mardi 9 mars 2010

COTE D'IVOIRE III - MAGASINAGE ET ACHATS

On a fait quelques marchés d'artisans. C'est vraiment pas facile de choisir. Il y a beaucoup de choses, mais quand on regarde en détails, on ne sait pas vraiment finalement si ça nous plaira quand ce sera sorti du contexte.
Les prix sont partout à négocier. Mais bon, quand le même masque est proposé en premier prix à 20 000 CFA ou à 12 000 CFA selon la boutique, on est sûrs qu'au terme de la discussion, on ne paiera pas la même chose!

On a fait donc 2 ou 3 marchés différents sans rien acheter, mais en demandant "le premier prix" pour se faire une idée. Bien sûr, c'est à la tête du client. Je suis blanche, mauvais point. Je suis avec un noir. Bon point. Il parle le français ivoirien. Bon point. Il porte des Ray Ban et une grosse montre... mauvais point!

Après avoir fait nos premiers magasinages, on demandait à la mère d'Abou à quel point les prix avaient été gonflés. Cela nous a aidé à négocier par la suite. "nous"... enfin... Abou a négocié. Moi j'écoutais :-) C'était assez intéressant d'observer les codes de la négociation.


Finalement, voilà le résultat de nos achats


Quelques idées de prix :
le plus grand masque : 5250 CFA (52,50 francs français), 8€
les petits masques : 4000 CFA, 6€ (chacun)
les 2 tenues pour enfants et un petit éléphant en tissu pour bébé : 9000, 14€
La conclusion c'est que même si c'est supérieur aux prix que ça vaut là-bas, c'est vraiment intéressant quand on paie en euros! Donc, quand Abou restait à négocier jusqu'à 20 ou 30 min, je m'impatientais parce que j'estimais que le 1000 Fr (CFA) (1,50€) gagné ne valait vraiment pas la peine de suer dans la petite cabane sans air... mais bon, c'est aussi un jeu, une habitude, une fois qu'on commence, il faut bien terminer la partie et comme c'est un jeu, tout le monde veut en ressortir gagnant. Je pense que c'était le cas : les vendeurs avait vendu à un prix supérieur à ce que ça valait et moi je n'avais pas dépensé de grosses sommes.


J'ai aussi acheté du tissu. J'ai bien failli ressortir des magasins sans rien parce que c'était l'opulence de pagnes en tout genre. On est allés chez Woodin, qui est une chaîne assez à la mode chez qui, apparemment, les jeunes au style plus moderne et occidental aiment se fournir. On trouve des pagnes, mais aussi du prêt-à-porter.

Difficile de repérer ce que j'aimais parmi la multitude colorée, jusqu'à ce qu'une vendeuse vienne nous donner d'excellents conseils. D'ailleurs, elle nous a prévenu quant à la 2ème boutique que l'on voulait voir, juste à côté : Vlisco : chic aussi mais avec un style plus africain et donc difficile à porter en France ou au Canada...
Je suis repartie avec 2 tissus différents. Il ne me restait plus qu'à trouver un modèle, réussir à l'expliquer au couturier et attendre qu'il me rappelle pour l'essayer.

Le jour de Noël, nous sommes allés chez le couturier avec Sanata, une amie de la famille. Là-bas, je regardais les catalogues, mais ça ne me convenait pas : d'une part, c'était très à la mode africaine traditionnelle et en plus, c'était de vieux catalogues à la mode des années 80 (épaulettes et compagnies).

Finalement, j'ai essayé d'expliquer ce que je voulais et il a dessiné et pris mes mesures.

Pour une idée des prix :
le tissu (j'ai fait 2 robes et il reste de quoi refaire une robe courte) : 15 250 CFA (environ 22€)
le couturier (pour 2 robes avec doublure) : 17 000 CFA (environ 25€)

Après de multiples reprises (en allant 2 fois chez le couturier), j'ai finalement obtenu mes robes :

J'aime beaucoup la longue dans les tons roses. L'autre a une coupe un peu classique, un peu stricte, mais bon.


Je me suis aussi acheté une tenue bien confortable quand il fait chaud :
Ca a amusé Abou de me voir habillée comme une africaine! :-)

1 commentaire:

  1. Oui, j'aime bien tes robes ! il faut dire qu'elles sont bien portées ;-)
    J'imagine assez bien le sourire d'Abou en te voyant en "tenue"

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