une star!!
samedi 4 juillet 2009
dimanche 28 juin 2009
VISITES A MONTREAL
Bon, reprenons la visite de Montréal.
On a fait le Mont-Royal un dimanche après-midi avec ses tams-tams, jongleurs, équilibristes, combattants moyenâgeux et nous!








on a vu quelques églises
on a fait un petit tour par la Chine,

par l'Italie



On a essuyé un orage



on est allés dans le Vieux Montréal



un petit tour au parc Lafontaine

et pour finir ce post, quelques rues en vrac








On a fait le Mont-Royal un dimanche après-midi avec ses tams-tams, jongleurs, équilibristes, combattants moyenâgeux et nous!
par l'Italie
On a essuyé un orage
un petit tour au parc Lafontaine
et pour finir ce post, quelques rues en vrac
mercredi 17 juin 2009
UN GOUT DE VACANCES
Aurélie, une amie de Paris, est arrivée vendredi dernier, avec le beau temps, on profite donc de Montréal et il y a déjà un petit goût de vacances dans l'air.
Baladesss, barbecue, salsa, feu d'artifice, brunch, retour au boulot, salsa...
Il y avait le premier feu d'artifice de la saison ce we, ambiance vraiment estivale


Le lendemain petit brunch sur une terrasse ombragée...
J'ai pas le temps de continuer pour le moment, mais c'est un avant-goût.
Demain, c'est la fête de la Saint Jean, la fête du Québec, c'est donc férié et nous partons pour la ville de Québec. Ensuite, on continue vers le nord, Charlevoix et les baleines (dans le coin de Tadoussac). J'ai déjà plein de photos à mettre, mais après ce périple de 4 jours ce sera pire!!! ;-)
Baladesss, barbecue, salsa, feu d'artifice, brunch, retour au boulot, salsa...
Le lendemain petit brunch sur une terrasse ombragée...
J'ai pas le temps de continuer pour le moment, mais c'est un avant-goût.
Demain, c'est la fête de la Saint Jean, la fête du Québec, c'est donc férié et nous partons pour la ville de Québec. Ensuite, on continue vers le nord, Charlevoix et les baleines (dans le coin de Tadoussac). J'ai déjà plein de photos à mettre, mais après ce périple de 4 jours ce sera pire!!! ;-)
lundi 15 juin 2009
FETE NATIONALE
Nous avons ici la chance d'avoir 2 fêtes nationales!
Attention, pas de commentaires les français, pas le droit de vous plaindre, vous avez beaucoup trop de jours sans travail (fériés, RTT, congés...) par an pour nous en vouloir de ces 2 jours de fête nationale! Après plus de 3 semaines de vacances en avril, il y en a qui découvrent qu'ils peuvent encore partir 3 semaines cet été... hein Cyril?!?!?
Deux fêtes nationales donc pour le Québec, pour le Québec uniquement, c'est la seule province au monde a connaître cette particularité. Le Québec et son désir d'indépendance. Je ne m'immisce pas dans le débat, mais je prends le jour férié supplémentaire!!
Fête nationale du Québec : 24 juin, fête de la Saint Jean-Baptiste.
Fête nationale du Canada : 1er juillet, jour des déménagements.
Attention, pas de commentaires les français, pas le droit de vous plaindre, vous avez beaucoup trop de jours sans travail (fériés, RTT, congés...) par an pour nous en vouloir de ces 2 jours de fête nationale! Après plus de 3 semaines de vacances en avril, il y en a qui découvrent qu'ils peuvent encore partir 3 semaines cet été... hein Cyril?!?!?
Deux fêtes nationales donc pour le Québec, pour le Québec uniquement, c'est la seule province au monde a connaître cette particularité. Le Québec et son désir d'indépendance. Je ne m'immisce pas dans le débat, mais je prends le jour férié supplémentaire!!
Fête nationale du Québec : 24 juin, fête de la Saint Jean-Baptiste.
Fête nationale du Canada : 1er juillet, jour des déménagements.
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dimanche 14 juin 2009
TETE DE VIOLON TOI-MEME!!!
Avez-vous déjà entendu parler de têtes de violon?
Petit quizz!!
Est-ce, selon vous :
a. la partie supérieure d'un violon,
b. une injure,
c. un légume,
d. un trait de caractère ?
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
La réponse est c. un légume. Aussi appelé : crosse de fougère à l’autruche, crosse de Matteucie, crosse de Matteucie-fougère-à-l’autruche ou, plus scientifiquement, Matteuccia struthiopteris.


C'est la pleine saison actuellement (mai, juin) et c'est assez populaire, on en voit donc sur les marchés et dans les assiettes des restaurants.
La popularité de ce produit du terroir n'a fait que croître ces 20 dernières années et le Canada en exporte maintenant aux États-Unis et en Europe (apparemment, l'Europe de l'est aurait l'habitude d'en consommer)
C'est seulement à ce stade que la fougère est comestible.
D'après Terroirs Québec, les Amérindiens les utilisaient comme antiscorbutique et pour aider les femmes à se remettre de leur accouchement grâce à un contenu élevé en fer et en vitamine C. Nos grands-mères, elles, les utilisaient comme vermifuge et comme tonique. On raconte que les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont su en faire bon usage dès le début de la colonie.
Bien sûr, tout le monde n'est pas content de cette popularité grandissante : Gisèle Lamoureux, botaniste et spécialiste en agroforesterie, doute que les cueillettes commerciales soient faites dans le respect de la plante et craint de vider ainsi les forêts de cette plante désignée vulnérable en 2005...
Petit quizz!!
Est-ce, selon vous :
a. la partie supérieure d'un violon,
b. une injure,
c. un légume,
d. un trait de caractère ?
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La réponse est c. un légume. Aussi appelé : crosse de fougère à l’autruche, crosse de Matteucie, crosse de Matteucie-fougère-à-l’autruche ou, plus scientifiquement, Matteuccia struthiopteris.


C'est la pleine saison actuellement (mai, juin) et c'est assez populaire, on en voit donc sur les marchés et dans les assiettes des restaurants.
La popularité de ce produit du terroir n'a fait que croître ces 20 dernières années et le Canada en exporte maintenant aux États-Unis et en Europe (apparemment, l'Europe de l'est aurait l'habitude d'en consommer)
C'est seulement à ce stade que la fougère est comestible.
D'après Terroirs Québec, les Amérindiens les utilisaient comme antiscorbutique et pour aider les femmes à se remettre de leur accouchement grâce à un contenu élevé en fer et en vitamine C. Nos grands-mères, elles, les utilisaient comme vermifuge et comme tonique. On raconte que les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont su en faire bon usage dès le début de la colonie.
Bien sûr, tout le monde n'est pas content de cette popularité grandissante : Gisèle Lamoureux, botaniste et spécialiste en agroforesterie, doute que les cueillettes commerciales soient faites dans le respect de la plante et craint de vider ainsi les forêts de cette plante désignée vulnérable en 2005...
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vendredi 12 juin 2009
ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES
Les accommodements raisonnables... c'est quoi? C'est le fait d'adopter, d'assouplir une norme selon des religions ou des croyances, dans la limite du raisonnable (ya plus qu'à définir le "raisonnable", maintenant)
Un exemple lu dans le journal aujourd'hui : le traitement de l'infertilité adapté aux différentes religions :
- pour les musulmans, c'est une femme qui recueille les ovules et implante les embryons ;
- pour les juifs orthodoxes, un membre de leur communauté vient observer les manipulations ;
- pour les catholiques, on peut congeler les ovules, mais pas les embryons.
Facile, non? Donc, en fait, quand on arrive à l'hôpital, on te demande ta religion. Et il ne faut pas s'en formaliser, c'est pour adapter la prise en charge.
Oui, c'est sûr, c'est bien, mais comment ils gèrent ça au jour le jour ? Parce que là, dans l'article, ils ne parlent que des 3 religions monothéistes, mais les autres ? Ils font des cas particuliers pour chacun? Ça paraît difficile... Et les autres religions sont discriminées alors ? Et puis, ça veut dire que le médecin doit parler de religion durant le rendez-vous, il faut donc qu'il soit formé aux spécificités de chacune?
En tout cas, à l'Hôpital Marie Victoria (dont je parlais ici dans un article que je croyais avoir publié, mais en fait non, donc vous pouvez aller le lire), ils ont adapté leurs procédures depuis un an, aux demandes particulières des patients (et pas uniquement aux trois religions citées ci-dessus apparemment)
Un exemple lu dans le journal aujourd'hui : le traitement de l'infertilité adapté aux différentes religions :
- pour les musulmans, c'est une femme qui recueille les ovules et implante les embryons ;
- pour les juifs orthodoxes, un membre de leur communauté vient observer les manipulations ;
- pour les catholiques, on peut congeler les ovules, mais pas les embryons.
Facile, non? Donc, en fait, quand on arrive à l'hôpital, on te demande ta religion. Et il ne faut pas s'en formaliser, c'est pour adapter la prise en charge.
Oui, c'est sûr, c'est bien, mais comment ils gèrent ça au jour le jour ? Parce que là, dans l'article, ils ne parlent que des 3 religions monothéistes, mais les autres ? Ils font des cas particuliers pour chacun? Ça paraît difficile... Et les autres religions sont discriminées alors ? Et puis, ça veut dire que le médecin doit parler de religion durant le rendez-vous, il faut donc qu'il soit formé aux spécificités de chacune?
En tout cas, à l'Hôpital Marie Victoria (dont je parlais ici dans un article que je croyais avoir publié, mais en fait non, donc vous pouvez aller le lire), ils ont adapté leurs procédures depuis un an, aux demandes particulières des patients (et pas uniquement aux trois religions citées ci-dessus apparemment)
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jeudi 4 juin 2009
CHARTE DE LA LAÏCITE
Après mon post sur le port du voile, voici un nouvel article qui vient de paraître affirmant que le Québec doit se munir d'une charte de la laïcité afin, selon un collectif de citoyens, "d'assurer la liberté de religion et d'éviter de diviser davantage la population" (journal métro, 22 mai)
Et tient donc, qui est interviewée dans l'article en question ? Djamila Benhabib (auteure de Ma vie à contre-Coran) que je citais déjà dans mon article précédent car elle était interviewée à propos de la décision de la FFQ.
Quand le journaliste lui demande à quoi s'oppose le collectif dédié à la question de la laïcité, elle répond : "au port du voile dans la fonction publique et à l'aménagement de salles de prière au travail ou à l'école".
Je viens de découvrir que des entreprises et des écoles réservent des locaux spéciaux à certaines religions...
Mais concrètement, comment ça fonctionne, notamment dans les écoles où plusieurs religions se mélangent? Aux heures des prières, certains sortent de la classe pour aller prier, tandis que d'autres continuent à travailler? Ou bien tous les élèves s'arrêtent de travailler selon les heures de prière et certains vont jouer dans la cour et d'autres prier??
Suite au prochain épisode pour cette charte québécoise de la laïcité.
Et tient donc, qui est interviewée dans l'article en question ? Djamila Benhabib (auteure de Ma vie à contre-Coran) que je citais déjà dans mon article précédent car elle était interviewée à propos de la décision de la FFQ.
Quand le journaliste lui demande à quoi s'oppose le collectif dédié à la question de la laïcité, elle répond : "au port du voile dans la fonction publique et à l'aménagement de salles de prière au travail ou à l'école".Je viens de découvrir que des entreprises et des écoles réservent des locaux spéciaux à certaines religions...
Mais concrètement, comment ça fonctionne, notamment dans les écoles où plusieurs religions se mélangent? Aux heures des prières, certains sortent de la classe pour aller prier, tandis que d'autres continuent à travailler? Ou bien tous les élèves s'arrêtent de travailler selon les heures de prière et certains vont jouer dans la cour et d'autres prier??
Suite au prochain épisode pour cette charte québécoise de la laïcité.
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CARTE DE CREDIT ET ENDETTEMENT
C'est un sujet dont on entend parler en France, mais je doute vraiment que ça ait la même ampleur qu'ici, sur le continent nord-américain, continent roi de la carte de crédit.
Déjà, premier point important : il est impossible de fonctionner sans carte de crédit ici. C'est un handicap assez important de ne pas en posséder une : impossible de réserver d'hôtels, de voitures, de billets d'avion, de prendre un prêt, ou d'acquérir une carte de crédit!
[Petite piqûre de rappel : la carte de crédit ici n'est pas la carte bleue française (appelée carte de débit ici). C'est un compte séparé sur lequel on n'a pas d'argent, mais on a le droit d'emprunter jusqu'à un certaine somme (500$, 1000$, 5000$...). Somme que l'on doit rembourser chaque mois sous peine de payer des intérêts exorbitants]
La conséquence de cette course aux cartes de crédit est le surendettement des ménages. Au Canada, cela représente 1300 milliards de dollars (fin 2008) soit près de 40 000$ par habitant. Chiffre qui a doublé en 8 ans.
Et précisons que le salaire moyen d'une année au Québec en 2006 était d'environ 36 000$ par personne (selon l'Institut de la statistique du Québec).
Nous avons donc un endettement par ménage supérieur à la moitié du revenu cumulé des deux conjoints...

Déjà, premier point important : il est impossible de fonctionner sans carte de crédit ici. C'est un handicap assez important de ne pas en posséder une : impossible de réserver d'hôtels, de voitures, de billets d'avion, de prendre un prêt, ou d'acquérir une carte de crédit!
[Petite piqûre de rappel : la carte de crédit ici n'est pas la carte bleue française (appelée carte de débit ici). C'est un compte séparé sur lequel on n'a pas d'argent, mais on a le droit d'emprunter jusqu'à un certaine somme (500$, 1000$, 5000$...). Somme que l'on doit rembourser chaque mois sous peine de payer des intérêts exorbitants]
La conséquence de cette course aux cartes de crédit est le surendettement des ménages. Au Canada, cela représente 1300 milliards de dollars (fin 2008) soit près de 40 000$ par habitant. Chiffre qui a doublé en 8 ans.
Et précisons que le salaire moyen d'une année au Québec en 2006 était d'environ 36 000$ par personne (selon l'Institut de la statistique du Québec).
Nous avons donc un endettement par ménage supérieur à la moitié du revenu cumulé des deux conjoints...
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LE QUEBEC ET LA LAICITE
Le Québec n'est pas un pays qui interdit les signes d'appartenance religieuse dans la sphère publique. Au quotidien, ça ne change pas grand chose, à part que l'on voit facilement des vendeuses voilées. Ça m'a frappée à mon arrivée ici et peut-être d'autant plus dans ce pays qui est si à cheval sur les droits de la femme et l'égalité des sexes. Il y a même une Fédération des Femmes du Québec (la FFQ).

La semaine dernière la FFQ a adopté une résolution banalisant le port du voile islamique dans les institutions publiques ce qui a fait réagir et dans les deux sens. Certains accusent la FFQ de "trahir la lutte historique des femmes d'ici" (Djemila Benhabib)
l'auteur du livre Ma vie à contre-Coran). D'autres saluent "la grande laïcité", "la tolérance et la modernité" de cette même fédération "dont l'intransigeance à la française serait bien avisée de s'inspirer".
Ces deux échos proviennent de deux femmes musulmanes, mais ne sont pas issus des mêmes sources. Le premier article provient de la version internet de La Presse, grand journal quotidien québécois; l'autre de Oumma.com, un journal français musulman sur internet.
Cette question du voile est décidément très difficile à légiférer. Des débats incroyables ont eu lieu en France à ce sujet. Même si, ici, ça ne prend pas une telle ampleur (peut-être parce qu'il y a moins de musulmans? Je n'ai pas de chiffres mais, de ce que je peux constater visuellement, c'est qu'il y a moins de Maghrébins à Montréal qu'à Paris par exemple, même si ce ne sont pas les seuls Musulmans)
Ici, il est peut-être encore plus difficile de trancher qu'en France car la tolérance religieuse est un principe très important et qui est passé, avec la décision de la FFQ, devant le principe de laïcité.
En cherchant une photo pour illustrer mon article, je suis tombée sur le blog des auteurs. Un blog qui rassemble les blogs personnels d'auteurs francophones. L'article sur le voile est intéressant car, contrairement aux précédents, il essaie de comparer les différents points de vue.
Bernard Lamborelle essaie d'analyser la perception du voile selon le pays où l'on se trouve.
"En Occident, un nombre croissant de femmes musulmanes voient dans le port du voile un symbole d’émancipation, d’appartenance culturelle et d’affirmation de leur foi. Elles revendiquent le droit d’afficher leurs convictions, tout en exprimant dans la foulée, consciemment ou non, un rejet des valeurs occidentales. "
Tandis que "dans bien des pays islamiques, (...) il s’agit au contraire d’un symbole qui opprime, restreint et viole le droit des femmes. Imposé par une doctrine misogyne intolérante, il s’appuie sur des préceptes archaïques qui nient aux femmes le droit à l’émancipation."
Et la question qu'il pose est donc de savoir comment se situe la femme voilée québécoise et comment les institutions la permettent de se situer.
Vaste débat qui, sur le fond est le même qu'en France : comment légiférer à propos des signes ostentatoires de religion, mais qui, sur la forme, prend des allures différentes.
Les articles :
La Fédération de qui? (cyberpresse.ca)
La FFQ trahit les femmes (cyberpresse.ca)
La grande leçon de laïcité de la FFQ (oumma.com)
Femmes voilées : Coupables de non-assistance à personne en danger ? (blogauteurs.net)
Pour plus d'articles sur le sujet sur cyberpresse.ca.

La semaine dernière la FFQ a adopté une résolution banalisant le port du voile islamique dans les institutions publiques ce qui a fait réagir et dans les deux sens. Certains accusent la FFQ de "trahir la lutte historique des femmes d'ici" (Djemila Benhabib)
l'auteur du livre Ma vie à contre-Coran). D'autres saluent "la grande laïcité", "la tolérance et la modernité" de cette même fédération "dont l'intransigeance à la française serait bien avisée de s'inspirer".
Ces deux échos proviennent de deux femmes musulmanes, mais ne sont pas issus des mêmes sources. Le premier article provient de la version internet de La Presse, grand journal quotidien québécois; l'autre de Oumma.com, un journal français musulman sur internet.
Cette question du voile est décidément très difficile à légiférer. Des débats incroyables ont eu lieu en France à ce sujet. Même si, ici, ça ne prend pas une telle ampleur (peut-être parce qu'il y a moins de musulmans? Je n'ai pas de chiffres mais, de ce que je peux constater visuellement, c'est qu'il y a moins de Maghrébins à Montréal qu'à Paris par exemple, même si ce ne sont pas les seuls Musulmans)
Ici, il est peut-être encore plus difficile de trancher qu'en France car la tolérance religieuse est un principe très important et qui est passé, avec la décision de la FFQ, devant le principe de laïcité.
En cherchant une photo pour illustrer mon article, je suis tombée sur le blog des auteurs. Un blog qui rassemble les blogs personnels d'auteurs francophones. L'article sur le voile est intéressant car, contrairement aux précédents, il essaie de comparer les différents points de vue.
Bernard Lamborelle essaie d'analyser la perception du voile selon le pays où l'on se trouve.
"En Occident, un nombre croissant de femmes musulmanes voient dans le port du voile un symbole d’émancipation, d’appartenance culturelle et d’affirmation de leur foi. Elles revendiquent le droit d’afficher leurs convictions, tout en exprimant dans la foulée, consciemment ou non, un rejet des valeurs occidentales. "
Tandis que "dans bien des pays islamiques, (...) il s’agit au contraire d’un symbole qui opprime, restreint et viole le droit des femmes. Imposé par une doctrine misogyne intolérante, il s’appuie sur des préceptes archaïques qui nient aux femmes le droit à l’émancipation."
Et la question qu'il pose est donc de savoir comment se situe la femme voilée québécoise et comment les institutions la permettent de se situer.
Vaste débat qui, sur le fond est le même qu'en France : comment légiférer à propos des signes ostentatoires de religion, mais qui, sur la forme, prend des allures différentes.
Les articles :
La Fédération de qui? (cyberpresse.ca)
La FFQ trahit les femmes (cyberpresse.ca)
La grande leçon de laïcité de la FFQ (oumma.com)
Femmes voilées : Coupables de non-assistance à personne en danger ? (blogauteurs.net)
Pour plus d'articles sur le sujet sur cyberpresse.ca.
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LE CANADA LOIN D'ETRE BILINGUE
La loi sur les langues officielles proclame l'anglais et le français comme langues officielles de l'État fédéral canadien ce qui donne le droit à chaque citoyen de recevoir les services des administrations fédérales ou des sociétés de la couronne et d'être entendus devant un tribunal fédéral aussi bien en français qu'en anglais.
Cette semaine, un article est paru dans le Métro à ce sujet : "Le Canada loin d'être bilingue" qui dénonce le fait que les objectifs fixés à l'époque de l'adoption de cette loi, il y a 40 ans, n'ont pas encore été atteints. Par exemple, il est difficile d'obtenir des services dans la langue de son choix dans les aéroports du pays (à part à Montréal quand même).
Et pourquoi Graham Fraser, commissaire aux langues officielles se préoccupent de la situation linguistique dans les aéroports? Parce que celui de Vancouver a obtenu des scores assez mauvais concernant la possibilité d'obtenir des services en français. Or, Vancouver accueillera les Jeux Olympiques d'hiver l'année prochaine et il faut faire bonne figure!
Selon M.Fraser, à peine une personne sur 5 réussit à se faire servir en français à l'extérieur du Québec.
Quant au Président du Conseil supérieur de la langue française, Conrad Ouellon, il a affirmé, sur la plus grande chaîne de radio francophone, que les Québécois n'étaient pas assez fiers de leur langue et qu'ils ne la défendaient pas suffisamment.
Il a ajouté qu'il fallait que les valeurs et traditions des Québécois soient davantage expliquées aux immigrants.
Et ça, je suis tout à fait d'accord avec lui!! C'est super important (vu la quantité d'immigrants arrivant au Québec et plus particulièrement à Montréal) et pas mal négligé.
Cette semaine, un article est paru dans le Métro à ce sujet : "Le Canada loin d'être bilingue" qui dénonce le fait que les objectifs fixés à l'époque de l'adoption de cette loi, il y a 40 ans, n'ont pas encore été atteints. Par exemple, il est difficile d'obtenir des services dans la langue de son choix dans les aéroports du pays (à part à Montréal quand même).
Et pourquoi Graham Fraser, commissaire aux langues officielles se préoccupent de la situation linguistique dans les aéroports? Parce que celui de Vancouver a obtenu des scores assez mauvais concernant la possibilité d'obtenir des services en français. Or, Vancouver accueillera les Jeux Olympiques d'hiver l'année prochaine et il faut faire bonne figure!
Selon M.Fraser, à peine une personne sur 5 réussit à se faire servir en français à l'extérieur du Québec.
Quant au Président du Conseil supérieur de la langue française, Conrad Ouellon, il a affirmé, sur la plus grande chaîne de radio francophone, que les Québécois n'étaient pas assez fiers de leur langue et qu'ils ne la défendaient pas suffisamment.
Il a ajouté qu'il fallait que les valeurs et traditions des Québécois soient davantage expliquées aux immigrants.
Et ça, je suis tout à fait d'accord avec lui!! C'est super important (vu la quantité d'immigrants arrivant au Québec et plus particulièrement à Montréal) et pas mal négligé.
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BILINGUISME - ENJEU POLITIQUE
Difficile de prendre la mesure des enjeux linguistico-politiques au Québec quand on est étrangers et surtout issus d'un pays monolingue. Bien sûr, plein de langues sont parlées en France, mais une seule est officielle, une seule est utilisée dans les médias et les lieux publics en général. Dans quel magasin ou administration, la personne nous accueillerait d'un "bonjour, good morning" ou d'un "bonjour, hi" ? Quelle est la probabilité qu'un vendeur ne comprenne pas ce que vous lui demandez en français et que vous deviez passer à l'anglais pour obtenir l'info ?
On est donc d'accord sur la signification du qualificatif "monolingue" concernant la France.
Rappelons-le, le Québec est une province officiellement unilingue français, mais dans la pratique, à Montréal, c'est pas tout à fait ça... et tout devient un enjeu politique.
J'en parlais ce matin avec un de mes élèves qui vient de changer de bureau et se retrouve au 25è étage, à l'angle d'une tour vitrée avec une vue incroyable sur Montréal et ses environs (on voyait des paquebots à plus de 50km de nous et botre vue portait pas mal plus loin que ça).
Avec cette vision panoramique de la ville, j'ai découvert des bâtiments et notamment une structure assez imposante : l'hôpital Royal Victoria.
Précision de mon élève : un hôpital anglophone. Ah bah oui, bien sûr, même les hôpitaux sont déterminés linguistiquement. Enfin, ce n'est presque que des questions politiques parce que finalement chacun peut se faire prendre en charge dans sa langue puisque la plupart des médecins et du personnel soignant parle les deux langues.
Mais les enjeux politiques sont beaucoup plus importants. En ce moment, il est question de reconstruire un nouvel hôpital pour remplacer celui-ci qui, comme on peut le voir sur la photo, n'est pas une construction moderne, ce qui cause certains problèmes.
Ok, mais les francophones aussi aimeraient bien un nouveau super hôpital!
Et il est totalement impossible d'accepter de subventionner un hôpital anglophone avant un francophone... donc tout est ralenti, tout doit être considéré non seulement sous des aspects médicaux, économiques, mais quoiqu'il arrive, il faudra considérer les enjeux linguistiques.
Mon élève renchérissait en disant que cette question du français ou de l'anglais était présente tous les jours dans son travail. Lui-même est anglophone (bien sûr, sinon, je ne lui donnerais pas de cours) et même si tout le monde (ou presque) est bilingue, il est absolument nécessaire de toujours écrire son texte en français.
Et lorsqu'un dossier, un rapport doit être remis rapidement et qu'il est rédigé en anglais uniquement, il ne peut être communiqué. Il faut attendre la version française. Et bien sûr, ça prend du temps.
Même pour un courriel très court envoyé à des personnes qui comprennent toutes parfaitement l'anglais, il faudra l'écrire en français sous peine de recevoir en retour des plaintes... ça doit être un peu fatigant parfois.
C'est une question très difficile parce que, c'est vrai, si les gens comprennent l'anglais pourquoi se fatiguer à traduire en français ? Parce que si aucun effort n'est fait, si la loi (la loi 101) n'est pas appliquée, le français va disparaître. C'est un village de gaulois qui se bat quotidiennement contre l'invasion non pas romaine, mais anglophone! Chacun doit donc faire sa part.
[francophones au Canada : 9 millions (dont moins de 7 millions regroupés et qui ont donc du poids) sur 33,5 M d'habitants au total. Et 302 M d'Américains juste à côté]
L'autre jour, Luc Plamondon (le créateur de Starmania) a, paraît-il, livré un vibrant plaidoyer pour la défense du français affirmant que cette langue était en péril au Québec, surtout à Montréal, tandis que les politiciens restent les bras croisés.
Le français en péril en dehors de Montréal, je ne crois pas, mais à Montréal, il ne faut pas baisser la garde, ça c'est clair!
On est donc d'accord sur la signification du qualificatif "monolingue" concernant la France.
Rappelons-le, le Québec est une province officiellement unilingue français, mais dans la pratique, à Montréal, c'est pas tout à fait ça... et tout devient un enjeu politique.
J'en parlais ce matin avec un de mes élèves qui vient de changer de bureau et se retrouve au 25è étage, à l'angle d'une tour vitrée avec une vue incroyable sur Montréal et ses environs (on voyait des paquebots à plus de 50km de nous et botre vue portait pas mal plus loin que ça).
Avec cette vision panoramique de la ville, j'ai découvert des bâtiments et notamment une structure assez imposante : l'hôpital Royal Victoria.
Précision de mon élève : un hôpital anglophone. Ah bah oui, bien sûr, même les hôpitaux sont déterminés linguistiquement. Enfin, ce n'est presque que des questions politiques parce que finalement chacun peut se faire prendre en charge dans sa langue puisque la plupart des médecins et du personnel soignant parle les deux langues.Mais les enjeux politiques sont beaucoup plus importants. En ce moment, il est question de reconstruire un nouvel hôpital pour remplacer celui-ci qui, comme on peut le voir sur la photo, n'est pas une construction moderne, ce qui cause certains problèmes.
Ok, mais les francophones aussi aimeraient bien un nouveau super hôpital!
Et il est totalement impossible d'accepter de subventionner un hôpital anglophone avant un francophone... donc tout est ralenti, tout doit être considéré non seulement sous des aspects médicaux, économiques, mais quoiqu'il arrive, il faudra considérer les enjeux linguistiques.
Mon élève renchérissait en disant que cette question du français ou de l'anglais était présente tous les jours dans son travail. Lui-même est anglophone (bien sûr, sinon, je ne lui donnerais pas de cours) et même si tout le monde (ou presque) est bilingue, il est absolument nécessaire de toujours écrire son texte en français.
Et lorsqu'un dossier, un rapport doit être remis rapidement et qu'il est rédigé en anglais uniquement, il ne peut être communiqué. Il faut attendre la version française. Et bien sûr, ça prend du temps.
Même pour un courriel très court envoyé à des personnes qui comprennent toutes parfaitement l'anglais, il faudra l'écrire en français sous peine de recevoir en retour des plaintes... ça doit être un peu fatigant parfois.
C'est une question très difficile parce que, c'est vrai, si les gens comprennent l'anglais pourquoi se fatiguer à traduire en français ? Parce que si aucun effort n'est fait, si la loi (la loi 101) n'est pas appliquée, le français va disparaître. C'est un village de gaulois qui se bat quotidiennement contre l'invasion non pas romaine, mais anglophone! Chacun doit donc faire sa part.
[francophones au Canada : 9 millions (dont moins de 7 millions regroupés et qui ont donc du poids) sur 33,5 M d'habitants au total. Et 302 M d'Américains juste à côté]
L'autre jour, Luc Plamondon (le créateur de Starmania) a, paraît-il, livré un vibrant plaidoyer pour la défense du français affirmant que cette langue était en péril au Québec, surtout à Montréal, tandis que les politiciens restent les bras croisés.
Le français en péril en dehors de Montréal, je ne crois pas, mais à Montréal, il ne faut pas baisser la garde, ça c'est clair!
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MONTREAL VILLE UNESCO DE DESIGN
Montréal a été désignée comme ville de design par l'Unesco, c'est une première en Amérique du Nord. (c'était en 2006, mais c'est aujourd'hui que je lis un article dans le journal à ce sujet...)

Lorsque dans le Métro d'aujourd'hui, le journaliste demande à un professeur de design à Montréal si la ville mérite ce titre, il répond :
"Le terme Ville de design est donné par l'Unesco, mais ça ne veut pas dire que Montréal l'est actuellement"!!
héhé
Non, mais soyons "fare" (honnête), il ne s'arrête pas là, il précise que ce titre signifie "qu'il y a des chances que Montréal le devienne dans le futur (...) parce que les Montréalais ont un esprit avant-gardiste, ouvert à la nouveauté".
Et comme première proposition de ce prof de design : peindre "les lignes piétonnières roses plutôt que blanches" ce qui donnerait, on n'en doute pas, un caractère unique à Montréal!
C'est bête parce que je ne trouve pas sur leur site la photo qu'ils ont mis dans l'article.
En tout cas, grâce à ce titre, des choses sont faites pour exploiter le potentiel de la ville justement. Notamment, les portes ouvertes du design auxquelles on est allées avec Abou récemment qui nous ont permis de découvrir le côté design de Montréal (qui est assez caché). Quand on ne connait pas bien, on voit plus facilement la culture nord-américaine surtout pour l'ameublement des maisons... le choix proposé au grand public à des prix raisonnables, c'est super moche et pas très moderne... Après, on s'étonne que tous les Français à Montréal se meublent chez Ikea. Mais, franchement, je n'ai pas trouvé de magasins dans lequel trouver de quoi meubler l'appart sans tomber dans la boutique de design hors de prix ou le truc quétaine (kitsch) à mort.
Ils organisent aussi un concours de design et d'architecture qui a pour but de donner la possibilité aux designers québécois d'améliorer la ville.
On verra ce que ça donne comme résultats!
PS : la photo est la représentation 3D d'un immeuble qui commence tout juste à se construire à côté du Canal de Lachine et dans lequel nous allons habiter :-) dans un an :-(

Lorsque dans le Métro d'aujourd'hui, le journaliste demande à un professeur de design à Montréal si la ville mérite ce titre, il répond :
"Le terme Ville de design est donné par l'Unesco, mais ça ne veut pas dire que Montréal l'est actuellement"!!
héhé
Non, mais soyons "fare" (honnête), il ne s'arrête pas là, il précise que ce titre signifie "qu'il y a des chances que Montréal le devienne dans le futur (...) parce que les Montréalais ont un esprit avant-gardiste, ouvert à la nouveauté".
Et comme première proposition de ce prof de design : peindre "les lignes piétonnières roses plutôt que blanches" ce qui donnerait, on n'en doute pas, un caractère unique à Montréal!
C'est bête parce que je ne trouve pas sur leur site la photo qu'ils ont mis dans l'article.
En tout cas, grâce à ce titre, des choses sont faites pour exploiter le potentiel de la ville justement. Notamment, les portes ouvertes du design auxquelles on est allées avec Abou récemment qui nous ont permis de découvrir le côté design de Montréal (qui est assez caché). Quand on ne connait pas bien, on voit plus facilement la culture nord-américaine surtout pour l'ameublement des maisons... le choix proposé au grand public à des prix raisonnables, c'est super moche et pas très moderne... Après, on s'étonne que tous les Français à Montréal se meublent chez Ikea. Mais, franchement, je n'ai pas trouvé de magasins dans lequel trouver de quoi meubler l'appart sans tomber dans la boutique de design hors de prix ou le truc quétaine (kitsch) à mort.
Ils organisent aussi un concours de design et d'architecture qui a pour but de donner la possibilité aux designers québécois d'améliorer la ville.
On verra ce que ça donne comme résultats!
PS : la photo est la représentation 3D d'un immeuble qui commence tout juste à se construire à côté du Canal de Lachine et dans lequel nous allons habiter :-) dans un an :-(
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spécificités québécoises
HISTOIRES TARTES
A quoi ressemble une tarte aux pommes en France?
A ça :
A quoi ressemble un tarte aux pommes au Québec ?
A ça :

C'est comme ça qu'on en arrive à un article parlant de "tarte aux pommes ouverte".
On entend aussi parler de "tartes françaises" comme chez Première Moisson.
Première Moisson est une entreprise créée par une québécoise et ses 3 enfants en 1991 et qui est devenue un incontournable. C'est une des meilleurs boulangeries pâtisseries québécoises, ou même la meilleure, et elles ne sont pas nombreuses. On y trouve une grande variété de pains excellents (il manque juste une sorte de Banette à mon avis... mais bon), de bonnes viennoiseries (ce qui est extrêmement rare sur ce continent!) ainsi que des pâtisseries alléchantes.
Mais ce n'est pas tout, certaines boutiques proposent aussi un grand choix de pâtés et de jambons de toutes sortes et de bonne qualité.
Je me rends compte, en écrivant cette dernière phrase, à quel point cette association boulangerie-charcuterie est étrange, je me suis habituée depuis le temps, comme je me suis habituée à cette librairie qui fait aussi bijouterie...
Bon, et donc, chez Première Moisson, ils distinguent :
les tartes à l'ancienne :

et les tartes françaises
Et en France, comment on appelle les tartes "fermées"? Des tourtes? Mais c'est pas quand c'est salé??
En fait, personne n'en fait alors on ne les appelle pas...
Passons des tartes aux bols...
Première Moisson a également importé au Québec le bol. Personne, ici, ne buvait son café au lait du matin dans un bol. Et pour cause, ça n'existait pas.
Première Moisson a été le premier à Montréal à servir du café au lait dans des bols que la fondatrice, Liliane Colpron, ramenait par vingtaines de France.
Une boulangerie qui vend aussi des boissons chaudes ?
Bah oui, on peut bruncher là-bas, c'est le sport dominical des Montréalais, donc les grosses boulangeries en profitent.
Et donc, ces bols ramenés de France ont si bien marché que les clients repartaient avec et il fallait sans cesse qu'elle réapprovisionne. Maintenant, généralement, quand on va bruncher quelque soit l'endroit, on peut choisir la taille de son café ou chocolat : "dans un bol ou dans une tasse ?"
Pas de source internet pour cette info sur les bols et la fondatrice de Première Moisson que j'ai découverte dans un livre de grammaire française ! Et oui, il n'y a pas que les élèves qui se cultivent, la prof aussi. Et en plus, elle n'en fait pas profiter que ses élèves! ;-)
A ça :
A quoi ressemble un tarte aux pommes au Québec ?
A ça :

C'est comme ça qu'on en arrive à un article parlant de "tarte aux pommes ouverte".
On entend aussi parler de "tartes françaises" comme chez Première Moisson.
Première Moisson est une entreprise créée par une québécoise et ses 3 enfants en 1991 et qui est devenue un incontournable. C'est une des meilleurs boulangeries pâtisseries québécoises, ou même la meilleure, et elles ne sont pas nombreuses. On y trouve une grande variété de pains excellents (il manque juste une sorte de Banette à mon avis... mais bon), de bonnes viennoiseries (ce qui est extrêmement rare sur ce continent!) ainsi que des pâtisseries alléchantes.
Mais ce n'est pas tout, certaines boutiques proposent aussi un grand choix de pâtés et de jambons de toutes sortes et de bonne qualité.
Je me rends compte, en écrivant cette dernière phrase, à quel point cette association boulangerie-charcuterie est étrange, je me suis habituée depuis le temps, comme je me suis habituée à cette librairie qui fait aussi bijouterie...
Bon, et donc, chez Première Moisson, ils distinguent :
les tartes à l'ancienne :

et les tartes françaises
Et en France, comment on appelle les tartes "fermées"? Des tourtes? Mais c'est pas quand c'est salé??En fait, personne n'en fait alors on ne les appelle pas...
Passons des tartes aux bols...
Première Moisson a également importé au Québec le bol. Personne, ici, ne buvait son café au lait du matin dans un bol. Et pour cause, ça n'existait pas.
Première Moisson a été le premier à Montréal à servir du café au lait dans des bols que la fondatrice, Liliane Colpron, ramenait par vingtaines de France.
Une boulangerie qui vend aussi des boissons chaudes ?
Bah oui, on peut bruncher là-bas, c'est le sport dominical des Montréalais, donc les grosses boulangeries en profitent.
Et donc, ces bols ramenés de France ont si bien marché que les clients repartaient avec et il fallait sans cesse qu'elle réapprovisionne. Maintenant, généralement, quand on va bruncher quelque soit l'endroit, on peut choisir la taille de son café ou chocolat : "dans un bol ou dans une tasse ?"
Pas de source internet pour cette info sur les bols et la fondatrice de Première Moisson que j'ai découverte dans un livre de grammaire française ! Et oui, il n'y a pas que les élèves qui se cultivent, la prof aussi. Et en plus, elle n'en fait pas profiter que ses élèves! ;-)
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