mardi 24 février 2009

MILK ET SEAN PENN

Vous en avez sûrement entendu parler, Sean Penn a gagné l'oscar du meilleur acteur pour ce film : Milk. Ce n'est pas encore sorti en France, je pense. Ça parle d'un homme qui milite pour défendre les droits des homosexuels durant les années 70. Je vous le conseille. Mais en V.O. c'est mieux quand même!
Je l'ai vu en V.O. québécoise et c'était pas terrible. Mais non, Sean Penn n'avait pas l'accent québécois, je vous rassure! On remarque que c'est une version québécoise seulement par quelques mots. Les personnages disent "assoyez-vous" ou "pot" au lieu de "joint".

Le problème dans le choix de la version ici, c'est qu'on a le choix entre doublé ou en anglais... non sous-titré. Et autant pour les films d'action, c'est correct, je peux suivre. Autant quand il y a plus de dialogues, un scénario un peu plus subtil, je ne comprends pas tout et c'est un peu frustrant quand même!

Ah, j'oubliais, une autre différence entre les deux versions françaises : la traduction du titre. En France, on ne traduit pas systématiquement et je trouve ça pas si mal quand on voit ce que ça donne parfois.
Le pouilleux millionnaire
pour Slumdog
Les beautés désespérées pour Desperate Housewives
Monde infernal pour Underground
Mauvais garçons pour Bad boys, bien sûr!




Et prochain film à voir : The reader. Ou

dimanche 22 février 2009

CHANGEMENT

J'avais envie d'un peu de changement, alors voici un peu de vert, un peu avant l'arrivée du printemps (un peu beaucoup avant le printemps : il neige depuis cette nuit sans s'arrêter) .
Cette photo a été prise au jardin botanique l'été dernier, dans le jardin japonais. Je l'aime beaucoup! Et c'est moi l'ombre qu'on voit à droite. Comment je le sais? Parce qu'en agrandissant la photo, on voit que la personne porte des boucles d'oreilles. Et comme ni ma mère, ni ma soeur n'en portent et que c'est mon père qui prend la photo (unique critère d'exclusion...), c'est forcément moi!
Et oui, "so chic" ce blog p'pa!! :-)

Pour le souvenir, voici une capture d'écran avec les nouvelles couleurs, parce que quand je fais des modifs de mise en page, la version antérieure n'est pas enregistrée.

vendredi 20 février 2009

PATINAGE AU PARC LAFONTAINE

Encore du patin, mais cette fois-ci à Montréal, dans le parc Lafontaine

C'était hyper casse-gueule parce que c'était après un dégel. La neige dans un parc n'est pas trop déneigée et donc là, c'était un tapis de neige fondue, puis regelée... difficile de marcher d'un pas assuré...
En tout cas, j'ai découvert un truc ici : les écureuils n'hibernent pas... moi je croyais ça, pas vous? C'était la semaine dernière et voyez par vous-même :

Et là, c'est un écureuil albinos. J'en avais entendu parlé, je savais que sur cette pelouse il y en avait un, mais je ne l'avais pas encore vu, c'est chose faite :-) ( il s'est mis dans l'ombre juste au moment où j'ai appuyé pour prendre la photo... ça bouge vite un écureuil!)
Stef, qui fait du patinage artistique
Abou, en pleine action
Et moi, les cheveux dans le vent... :-)
(t'es contente Béa? j'ai fais des mises à jour! Tu vas me dire que c'est tout d'un coup au lieu de faire durer le plaisir, mais quand je suis lancée, je ne sais plus m'arrêter... comme en patins!)

PLUS DE PHOTOS

Plus de photos sur le patinage à Ottawa en cliquant ici ou .

J'TE JURE....

Cette semaine, j'ai eu 11 heures de cours avec un Colombien.
Tout a commencé par un déjeuner en tête à tête. Oui, oui! Cet élève avait pris une semaine de cours intensifs et donc son heure de déjeuner était aussi utilisée pour pratiquer le français.
Lundi, pour le premier jour de cours, c'est moi qui aie manger avec lui. La couleur a vite été annoncée : je suis un latino pur et dur, je suis extraverti, je parle beaucoup, j'exprime beaucoup mes émotions, je suis colérique... Il me parlait déjà du fait qu'il devait se maîtriser ici, au Québec, et notamment ne pas regarder trop les femmes dans la rue parce qu'il avait l'habitude de les dévisager et de les regarder sans se cacher. Tout en me disant ça, ses yeux ont mimé un regard de haut en bas très insistant.
Ok...
Deux jours après, je mangeais de nouveau avec lui et il m'expliquait ses trois mariages successifs, il me parlait de ses fils de 20 et 24 ans avec sa première femme, de sa dernière femme de 32 ans... Du fait que les femmes c'est toujours la même chose une fois qu'on est mariés : elles ne laissent aucune liberté, elles sont exigentes, blablabla.
Bon...
Que la femme québécoise n'est pas très féminine parce qu'elle a pris trop de pouvoir, qu'une femme ça doit être plus doux....
Oui, oui, oui...
Au bout d'un moment, je lui ai quand même dit que c'était super machiste comme réflexions.
Oui, oui, mais je suis latino!
............ quelle excuse!

Aujourd'hui, c'était mon dernier cours avec lui et c'était son dernier cours avec l'école aussi. J'ai donc fait un petit bilan de cette semaine. Je lui ai notamment demandé comment il avait ressenti ses 7 heures de français par jour.
- C'est fatigant.
- Oui, c'est sûr, et ça demande beaucoup de concentration.
- Oui, non, enfin c'est surtout qu'il fallait que je me concentre sur le français quand c'était vous qui m'expliquiez. Une belle femme comme vous, c'est difficile de penser au français! J'ai fait beaucoup d'effors pour ça!!
Alors bien sûr, j'ai piqué un gros fard, il en a rajouté trois tonnes et il a fini par dire : mais j'espère que je vous dérange pas! Non, non, vous voyez, je ne suis pas du tout mal à l'aise...
- mais c'est curieuse (comme il dit), vous êtes quand même timide!
- parce que je rougis, c'est ça?
- oui, et les femmes françaises sont connues pour être de belles femmes très sûres d'elle.
Et il m'a sorti les stéréotypes de la femme française, il m'a parlé de Brigitte Bardot, blablabla.
- En tout cas vous représentez bien le stéréotype de la beauté de la femme française!

Ah oui? Je ressemble à Brigitte Bardot???!! Pffffff.
Et je pourrais être sa fille en plus!!!! Remarque, je pourrais tout aussi bien être une copine de sa femme...
Je suis bien contente que ce cours n'ait duré qu'une semaine. Heureusement quand même qu'il a attendu le dernier quart d'heure pour me dire ces dernières choses, je n'aurais plus osé aller écrire au tableau!

jeudi 19 février 2009

CRISE CHOCOLATIERE ET DESESPOIR

C'est la crise, je suis désespérée : je viens de manger le dernier carré de chocolat de ma tablette "Dégustation Sésame noir 70%". Avec des graines de sésame caramélisées!
C'est dur la vie...

mardi 10 février 2009

JESUS CHRIST A L'ARRET DE BUS

Quand je suis chez les enfants pour mes cours, je suis dans un quartier anglophone riche. C'est un quartier résidentiel avec de grosses (et moches) maisons. Quand je repars vers 6h, je prends le bus avec uniquement des femmes asiatiques. Je pense qu'elles sont femmes de ménage ou s'occupent des enfants ou quelque chose comme ça.
Ce soir, une des femmes m'accoste en anglais pour me demander si je crois au fait que Jésus a été sur terre. Ou un truc dans le genre. Je lui ai donc dit que ça ne m'intéressait pas.
- vous avez déjà entendu parler de Jésus Christ?
Non, non, jamais, c'est qui??!!?

Elle continue son baratin, me sort un prospectus, me demande si je suis catholique. Non. Alors, elle me sort une liste de mouvements chrétiens (ou je ne sais quoi d'ailleurs). Non, non.
Et là, elle me dit : "mais vous croyez à la Bible" d'un ton entendu comme si c'était une obligation. Je ne devais ni avoir l'air juive, ni musulmane, ni autre chose apparemment.
Mais non, je ne crois pas en Dieu. C'est tout!
Ah la la, que n'avais-je pas dit! Je l'ai carrément choquée. Elle n'a même pas pu retenir une grimace.
Je me suis retournée pour couper court à la conversation, mais elle est revenue vers moi. "Mais est-ce que je pourrais savoir si vous avez déjà cru en Dieu? Pourquoi vous n'y croyez plus ou pas?".
Elle était intriguée, mais c'était loin d'être un sentiment positif.
Le bus est arrivé et m'a évité de trouver une réponse. Elle m'a jeté un dernier regard mêlant le choc, l'apitoiement, l'incompréhension et que sais-je encore. On aurait dit que je m'étais égarée sur le chemin de l'enfer, marchant main dans la main avec le diable!!!
Elle doit encore y repenser ce soir...

vendredi 6 février 2009

TEMPERATURES

Oui, c'est encore pour parler de la météo, ou surtout des réactions des gens face à la météo. C'est un coup de gueule en fait!

Le contexte : cette semaine, j'ai senti qu'on dépassait le point limite de tolérance à l'hiver, les gens râlent et veulent la fin de l'hiver. Maintenant. C'est comme les enfants dans la voiture qui demandent "quand est-ce qu'on arrive???". Pas maintenant, on vient de partir!
Bon, l'hiver vient pas de commencer, mais on en est seulement à la moitié, il reste encore février et mars. Et ensuite, il y a avril, c'est plus l'hiver, mais c'est pas le printemps non plus, il y a encore une ou deux petite dernière tempête et il fait pas chaud chaud.

Et là, aujourd'hui ya mon chef qui me dit : "c'est bien, c'est la fin de semaine! Et en plus tu as vu le temps?" ajoute-t-il d'un ton enjoué.
- Non
- Il va faire plus de 0°!!
- ....
Ah?? et c'est une bonne nouvelle ça?!? Toute la neige qui fond, les marches de trottoirs disparaissant sous 10cm de slutch, les bas de pantalon trempés et ensuite tout blanchis par le sel? C'est une bonne nouvelle ça???!!!!
Oui, c'est une bonne nouvelle pour tous les québécois, c'est toujours comme ça, aux infos, ils sont tout contents d'annoncer ça.

J'espérais au moins que ça s'accompagnait d'un beau temps. Même pas!! Je regarde les prévisions :
samedi : 2° avec des pluies verglaçantes
dimanche : 5° avec des averses de neige fondante
....
c'est ça la bonne nouvelle? C'est ça qui leur fait passer une bonne fin de semaine???
Bah pas moi.

mercredi 4 février 2009

HISTOIRE DE JEAN OU CLEMENTINE QUI N'A RIEN A RACONTER

A Montréal, il y a une super boutique de jeans sur Ste Catherine (49 est pour les Montréalais), découverte dans le guide du routard par Élise cet été et je n'en avais pas encore profité.
Le concept raconté par Élise : le gars te regarde pas, tu lui dis vaguement ce que tu recherches, il te donne un jean et puis plein d'autres, mais tu restes sur le premier qui est fait pour toi, pile poil à ta taille et tout et tout. Et en plus, comme il est super, mais que tu es un peu exigent, ils te le refont comme tu veux. Exemple pour Elise : il était trop évasé sur le bas : ils ont coupé jusqu'à hauteur du genou puis recousu ni vu ni connu en 2 minutes 30 et gratuitement. Au final, un Levis presque sur mesure à 55$.

Donc, samedi dernier, j'y suis allée moi aussi, pour me trouver LE jean de l'année et à moins de 60$.
J'ai trouvé le jean de l'année et même de la décennie, mais le double du prix... cherchez l'erreur.
Pourtant, j'en ai essayé des moins chers, mais c'est celui-là qui m'allait trôôôp bien!! Belle couleur, belle forme, qui me grossit pas... je l'avais écarté au départ à cause d'un bec dans le dos gênant, mais ils m'ont rectifié ça, super bien, en 1 minute 30 et hop, je repars avec un jean Guess que j'aimerais mettre tous les jours (mais je peux pas pour aller bosser).
De toute façon, c'est toujours la même chose avec les jeans, je pars pour m'en acheter un à prix raisonnable : soit je ne craque pas, mais je reviens sans rien après en avoir essayé 12 ; soit, j'ai un jean, mais cher. Donc, il n'y a que les jeans chers qui me vont! Ou alors c'est que j'ai des goûts de luxe...

mardi 3 février 2009

TENEBRES, PRENEZ-MOI LA MAIN

C'est le titre du livre de Dennis Lehane dont j'émerge tout juste. Un polar. Un bon polar. Haletant, flippant, sordide qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne.
C'est pas gai, c'est même glauque, avec une pointe d'humour qui allège quelque peu l'intrigue sombre et macabre.
Au début, c'est comme un polar, ça se lit bien, voilà... mais peu à peu l'histoire vous prend et ne vous lâche plus alors même que certaines horreurs décrites font grimacer (moi en tout cas).
C'est à la fois humain et inhumain. D'abord, parce que les perso ne sont pas noirs ou blancs, gentils ou méchants, ils sont un peu plus complexes, avec leurs faiblesses, comme on aime de bons personnages de romans quoi! Mais, d'autres font flipper tellement ils font des choses ignobles. Et là, on se demande si c'est l'auteur qui est vraiment "fucké" (comme on dit ici) ou bien s'il s'inspire de la réalité... Remarquez, dans les deux cas, c'est sorti de l'imagination d'un être-humain ce qui n'est pas rassurant quand même.
Les personnages sont intéressants donc et on s'y attache (enfin, un peu moins aux tarés quand même), notamment aux deux personnages principaux, des détectives.

J'avais lu le premier de cette série (Un dernier verre avant la guerre), par hasard, parce qu'il traînait chez Pierre quand je suis arrivée à Montréal. J'avais bien apprécié. Je voulais lire la suite des aventures du duo Kenzie-Gennaro, mais ledit bouquin s'était perdu à la bibliothèque... (oui, oui, perdu mais retrouvé apparemment). Je surveillais donc sa réapparition. Et je n'ai pas été déçue.

Je vous le conseille donc, mais deux avertissements avant de vous y plonger.
Le premier, vous l'aurez deviné, est le suivant : une fois dedans, difficile d'en sortir (j'aurais bien annulé un petit cours cet aprèm)
Le second : ne le lisez pas seul dans une maison sombre et isolée... enfin, en tout cas, c'est un conseil que je me serais donné à moi-même, moi qui ait un peu peur du noir et qui n'irait sûrement pas voir cette histoire au cinéma si le livre devait être adapté...