe au Québec? Savent-ils citer un nom de personnage politique (s'ils n'ont pas de lien particulier avec le Québec)? Oui, on connaît des chanteurs, des humoristes. Mais le reste, on ne connaît pas vraiment.
Alors qu'en écoutant la radio ou en lisant les journaux, il n'y a pas un jour qui passe sans qu'on entende parler de sarkozy par exemple. Et son mariage avec la Bruni a été le prétexte de faire intervenir à l'antenne, le rédacteur en chef de Paris Match...
Je me souviens, avant de venir ici, j'écoutais Radio Canada, un peu un équivalent de France Inter. Un jour, j'arrive en cours d'émission et ils parlaient de "Ségolène". Ok, en France, on sait de qui on parle, mais là c'était des québécois : parlent-ils de notre Ségolène??? Et oui, ils sont si familiers des personnages politiques de la France qu'ils les appellent par leur petit nom!
J'imagine que vous avez vu le Gouverneur du Canada qui a aussi rendu visite à Sarkozy, juste avant Charest. Seriez-vous capable de me donner son nom? Michaëlle Jean.
D'ailleurs ces deux visites et l'accueil chaleureux de Sarkozy aux deux a été le sujet de quelques articles : et nous, les québécois, n'avons-nous pas un statut particulier avec la France par rapport au Canada??
C'est dans ce contexte que s'inscrit la phrase de Sarkozy citée plus haut. Canada : ami. Québec : frère (cousin, pardon!!). Ne mélangeons pas tout!!
Voilà, j'ai plus le goût d'écrire encore. Je ne suis pas très forte pour exprimer ce genre de trucs, j'ai l'impression que ça pourrait être mieux expliqué, plus clairement. Bref.
Pour finir, pour les courageux, un texte que j'avais lu sur un blog de français à Montréal que je lisais avant de venir ici. C'est un peu long, mais je trouve que ça exprime l'ambivalence d'appartenance des québécois. Est-ce vraiment une ambivalence d'ailleurs? Non, je crois pas que pour eux ce le soit : ils sont québécois, c'est tout. C'est de l'extérieur que c'est plus étrange.
Dans un café bondé de Paris, seul à sa table, un touriste déguste une crème caramel. Soudain, un autre touriste s’approche de lui:
“- Est-ce que pouvoir m’asseoir ici?
- Pas de problème…
- Merci, vous être gentil…
- Vous êtes en vacances?
- Oui, moi arrivé hier…
- Vous venez de quel pays?
- De Norvège. Et vous?
- Du Québec.
- Québec? Moi pas connaître…
- Ben, je viens du Canada…
- Ah! Canada! Ça connaître! Mais pourquoi avoir dit que vous venez du Québec?
- Parce que je viens d’abord du Québec!
- Ah, vous être né au Québec et avoir immigré au Canada….
- Non, moi être né au Québec pis être resté au Québec…
- Ah, votre père vient du Canada?
- Non, mon père, ma mère, ma femme, tout le monde vient du Québec….
- Alors pourquoi avoir dit Canada?
- Parce que vous saviez pas c’était quoi le Québec, saint-crème!
- Mais si vous pas avoir su c’était quoi Norvège, moi pas vous avoir dit que mon pays être Japon…
- Le Canada, c’est pas le Japon. Le Canada, c’est mon pays.
- Ah, votre pays plus être Québec?…
- Mon pays, c’est le Québec. Mais mon pays, ça peut aussi être le Canada, si la personne à qui je parle sait pas c’est quoi le Québec…
- Moi pas comprendre…
- Regarde, c’est simple: Je viens de la province de Québec dans le pays du Canada.
- Ah! Mais moi pas avoir demandé de quelle province vous venez, mais de quel pays…
- Moi venir de région Lofoten en Norvège, mais avoir répondu Norvège quand vous avoir demandé de quel pays je venais…
- Je sais, je suis pas cave! Mais moi, quand on me demande de quel pays je viens, je réponds le Québec! Même si c’est le nom de ma province. Pour moi, c’est comme mon pays.
- Oh! Moi comprendre. Vous être séparatiste. Vouloir que votre province du Québec devienne votre pays…
- Es-tu fou stie? Je veux rien savoir de ça!
- Moi plus comprendre…
- C’est simple! Tu m’as demandé de quel pays je viens, j’ai répondu le Québec, parce que le Québec c’est mon pays, mais je veux pas que ce le soit vraiment, parce que ce serait trop de trouble. Je veux juste pouvoir le dire. Faque je peux-tu le dire?
- Moi tout mêlé. Toi avoir passeport de quel pays: Québec ou Canada?
- CANADA, ostie!
- Alors pourquoi toi pas avoir répondu tout de suite Canada?
- Parce que ça me tente pas. Pour moi, le Canada, c’est Anne Murray, le Stampede, la police à cheval, Toronto, le SRAS, c’est pas chez nous ça. Chez nous, c’est Séraphin Poudrier, La P’tite Vie, Félix Leclerc, Les Canadiens, Les Bougons… Tu comprends???
- De moins en moins…
- Regarde, on va oublier ça. Pose-moi une autre question.
- De quelle ville tu viens?
- Euh… Ben là, je ne sais plus…
- Toi pas savoir c’est quoi ta ville?
- Oui, je sais c’est quoi ma ville. Mais ma ville, c’était une ville qui a fusionné avec une autre ville mais qui, là, va peut-être défusionner avec la ville qui serait censée être devenue ma ville…
- Toi pas évident! Quand toi écrire ton adresse, toi écrire quoi?
- Je le sais pus. Avant, j’écrivais Outremont, mais Outremont est devenue Montréal, mais y ont dit d’attendre trois ans avant de ne plus écrire Outremont pour pas mêler le facteur. Mais là, les libéraux ont passé une loi qui permet à Montréal de redevenir Outremont, mais je sais pas s’il va falloir attendre encore trois ans avant de pouvoir l’écrire. Ou si quand les trois premières années vont être finies, il va falloir écrire Montréal durant trois ans, et après écrire Outremont. à moins que le PQ soit revenu au pouvoir et que là, on ait refusionné avec Montréal, ce qui ferait qu’on devrait écrire Montréal pendant trois ans…
- Je pense que moi partir, avoir mal de tête…
- Pourtant, c’est simple tabarwat: Ma ville, c’est Outremont, mon pays, c’est le Québec. Mais si t’aimes mieux, ma ville c’est Montréal, pis mon pays, c’est le Canada.
- OK, là, je comprends!
- Y était temps. En tous cas, ça été ben l’fun de jaser avec toi, pis si jamais tu viens dans mon coin, tu viendras me voir…
- OK. Mais tu vas être où? à Montréal, à Outremont, à Québec ou à Canada?
- T’sé quoi là, juste… laisse faire…”
Libellés :
spécificités québécoises
dimanche 8 juin 2008
VOCABULAIRE
Non, je ne vais pas parler de vocabulaire québécois, désolée, mais je viens d'apprendre un mot : un favicon. Mais qu'est-ce donc?
"C’est l’icône de seize pixels de côté qui identifie une page web dans le navigateur."
Hein????
Vous voyez dans votre barre d'adresse, en haut, là où est écrit : clemglacee.blogspot.com, à gauche, le petit rectangle orange dans lequel on voit un B en blanc? C'est le "favicon" de blogspot.
Pourquoi je vous parle de ça? Parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais celui de Google a changé.
On voit le petit "g" bleu maintenant alors qu'avant, on voyait le G majuscule.
Non, en fait, je vous parlais de ça parce que j'ai découvert, à l'occasion du changement de favicon de Google, qu'un truc que je voyais tous les jours avait un nom! Un nom que personne ne connaît, mais un nom...
Je me demandais si on croisait souvent des trucs comme ça qu'on est incapable de nommer ou même de dire si un nom existe pour dénommer cette réalité-là?
"C’est l’icône de seize pixels de côté qui identifie une page web dans le navigateur."
Hein????
Vous voyez dans votre barre d'adresse, en haut, là où est écrit : clemglacee.blogspot.com, à gauche, le petit rectangle orange dans lequel on voit un B en blanc? C'est le "favicon" de blogspot.
Pourquoi je vous parle de ça? Parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais celui de Google a changé.
Non, en fait, je vous parlais de ça parce que j'ai découvert, à l'occasion du changement de favicon de Google, qu'un truc que je voyais tous les jours avait un nom! Un nom que personne ne connaît, mais un nom...
Je me demandais si on croisait souvent des trucs comme ça qu'on est incapable de nommer ou même de dire si un nom existe pour dénommer cette réalité-là?
Libellés :
humeurs
C'EST L'ETE!!!
30° depuis hier (samedi), température ressentie 39°. Oui, je sais, nous on n'y connaît rien, en France, aux températures ressenties. Pour résumer ce que je sais, l'hiver, c'est le facteur vent qui augmente le froid. L'été, c'est le facteur humidité qui augmente la chaleur. C'est insoutenable.
Je m'imagine bien dans quelques années :
- pourquoi vous êtes revenus de Montréal? L'hiver était trop rude?
- non, les hivers super, un peu long, mais froid et beau c'est magnifique. Par contre, l'été.... l'été il fait beaucoup trop chaud et sans préparation! On est passé de 15° à 30° en 2 jours à peine. On avait encore la veste, voire le pull pour sortir, et là, on ne sait plus quoi enlever comme épaisseur pour essayer d'avoir moins chaud...
Oui, d'accord, faut pas se plaindre, mais vous remarquerez que je ne me suis jamais plainte du froid!!!!!
Hier soir, en sortant, on a fait marcher notre clim dans la chambre. On est revenu, il faisait 20°. C'était 6° de moins que le reste de l'appart! Parfait!
Je m'imagine bien dans quelques années :
- pourquoi vous êtes revenus de Montréal? L'hiver était trop rude?
- non, les hivers super, un peu long, mais froid et beau c'est magnifique. Par contre, l'été.... l'été il fait beaucoup trop chaud et sans préparation! On est passé de 15° à 30° en 2 jours à peine. On avait encore la veste, voire le pull pour sortir, et là, on ne sait plus quoi enlever comme épaisseur pour essayer d'avoir moins chaud...
Oui, d'accord, faut pas se plaindre, mais vous remarquerez que je ne me suis jamais plainte du froid!!!!!
Hier soir, en sortant, on a fait marcher notre clim dans la chambre. On est revenu, il faisait 20°. C'était 6° de moins que le reste de l'appart! Parfait!
Libellés :
météo
samedi 7 juin 2008
ON A UN BARBEQ!!!!!!!
voilà, c'est tout! et d'ailleurs, on n'a pas encore fait de grillades.
Libellés :
appart
vendredi 6 juin 2008
LE GRAND PRIX DU CANADA
Alors, le circuit est sur l'île Notre-Dame, une petite île au sud de la grande île de Montréal. Sur cette île il y a un parc d'attractions (grand huit et compagnie), une piscine, un parc (le parc Jean Drapeau dont je vous ai déjà parlé) et... un circuit de formule 1.
Ca fait 30 ans que ce circuit existe et il paraît que c'est un des préférés des pilotes. Et ça fait 10 ans que le grand prix attire la foule sur la rue Crescent avec des voitures exposées, des concerts, des DJ, des démos de toutes sortes.
C'est tout bénéf pour les restos et bars de la rue (qui sont extrêmement nombreux, il y a presque que ça) qui feraient en moyenne deux fois et demie leur revenu habituel durant le grand prix.
J'ai lu dans le journal par contre, que les 2 boutiques de vêtements qui sont là profitent moins de l'événement car moins visibles. Parmi elles, Hugo Boss, qui apparemment, décide de faire sa pub un peu autrement que d'habitude en postant une smart à son nom :
Bon, et donc, la rue Crescent en photo, c'est très animé, pas mal de monde s'y déplace.
Il y a même une scène pour toutes les démos et concerts et je-ne-sais-quoi.
Depuis que je suis arrivée au Québec, on me parle de l'été à Montréal, des festivals et, entre autres, du grand prix de formule 1 et de la rue Crescent où tu peux croiser des pilotes dans les bars le soir ainsi que de belles voitures.
Je n'étais pas encore allée voir la rue Crescent, pas forcément super motivée par les voitures. Mais, comme je vous le disais, j'ai été payée pour aller voir ça, alors je ne me suis pas fait prier! Et j'ai emmené 7 élèves en balade. (un colombien sur la photo ci-dessus)
Tu rentres dans ce morceau de rue qui est bloqué, ça déborde de publicités en tout genre, de concours pour gagner ça ou ça, d'alcool vendu ou donné gratuitement en shooter, de nanas fraîchement vêtues (désolée, pas de photo à l'appui), de gens, de gens qui posent devant les voitures, de gens qui prennent des photos....

(c'est une des élèves)
Avec les distributions gratuites, j'ai pris un shooter de baileys, un autre d'amarula, j'ai aussi gagné un rasoir pour homme et un rasoir pour femme.
A voir, la distribution de rasoirs pour femmes :
(j'avais un peu honte de prendre la photo!!! lol)
J'ai pas pris les nanas en photos, robes moulantes, décolletés jusqu'au milieu des seins. Et je n'exagère pas pour le décolleté, le but était bien de voir la moitié (voire plus) du soutif! Très distingué...
Ah oui, et il y avait aussi les stands de jeux vidéos de course automobile, devant lesquels une troupe de gars (de très jeunes comme sur la photo à pas mal vieux) attendait pour essayer à leur tour. Soit jeu vidéo classique avec une manette, soit tu rentres dans ce qui ressemble à une voiture :
à part ça, quelques voitures en exposition :


Des voitures de courses, mais pas de voitures de formule 1 et pas de belles voitures de sport... tout le monde était un peu déçu. D'autant plus que c'était vraiment court.
On a décidé d'aller dans une rue parallèle pas loin, où on pensait voir les stands de la semaine de la mode (nom non assuré). En fait, on a retrouvé d'autres voitures (et pas le truc de mode):



Et des plus anciennes aussi :



Et pour prouver que j'y étais, un de mes élèves a insisté pour me prendre en photo devant une voiture :
Finalement, le truc de mode c'était sur une rue un peu plus loin encore, il y avait rien (à part encore de l'alcool, des pubs et des filles, et les mecs qui distribuaient les rasoirs féminins)
Ah si, une animation gratuite faite avec mes élèves... no comment!


Voilà, pour mon excursion! Et j'ai gagné 50$ pour faire ça!! yes! :-) la bonne affaire du mois.
Ca fait 30 ans que ce circuit existe et il paraît que c'est un des préférés des pilotes. Et ça fait 10 ans que le grand prix attire la foule sur la rue Crescent avec des voitures exposées, des concerts, des DJ, des démos de toutes sortes.
C'est tout bénéf pour les restos et bars de la rue (qui sont extrêmement nombreux, il y a presque que ça) qui feraient en moyenne deux fois et demie leur revenu habituel durant le grand prix.
J'ai lu dans le journal par contre, que les 2 boutiques de vêtements qui sont là profitent moins de l'événement car moins visibles. Parmi elles, Hugo Boss, qui apparemment, décide de faire sa pub un peu autrement que d'habitude en postant une smart à son nom :

Bon, et donc, la rue Crescent en photo, c'est très animé, pas mal de monde s'y déplace.
Il y a même une scène pour toutes les démos et concerts et je-ne-sais-quoi.
Depuis que je suis arrivée au Québec, on me parle de l'été à Montréal, des festivals et, entre autres, du grand prix de formule 1 et de la rue Crescent où tu peux croiser des pilotes dans les bars le soir ainsi que de belles voitures.Je n'étais pas encore allée voir la rue Crescent, pas forcément super motivée par les voitures. Mais, comme je vous le disais, j'ai été payée pour aller voir ça, alors je ne me suis pas fait prier! Et j'ai emmené 7 élèves en balade. (un colombien sur la photo ci-dessus)
Tu rentres dans ce morceau de rue qui est bloqué, ça déborde de publicités en tout genre, de concours pour gagner ça ou ça, d'alcool vendu ou donné gratuitement en shooter, de nanas fraîchement vêtues (désolée, pas de photo à l'appui), de gens, de gens qui posent devant les voitures, de gens qui prennent des photos....

(c'est une des élèves)Avec les distributions gratuites, j'ai pris un shooter de baileys, un autre d'amarula, j'ai aussi gagné un rasoir pour homme et un rasoir pour femme.
A voir, la distribution de rasoirs pour femmes :

(j'avais un peu honte de prendre la photo!!! lol)
J'ai pas pris les nanas en photos, robes moulantes, décolletés jusqu'au milieu des seins. Et je n'exagère pas pour le décolleté, le but était bien de voir la moitié (voire plus) du soutif! Très distingué...
Ah oui, et il y avait aussi les stands de jeux vidéos de course automobile, devant lesquels une troupe de gars (de très jeunes comme sur la photo à pas mal vieux) attendait pour essayer à leur tour. Soit jeu vidéo classique avec une manette, soit tu rentres dans ce qui ressemble à une voiture :

à part ça, quelques voitures en exposition :


Des voitures de courses, mais pas de voitures de formule 1 et pas de belles voitures de sport... tout le monde était un peu déçu. D'autant plus que c'était vraiment court.On a décidé d'aller dans une rue parallèle pas loin, où on pensait voir les stands de la semaine de la mode (nom non assuré). En fait, on a retrouvé d'autres voitures (et pas le truc de mode):



Et des plus anciennes aussi :


Et pour prouver que j'y étais, un de mes élèves a insisté pour me prendre en photo devant une voiture :
Finalement, le truc de mode c'était sur une rue un peu plus loin encore, il y avait rien (à part encore de l'alcool, des pubs et des filles, et les mecs qui distribuaient les rasoirs féminins)
Voilà, pour mon excursion! Et j'ai gagné 50$ pour faire ça!! yes! :-) la bonne affaire du mois.
Libellés :
Montréal,
spécificités québécoises
Inscription à :
Articles (Atom)