dimanche 24 février 2008

Un we à Québec

On s'est fait un petit we à Québec à quatre. On a loué une voiture, un bed& breakfast et on a profité des deux jours!

On est allés visiter l'hôtel de glace. Pas mal touristique, mais c'était plutôt sympa. Là, on voit le hall d'entrée.
Les cubes de glace sont très transparents, ça donne de jolis effets

On a croisé deux noirs (en tout et pour tout) durant ce we à Québec, on en a arrêtés un qui avait l'air louche avec seuls ses deux yeux qui dépassaient :


en haut du toboggan...en pleine glissade!! qu'est-ce qu'on s'amuse à l'hôtel de glace!

On peut bien sûr dormir dans cet hôtel (contre une somme pas mal conséquente!), mais le matin, pas moyen de faire une grasse matinée : il faut laisser libre la chambre pour les visiteurs qui arrivent... Il paraît que les gens n'ont pas froid, les sacs de couchage fournis sont chauds, certains transpirent dedans même, nous a précisé le guide... ça donne envie de se blottir dans ces sacs de couchage, non?



pour rentabiliser cet hôtel (je ne sais pas d'ailleurs si ça revient vraiment cher : ce n'est fait que d'eau), il y a les visites, les chambres pour y dormir, une chapelle dans laquelle on peut se marier et aussi un atelier de fabrication d'igloos :


Notre bed & breakfast était un 4 1/2, c'est à dire un F3. (je l'ai peut-être déjà expliqué, mais au Québec, on compte la cuisine comme une pièce et la salle d'eau comme une demi). Il était plutôt agréable.

On est allés au musée des beaux arts et on a passé l'essentiel du temps dans la salle réservée à l'art inuit. C'était très sympa.
Sur la première photo, je trouvais que ça ressemblait à un jeu pour enfants : un igloo qui se déchapeaute, des ustensiles de cuisine à l'intérieur, des personnages, des chiens... un joli jeu!


Dans les photos qui suivent on peut voir des paysages et des rues québecois.
Pour la première, on était perchés à 300m de hauteur dans un restaurant rotatif qui domine Québec et sa région. La première moitié du tour était assez beau : le St Laurent glacé, le chateau de Frontenac. La deuxième moitié, on voyait les toits de la ville et c'était un peu moins beau. Par contre, on se rendait une fois plus compte que cette région est vraiment hyper plane. D'ailleurs, à ce propos, durant le voyage, j'ai vu une pub pour une station de ski et l'idée mise en avant était la ressemblance avec les alpes... enfin, c'était l'idée qu'ils voulaient donné, mais il y avait une photo de la région et on était très (extrêmement) loin des Alpes. Les Vosges, à côté, ressemblent à des grands et hautes montagnes. Le truc c'est que les Vosges (quoique disent les mauvaises langues) sont réellement des montagnes... là, franchement, on voyait trois ou quatre collines au milieu de champs...
Le chateau de Frontenac de haut
Le St Laurent glacé
Le chateau de Frontenac vu du bas

Il y avait jusqu'à la semaine dernière le carnaval de québec. A cette occasion, la ville s'est peuplée de sculptures de glace. Les touristes se font prendre en photo avec. Certains montaient sur les ski-doo de glace (motoneiges), Marie a préféré faire un calin (glacial) à un ours aux bras accueillants.
Le samedi soir, on est allés voir une pièce de théâtre au concept un peu original. La troupe s'appelle le théâtre sous zéro. La pièce présentée était "Agaguk", tiré d'un roman québécois apparemment pas mal connu d'Yves Thériault. Il s'agit d'une histoire d'esquimaus. Le truc original c'est que les acteurs (la plupart) étaient dehors, sur la neige, dans le froid, dans un décor naturel donc. Nous, on était assis bien au chaud bien sûr. Il y avait deux narratrices qui étaient dans la salle avec nous. Le décor extérieur disparaissait à l'aide de jeux de lumière lorsqu'elles parlaient. Le concept est assez sympa. Ce n'est pas la première pièce qu'ils montent avec ce principe d'ailleurs.

L'histoire qui n'est pas spécialement comique au départ était traitée de manière assez sympa. Le plus loufoque étant certainement le phoque surgissant de la "banquise" joué par un acteur qui s'est révélé excellent pour faire le phoque agonisant après avoir été transpercé d'une lance...
Je n'ai bien sûr pas de photo.

Voilà, c'était donc un we bien sympa!
La prochaine fois, on ira en été, on ira voir les chutes de Montmorency aussi. Et puis, l'hiver prochain, on ira pendant le carnaval voir quand même à quoi ça ressemble. Entre ceux qui me disent que ça n'a rien d'extraordinaire, que c'est vraiment pas un truc fantastique quand tu as plus de 10 ans et ceux qui disent qu'il s'agit d'un des plus gros carnavals du monde (après bien sûr ceux de venise et Venise), il faut que je me fasse une idée par moi-même...

Bon, et maintenant, il faut se remettre au travail... (j'ai pas envie!!!!!!)

dimanche 17 février 2008

Arg beurk dégueu

Je viens de tuer un cafard dans notre appart!!!!!! Je suis dégoûtée. AHHH
Qu'est-ce qu'il faut faire?
C'est dégueu!
Dans notre cuisine!
Baaaah

En plus, je viens d'aller voir pour en connaître un peu plus sur les "coquerelles" (beaucoup trop joli nom québécois pour cette immonde bestiole). Ca bouffe la nourriture, ça laisse une odeur dessus... il faut que je fasse quoi avec la nourriture dans mes placards?? Ca me dégoûte ce truc-là! J'ose même pas ouvrir mes placards pour ce soir, de peur de voir déguerpir ce truc. Depuis 10 min, j'ai une moue hyper dégoûtée sur le visage. Je vais en cauchemarder cette nuit!

vendredi 15 février 2008

carte de crédit et carte de débit

Lorsqu'on ouvre un compte en banque, on obtient une carte de débit (l'équivalent de notre carte bleue ou carte visa) et l'on propose souvent avec : une carte de crédit, appelée aussi carte visa ou mastercard... Attention, il ne faut pas s'emmêler!
Le principe de la carte de crédit c'est que ça ne débite pas sur notre compte. C'est un "crédit" chez visa ou mastercard (ou...) qui s'élève le plus souvent (je crois) à 1000$. Si à la fin du mois, tu as remboursé la totalité de ton crédit (en transférant à partir de ton compte) tu n'as pas de frais d'intérêt.
Lorsque l'on m'a présenté la chose, j'ai mis du temps à comprendre le principe et l'intérêt de cette carte de crédit. Ca me paraissait compliqué et inutile. Et, même au-delà de ça, je ne saisissais pas le truc. Déjà, au tout début, carte de crédit, ça avait le même sens que carte bleue, je me suis emmêlée. Ce qui me compliquait la tâche de compréhension aussi c'était le fait que c'était mon banquier qui me proposait ça.... je mettais donc ça en lien avec mon compte. Non, non, ça ne débite pas sur votre compte. Alors, je dois ouvrir un deuxième compte en banque?? Non, non, pas du tout.
Ensuite, j'ai assimilé ça aux cartes qu'on trouve en France qui sont pas mal de l'arnaque au niveau des frais d'intérêt, qui proposent de payer en plusieurs fois avec des taux d'intérêt exorbitants.
En fait, ce sont bien, comme enFrance des organismes à part, mais l'usage de ces cartes n'est pas tout à fait le même.

Ici, tout le monde a une carte de crédit. Et si tu fais attention à payer ton crédit régulièrement, ça ne te coûte rien de plus.
Alors pourquoi donc, avoir une carte de crédit??? Je restais bloquée là-dessus. Et je ne voyais pas pourquoi j'en prendrais une, qu'est-ce que ça pouvait m'apporter? Surtout que c'est un truc en plus à gérer et je déteste m'occuper de ce genre de choses.

Il s'avère, en fait, que je n'ai pas vraiment le choix : une carte de crédit permet d'avoir un historique de crédit. Et l'historique de crédit te permet de ne pas payer 1 mois de loyer en avance quand tu signes ton bail, d'obtenir un prêt, de ne pas payer 50$ de dépôt à la compagnie téléphonique lorsque tu t'engages pour un contrat, etc.
Moi, en arrivant, je croyais qu'en ouvrant un compte en banque, je commencerais mon historique de crédit. Que dalle!

Conclusion, il faut que j'obtienne ma carte de crédit! Mais, et là c'est le serpent qui se mord la queue, il est beaucoup plus difficile d'obtenir une carte de crédit quand tu n'as pas d'historique de crédit; historique de crédit que tu as si tu as une carte de crédit...
Bon, en fait, je peux quand même obtenir une carte de crédit, mais il va certainement me falloir faire un dépôt du montant de ma carte de crédit. Par exemple, si je veux une carte de débit de 500$, je vais devoir donner une sorte de caution de 500$.
Ce qui m'embête le plus dans cette histoire, c'est qu'il faut bien gérer ta carte de crédit sinon, c'est pire que de ne pas en avoir.

Abou, lui, a sauté le pas, il va pouvoir faire comme tous les québécois et sortir sa carte de crédit pour payer. Il a fait une demande, il attend la réponse.

Ah oui, et dernière chose sur la carte de crédit, dans un certain nombre d'endroits, tu peux payer en carte de crédit ou en cash. C'est tout. Ils prennent pas la carte de débit. Si tu n'as pas de cash, tu es bon pour ressortir et trouver un distributeur (de ta banque préférentiellement...) et tirer une somme d'argent pas trop petite parce que le nombre de transactions dans le mois est limité : 7, 12, 20, 25.... et plus tu as de transactions, plus tu paies. Bien sûr.

Petite anecdote de nouveaux arrivants un peu perdus :
- vous payez en carte de crédit ou avec interac?
- Hum... en carte de débit? Vous prenez pas?

Bah si : carte de débit et interac, c'est la même chose... mais on l'a pas expliqué au nouvel arrivant ça!

Autre petite anecdote, celle de la machine à cartes (au supermarché par exemple) :
Bon, déjà, c'est évidemment pas une carte à puce, mais on s'en doutait. Ca ne perturbe pas trop.
Une fois que ta carte est passée, le montant est indiqué et tu dois valider. Bon, jusque là, pas de problème. Mais, ensuite, on te demande : compte chèque ou... je-sais-plus-quoi (serait-ce "crédit" justement?). Toujours est-il que tu viens d'ouvrir un compte en banque, on t'a pas donné le nom de ton compte! C'est vrai qu'on t'a donné une feuille avec ce qui ressemble vite-fait à 4 chèques à découper, mais tu sais pas très bien si ça suffit à dire que c'est un compte chèque!!
Mais, je suis maline (ça m'arrive, si, si. Mais vous allez voir, il faut le dire vite!) : avant d'avoir ma carte de débit, j'avais regardé Pierre faire. Je savais donc qu'il fallait appuyer sur la touche bleue où était écrit "chq". Lorsque j'ai eu ma carte, en arrivant à la caisse, je savais comment ça allait se passer, j'étais plus à l'aise. Je valide le montant, on me demande chèque ou "...". Yes, je sais ce que je dois faire : trouver la petite touche bleue.... hum.... je la vois pas. Comment je fais?? Ya aucune touche avec écrit "chq", je sais que j'ai tendance à ne rien voir, mais quand même, c'est pas gros une machine à cartes... et là, la caissière qui reprend la machine en disant : "vous avez été trop longue, on recommence". J'ai pas osé dire que je cherchais la touche bleue... j'étais déjà suffisamment écarlate... Elle a relancé la procédure.
Bon, finalement, "chèque" c'était écrit dans la question, sur l'écran. Et il fallait appuyer sur la touche, située sous l'écran juste en-dessous du mot "chèque"... Et oui, c'était simple! Surtout quand vous êtes assis chez vous, devant votre écran et que vous n'êtes pas devant une caissière, devant 6 personnes qui attendent et après avoir fait 15 fois le tour du magasin pour retrouver des produits qui sont rangés sans aucune logique apparente (les serviettes hygiéniques à côté de la bouffe pour chien, si, si c'est vrai!) avec des packaging tellement différents qu'ils sont difficilement reconnaissables (Non, je ne cherche pas tout de suite la pâte feuilletée dans le rayon de la farine. Encore moins, sous forme de poudre, dans une boîte en carton comme une boîte de céréales...).

Abou a eu de la chance, le voyant s'interroger une fraction de seconde lors de son premier paiement, je lui ai donné la solution... j'aurais dû le laisser chercher, tiens.

mardi 12 février 2008

J'ai la tête farcie...

Aujourd'hui, j'ai revu l'australien soi-disant débutant. Il était accompagné d'un de ses collègues. Les niveaux, comme attendus, sont différents.... il faut donc gérer ça.

Pour le cours de ce soir, c'était un pur pur débutant.... Je pense que son vocabulaire français doit être inférieur à 10. Enfin, si, aujourd'hui, il a bien progressé, mais il ne connaissait vraiment rien du tout. Je ne pensais pas, honnêtement, me retrouver devant un grand débutant comme ça alors que c'est un salarié d'une entreprise au Québec. Oui, mais, il y a des immigrés, tout comme moi!!! C'est un américain arrivé depuis 3 mois tout juste. Tout à apprendre... C'est hyper dur. Je n'ai jamais fait. Et la méthode qui m'est donné n'est pas exceptionnelle. Il va falloir que je me débrouille... du travail en perspective donc!!!
Après 2 petites heures de cours, j'ai la tête farcie!.... autant que lui je pense d'ailleurs!!

Avis aux profs de fle (fls) qui ont des conseils à me donner pour la réalisation des premiers cours pour un vrai débutant!!....

lundi 11 février 2008

boulot, boulot

J'ai maintenant 9h de cours toutes les semaines. C'est pas beaucoup me direz-vous..... hum, si! Je mets un temps fou à préparer mes cours, mes semaines sont donc relativement chargées. Surtout que lorsque j'ai 1h30 ou 2h de cours, il faut prévoir le déplacement, la marge pour ne pas risquer d'être en retard et prévoir d'arriver un peu en avance... Donc, mine de rien, ça prend du temps.
J'ai fini les cours avec le débutant, le cours pour lequel je n'avais aucune indication pour commencer. En fait, il avait des cours 5 jours par semaine, 3h le matin et 3h l'après-midi. Plusieurs profs s'occupaient de lui (au moins 3, mais je penche plutôt pour 4(voire plus)), mais aucun carnet de bord pour suivre là où il en était. Donc, j'estimais à peu près, selon le nombre d'heures de cours entre mes 2 séances, où il devait être dans le manuel. Je faisais des exos dans la suite du bouquin, ceux qui me plaisaient, j'en préparais d'autres pour les notions importantes et je préparais des trucs d'oral en rapport avec les sujets déjà vus... Il était content apparemment, donc c'est l'essentiel. J'ai fait 12h avec lui.

J'ai commencé une autre série de cours qui s'annonce plutôt sympa. C'est un jeune australien, très sympa qui veut faire de l'oral, donc on papote pas mal et le temps passe vite. On n'a fait qu'une séance pour l'instant et peut-être qu'il ne sera plus tout seul pour les cours suivants. C'est super chiant de ne pas savoir si je dois préparer un cours individuel ou un cours pour 2 ou même peut-être 3 personnes. En plus, apparemment, les niveaux sont très disparates... ca va être encore hyper facile tout ça!

Dernier cours, je le commence demain, c'est un mec apparemment super sympa, mais je ne connais pas vraiment son niveau : je ne sais pas si je vais me retrouver devant un mec qui ne comprend ni ne parle pas un mot de français; ou si c'est un mec qui comprend un peu, parle un peu, mais n'a pas confiance en lui. C'est un peu difficile donc de préparer un cours...

Sinon, je devrais être payé jeudi prochain, mais je ne sais pas si je vais pouvoir recevoir mon chèque parce qu'il fallait que j'inscrive, avant vendredi, les heures réalisées sur un registre. Registre dont j'ai appris l'existence aujourd'hui... Mon responsable va essayer de faire passer tout ça auprès de la compta... mais c'est pas sûr que ça marche.

Voilà, sinon Abou est super content de son boulot, c'est super intéressant, il a vraiment l'impression de faire partie de l'entreprise (comme il était prestataire en France, il n'avait jamais ressenti ça) et il est bien motivé!
Notre petite vie à deux se déroule bien, les semaines passent vite... que dire des fins de semaine.................

bidouille et bricolage

Fin janvier, j'avais mis en ligne ce post que j'ai retiré rapidement parce que quelques personnes m'ont dit de me méfier... Finalement, je vais pour l'instant rester avec un blog ouvert à tous (qui n'est pas référencé sur google, ni dans la liste des blogs "blogger").
Je vais remettre en ligne ce post qui parlait de mes premiers jours de boulot... entre autres.

L'autre jour, j'ai passé la soirée avec un français ici depuis quelques années qui me disait en avoir marre des éternels bricolages des québécois pour toute chose et, notamment, dans le boulot. Lui aussi est prof de français langue seconde (ici, on dit pas prof de fle, mais prof de FLS). Il enseigne dans une des quatre universités de la ville. Un exemple dans la vie de tous les jours du "on fait vite pour que ça marche vite fait et on fait pas quelque chose de pérenne" : les appartements. Notre appart l'illustre bien : il a été rénové vite fait et on voit déjà les conséquences : le mur et les plafonds qui craquellent, la plaque de la prise téléphonique qui est trop petite pour recouvrir le trou dans le mur, les fuites d'eau sur le chambranle de la porte-fenêtre... Je comprends d'ailleurs mieux maintenant pourquoi on m'avait dit que les apparts étaient rénovés entre chaque locataire (c'est à dire presque tous les ans) : c'est tellement fait à la va-vite que ça ne dure pas du tout. Par conséquent, même si notre appart nous plaît, on se dit qu'on ne va pas trop, trop s'éterniser, parce qu'il sera vraiment trop vieilli!
Résumons-nous, les choses sont faites pour être utiles là, maintenant. Pour plus tard.... on verra plus tard!!

Revenons à mon expérience propre dans le travail après mon premier cours.
Pour ce premier cours, je n'avais aucune indication de qui était l'apprenant, son niveau, les objectifs de son cours, etc. Et il ne s'agissait pas d'un premier cours, le mec suit un parcours intensif. Je devais donc m'insérer dans la continuité. Lundi, pour préparer ça, j'avais rendez-vous avec le responsable, mais il n'était pas là! Je l'ai finalement eu au téléphone, il m'a dit qu'il suffisait que j'arrive une heure en avance, on verrait où l'apprenant en était précisément, et on verrait ce que je peux faire comme cours!... Le jour dit, je suis arrivée tôt, il m'a donné 2-3 feuilles pour agrémenter le cours et voilà.
J'aime pas vraiment arriver comme ça en cours, en improvisant, mais bon, finalement ça s'est plutôt bien passé. Il y a même eu un bon retour de l'apprenant qui a dit qu'il était content, qu'il aimait mon approche d'apprentissage. Il s'est confié à ma hiérarchie qui m'a donc félicitée. J'étais très contente!! :-)


Le lendemain, j'ai eu un autre groupe pour mon 2ème cours. Celui-là, je vais le suivre du début à la fin. Ce sont trois filles d'un niveau avancé. J'étais préparée à faire un niveau plutôt avancé, mais on m'avait dit que c'était sûrement pas si fort que ça.
Finalement, il s'avère que ce sont des personnes qui travaillent en français tout le temps et qui ont un excellent niveau. Il va donc falloir faire du français très avancé avec pas mal d'écrit (c'est ce qu'elles demandent). Ca va être chaud! Mais bon, j'aurai du temps pour préparer chaque semaine ce cours. Elle sont plutôt sympa, même si une d'entre elles n'a pas l'air d'apprécier tellement que je parle un français de France et que, parfois, mes structures de phrases et ma façon d'écrire des trucs (formels notamment) est française. J'essaie de m'adapter, mais, je ne peux rien y faire, je suis française et je suis au Québec depuis à peine 3 mois! On verra comment ça évolue.
Le problème des cours avancés comme ça c'est que leurs fautes sont des difficultés du français assez pointues et nécessitent souvent des explications de grammaire précises. Non seulement, il faut que je sois au taquet sur le français. Mais en plus, l'une d'entre elles n'a jamais fait de grammaire (ce qui est le cas des anglophones souvent) et ne connaît pas ce que c'est qu'un passé-composé, un participé-passé, etc. Je ne sais donc pas trop comment je vais faire...

samedi 2 février 2008

il paraît qu'il faut faire attention... - 2ème prise

Alors pour ce qui est de la confidentialité d'un blog de chez Google, c'est très simple de la mettre en place. MAIS, je ne peux inviter que des gens qui ont une adresse gmail... j'ai donc retiré la protection.
Je vais donc continuer à laisser mon site ouvert à tout le monde.
J'aimerais avoir votre avis.
Ce site n'est pas dans la liste des blogs de chez google, il n'est pas non plus ouvert aux moteurs de recherche. J'ai d'ailleurs fait un test, j'ai copié-collé une phrase de mon blog dans google et ils n'ont pas trouvé mon blog.
Je ne cite pas de nom de famille, ni de prénoms de gens autres que des potes.
Est-ce que vraiment ça peut être embêtant?
Donnez-moi votre avis et désolée pour le mail inutile que j'ai envoyé à certains pour les inviter à lire mon blog quand il y avait la protection. Ceux qui ne l'ont pas reçu, ce n'est pas que je vous aime pas, mais c'était compliqué, je n'ai pas les adresses mails toutes enregistrées au même endroit!!!

vendredi 1 février 2008

il paraît qu'il faut faire attention....

Bon, alors certaines personnes m'ont fait remarqué que pour être plus libre dans mes propos sans risquer de problèmes, je devrais peut-être restreindre l'accès à ce site. Le problème vient du fait que tout le monde peut trouver mon blog (à mon avis, il faut quand même le chercher un peu) et ça peut entraîner des problèmes, notamment si je parle du boulot ou des trucs comme ça. Donc, il faudrait que je fasse attention quand je parle des gens, même sans forcément les nommer et même si je ne pense pas faire d'horribles commentaires sur les gens...
Je vais donc sûrement mettre un mot de passe que j'enverrai par courriel avant de le mettre en place. Si vous échappez à ce courriel (parce que je sais que je n'ai pas les mails de tous les gens qui ont l'adresse de ce blog), n'hésitez pas à me demander (ou à Abou) qu'on vous l'envoie.

Je vous tiens au courant

lundi 28 janvier 2008

français - anglais à Montréal

Un petit post pour vous renvoyer vers un article qui illustre un peu le contexte linguistique d'ici.
Le texte est un peu caricatural, mais à quel point finalement??
Cette petite histoire illustre pas mal bien le caractère paradoxal de la situation des québécois par rapport aux deux langues du pays.
Comme me faisait remarquer Annie : "en France, on a une place de stationnement dans un parking. Au Québec, on se park dans un stationnement."
Tout ça pour dire, que nous empruntons tous des mots à l'anglais, mais ce ne sont pas toujours les mêmes, au contraire!
Par contre, les québécois ne font pas qu'emprunter des mots, ils reprennent des structures de phrases. Ainsi, ils vont pouvoir dire : "La fille que je sors avec" (The girl (that) I'm going out with).
Quand en France, on entend parler de la ferveur défense du français par les québécois, c'est vrai. Mais pas par tout le monde. Comme le montre l'article (dont je parle plus haut), certains mélangent allégrement français et anglais dans leurs conversations de tous les jours. C'est tellement naturel lorsque deux langues sont en contact si proche.

C'est un peu difficile de vous parler de cette situation linguistique. C'est complexe. Je n'ai pas assez de recul. Je n'ai pas assez parlé avec des québécois non plus. Impossile d'analyser vraiment sans y faire une thèse dessus! Ce sont des impressions, les miennes, qui découlent d'observations, d'articles lus, de discussions avec des québécois et français d'ici depuis quelques temps (quoique je me méfie toujours plus des analyses des français!!!)...

parc Lafontaine

Hier, je suis allée patinée avec Pierre au parc Lafontaine.

Abou s'est dégonflé au dernier moment : c'est ça de faire la fête toute la nuit avec ses potes!!! Il a raté un après-midi bien sympa, ce sera pour la prochaine fois!
Bon, c'était pas vraiment comme je pouvais rêver du lac glacé sur lequel on patine en pleine nature...

Il y avait énormément de monde quand même (même s'il paraît que c'est pas le pire endroit) et on n'est pas entourés de montagnes autour. Je sais bien qu'ici il n'y a pas trop de montagnes ici, mais c'est vrai que lorsque j'imagine un lac gelé c'est plutôt le lac de Gérardmer qui me vient en tête ou retournemer et consorts. Donc, même si en France, on se moque des ces "petites montagnes", c'est bien un paysage montagneux autour!! Là, c'est pas mal la ville.

Bref, on a bien patiné, avec une petite musique classique en fond sonore.
Le principe était, comme à la patinoire, de faire des tours!! mais le lac faisant une anse assez grande quand même, la sensation était pas mal plus agréable que dans une patinoire!!
Le coloc de Pierre et son copain sont venus nous rejoindre. C'était un moment vraiment agréable.
Et, pour finir, on est allés boire un café (et manger une part de gateau au chocolat pour moi!) dans un petit café sympa
Sur cette dernière photo, on était sur le bord du lac, avec de la glace pas plane "pantoute" et recouverte de neige, l'équilibre était quelque peu difficile à trouver. Pierre s'est appuyé contre moi... je me suis retrouvée par terre! Il était très content de lui!!

mercredi 23 janvier 2008

première entrevue décrochée!!

Mardi
J'ai rappelé une boîte à qui j'avais envoyé mon cv la semaine dernière. Ils cherchaient des gens. Déjà, c'était un bon point! Je laisse un message demandant s'il a pu examiner mon CV. Il me rappelle une petite heure après et propose de me rencontrer. Ok, rendez-vous pris pour le lendemain matin.
Bon, là, j'ai commencé à avoir une petite boule dans le ventre, pas grand chose encore, la taille d'une noisette. J'ai commencé à préparer ça, Abou est rentré, il m'a posé plein de questions d'entrevue. J'ai relu mes docs sur les entrevues à la québécoise, etc...
en allant me coucher, ce n'était plus une noisette que j'avais dans le ventre, mais une pastèque!
Il faut dire qu'il s'agissait de ma première vraie entrevue de ma vie. Et oui, j'ai eu de la chance jusqu'ici : j'ai été pistonnée pour mes stages, qqn m'avait déjà "vendue" avant que j'arrive, je n'avais plus à le faire. Mon rôle consistait à être aimable, parler correctement et faire bonne impression. Ca, ça va, j'en suis capable!
Là, c'était pas ça, on allait me poser plein de questions, toutes celles dont on m'a tant parlé et auxquelles il faut répondre correctement en disant la vérité, mais en la présentant sous un angle avantageux. Prouver que c'est moi qui leur faut et pas un autre. Ah bon, mais pourquoi? L'autre il est peut-être mieux que moi? Il a peut-être plus d'expérience? Il sait peut-être inventer de supers meilleures activités que moi?? Qu'est-ce que j'en sais?? A banir ça, Clem, à banir!!!! Tu es la meilleure, celle qu'il faut pour le poste!
Oui, oui...
Résumons-nous : première entrevue de ma vie pour un premier vrai poste (pas pour un stage) et c'est une entrevue à la québécoise... Je reste zen...je reste zen...


Mercredi
La pastèque n'a pas dégrossi dans mon ventre ce matin en me levant. J'ai mal à la tête d'avoir pensé à ça toute la nuit. Il faut que j'y aille. J'ai juste envie de pleurer et retourner sous ma couette. Il faut que je réponde aux questions et ensuite, si je suis prise, ça va être de nouveau cette angoisse du début, de nouveaux cours à créer, être compétente, être sûre qu'on l'est....
c'est pas gagné!!!
Je suis arrivée en avance, j'entends les rires et les éclats de voix, le mec que je dois rencontrer passe en coup de vent à l'accueil, me dit qu'il arrive, il est en chemise en grosse toile, un bracelet de surfeur au poignet, les cheveux mi-longs... je me détends un peu, la pastèque n'est plus qu'une orange. De toute façon, j'y suis, je ne peux plus reculer.
Je ressors une petite heure plus tard, toutes les questions auxquelles je m'étais ne m'ont pas vraiment servies : j'ai répondu à deux questions :
est-ce qu'on peut se tutoyer?
est-ce que tu es d'accord pour commencer mercredi prochain?

Bilan, je n'ai toujours pas de réelle entrevue à mon actif. Je serai donc tout autant stressée la prochaine fois.

Voilà, j'ai donc décroché mes premières heures d'enseignement.
Il y a une bonne ambiance, je l'ai vu et il me l'a dit. C'est décontracté. Il m'expliquait qu'il avait été un peu en retard à mon rendez-vous parce qu'il avait rassuré une nouvelle prof juste avant moi, un peu angoissée avant de commencé : il lui avait donné les activités à faire pour son premier cours... Le simple fait qu'il me dise le faire suffit à me rassurer moi.

Je commence pour l'instant avec 2h par semaine pendant 10 semaines, mais il me proposera d'autres cours à donner. Et, si ça marche bien, je pourrai augmenter le nombre d'heures par semaine. Je suis ravie. J'étais prévenue : je commencerai avec seulement quelques heures, mais ensuite, je trouverai toujours de quoi travailler.
Et je ne suis pas si mal payée que ça. Je m'attendais à 15$ de l'heure, je vais recevoir 18$ de l'heure. Waho, 360$ brut pour ce parcours donc. C'est pas vraiment byzance, mais je m'en contenterai!!!
:-D




samedi 19 janvier 2008

"Faites-vous des fautes d'orthographe?"

Lors d'un entretien lundi dernier pour un petit travail administratif (je ne sais même plus si j'en ai parlé ici ou pas), la personne me demande, et insiste, pour savoir si je fais des fautes d'orthographe. Non, non, bien sûr que non, ai-je répondu, sûre de moi.
Oui, c'est vrai, quand je fais attention, je suis capable de ne pas faire de fautes d'orthographe. MAIS, chers lecteurs, ce n'est pas le cas ici. Oui, je sais, je suis prof de français, je ne devrais pas faire de fautes d'orthographe, ni de fautes de syntaxe, ni de néologismes. Toujours est-il que quand j'écris comme je parle (ici par exemple!), l'attention portée à la façon dont j'écris n'est pas très grande. En plus, je ne me relis que rarement. Et, je sais que, emportée par le récit, mes doigts font des bêtises! Je ne regarde pas toujours mon écran en même temps que j'écris, je ne vois donc pas les fautes qui devraient me faire rougir....
Ce blog, donc, n'est pas exempt de fautes et j'en suis désolée! J'ai même un peu honte, mais je n'ai pas envie de changer : devoir relire systématiquement, écrire en faisant plus attention... c'est agréable de pouvoir écrire au fil de la pensée, sans trop réaliser même qu'il y a un clavier entre les phrases qui se forment dans ma tête et leur apparition sur l'écran.
Si c'est trop énorme, faites-moi un petit commentaire pour que je rectifie, ni vu, ni connu!

jeudi 17 janvier 2008

"réseautage"

Aujourd'hui, je suis allée à une petite réunion ayant pour but de nous informer sur le réseau caché et donc de l'utilité du réseautage. "Réseautage" c'est le mot de tout bon immigrant cherchant du travail! On n'y échappe pas, il est partout. Avant même qu'on arrive ici, on savait déjà bien ce que c'était.
Alors déjà le marché caché : plus de 85% des offres d'emploi (oui c'est encore plus que ce que je disais) ne sortent jamais officiellement car les employeurs cherchent dans leur réseau pour remplir le poste à pourvoir. Solution logique : rentrer dans le réseau de ces employeurs. Comment faire?
- bénévolat (je suis sur une piste)
- des 5 à 7 (non, ça ne se passe pas dans un motel!)
- les salons
- internet : il y a des sites de réseautage!

Les "5 à 7" de travail réunissent des employeurs et des chercheurs d'emploi afin que tout ce petit monde se présente, échange ses cartes d'affaires (ou "cartes professionnelles"). C'est hyper courant ici. Je vous raconterai plus en détails la semaine prochaine, puisque je me suis inscrite à l'un d'entre eux. En tout cas, chacun à son badge avec son nom et son domaine d'activité et le but est de se faire connaître.
La conseillère de l'anaem nous expliquait (à nous les filles) de nous y présenter en tailleur avec une poche pleine de nos cartes professionnelles (j'ai pas de carte, mais en même temps, je n'ai pas de tailleur...) et l'autre poche prête à accueillir toutes les cartes pour enrichir notre réseau. Oui, parce que chercher sa carte dans son sac fourre-tout et en ressortir un mouchoir sale, ça le fait pas, c'est sûr. Et, chose très importante : noter au dos des petits détails qui serviront pour plus tard ("vos vacances à Cuba se sont bien passées?", "est-ce que vous vous êtes bien remis de votre grippe??" ou encore "et votre fils a eu son DEC? (équivalent du bac)")...
D'autre part, pendant ces 5 à 7, il faut savoir se vendre. Savoir en peu de temps (et en parlant pas trop vite, donc en peu de mots!) de présenter efficacement et donner envie.

idem pour les salons qui regroupent plein d'entreprises. Apparemment, là, il y a des lignes (= des files d'attentes) devant les stands, et chaque personne à un temps minimum pour se présenter et surtout qu'on se souvienne de lui. Franchement, ce genre de choses, moi, ça me rebute au plus haut point. Mais bon, j'ai l'impression que, dans mon domaine, il n'y a pas trop de salons et que le recrutement ne se fait pas trop comme ça. A vérifier! Je l'espère vraiment en tout cas.

Ah oui, et puis ce que j'ai oublié de dire c'est qu'ici les entrevues (= entretiens bien sûr), les contacts avec les gens dans le cadre professionnel et même des supérieurs hiérarchiques, c'est beaucoup plus décontracté qu'en France, personne n'a cette sorte de guindage que nous pouvons avoir en France dans des circonstances un peu formelles. Ce n'est pas pour autant qu'il faut se laisser aller, mais l'ambiance est meilleure. Le conseil qui revient alors souvent : sachez rester vous-mêmes, restez naturels, et convivial.
Attends qu'on m'explique : il faut que je reste naturelle, ça ok, souriante et conviviale, ok souci...mais je dois rester naturelle et me vendre??????????? pour moi, là, ya contradiction... Bref. Tout ça pour dire que ça ne m'a pas particulièrement boosté, mais plutôt l'inverse.
Je sais qu'il faut se forcer, c'est important, c'est la recherche de travail, mais se forcer une, deux, trois fois, ok, mais quand on doit recommencer ce genre de trucs régulièrement, là, je me vois pas le faire. J'espère que je vais trouver sans devoir recourir à la totalité de ces "trucs".
Je vais quand même me faire faire une carte professionnelle. Ca m'amuse, je reconnais d'imaginer donner ma carte : "tenez, ma carte de visite!". La première fois que je vais le faire, je vais avoir du mal à ne pas esquisser un sourire de me voir faire ça!! :-)
La conseillère nous a donné un site où on peut en avoir pour pas cher. Je suis allée regarder, je peux en avoir 250 gratuitement, je dois uniquement payer la livraison : un peu moins de 8$. Pas mal, non? Bon, la carte, c'est pas le truc le plus fantastique que l'on puisse trouver, mais j'en ai vue une, très sobre, qui ferait l'affaire. L'inconvénient c'est que, pour ce prix-là, tu as l'adresse et le logo de la boîte qui te l'imprime, au dos de ta carte... sans compter les 21 jours de livraison, mais bon ça, on fait avec pour le prix.
Il faut que j'étudie la question.

mercredi 16 janvier 2008

Premiers jours de boulot pour l'un et recherches pour l'autre...

Abou a commencé son super boulot, sa super opportunité! Personne n'en revient de la rapidité à laquelle il a trouvé son premier boulot et en plus avec tous les points positifs que ce poste présente (quelques uns envient le salaire aussi). En tout cas, ce n'était pas intéressant que sur le papier, c'est aussi intéressant en vrai, mais beaucoup de boulot (ils sont en retard pour la livraison du produit apparemment!). Il n'y a pas trop de pause déjeuner : chacun mange son "lunch" devant son ordi. Au québec en fait, il n'y a pas de cantine, chacun apporte son déjeuner et il y a de quoi garder au frais et réchauffer. Moi, je trouve que manger devant son ordi manque de socialisation. Je suis d'accord que les pauses déjeuner en France, c'est facilement un peu long et ça entraîne souvent à sortir plus tard, mais j'aime quand même bien manger avec les autres, ça permet de se connaître et se lier un peu. Ca c'est mon point de vue, mais Abou, lui, n'est pas du tout frustré, il aime bien le gain de temps et le fait de ne pas se sentir obligé de communiquer.

Quant à moi, je me motive chaque jour pour continuer à chercher du boulot. Je déteste ça. Ok, j'imagine bien que c'est une partie de plaisir pour personne, mais en tout cas, moi, ça me rebute totalement. Pas de patience, difficultés de me concentrer plus de 30 minutes là-dessus...
Ce qu'il faut savoir c'est qu'au Québec, à peine 20% des postes à pourvoir apparaissent dans des petites annonces. Autant dire que je cherche une aiguille dans une motte de foin, je fais les sites essentiels qui regroupent un bon pourcentage d'annonces (workopolis, jobboom, monster, emploi québec). Depuis un mois, j'ai vu 2 annonces qui correspondaient à mon profil (prof de français langue seconde, moins de 3 ans d'expérience). Donc, il s'agit de candidatures libres : rechercher les organismes de langues, les "collèges (l'équivalent des lycées et apparemment, je pourrais trouver des places malgré mon diplôme), les organismes communautaires (je ne connais pas le statut réel, mais il me semble que ce sont des associations). Ensuite, je trouve le site internet, je me renseigne sur le style de cours, sur les valeurs, les spécificités de la boîte. Parfois, par chance, il y a une section "carrière" ou "emploi" qui précise les profils qu'ils recherchent, ça me donne des mots-clés à faire apparaître dans la lettre de "présentation" (équivalent de la lettre de motivation) et dans mon CV.
Plusieurs personnes m'ont suggéré de me déplacer systématiquement pour déposer mon CV pour que l'employeur voie ma tête. Je ne sais pas si vraiment ça change quelque chose puisque sans prendre rendez-vous, il y a systématiquement barrage de la secrétaire. L'utilité est donc réduite à néant. Depuis hier, j'appelle et c'est plus facile comme ça de parler directement à la personne concernée. Je préfère.
Enfin, bon, c'est palpitant tout ça, non?

Mon gros problème c'est la motivation à travailler toute seule. C'est un peu comme quand je devais écrire ce rapport de stage, à la différence que là, je n'ai pas de date limite. Bref. J'ai envie de trouver un truc rapidement...

J'espère que je vais être accepter dans l'association dans laquelle j'ai postulé pour devenir prof de français langue seconde en bénévolat.

Allez, sur ces nouvelles qui m'ont donné une bonne raison de me détourner de ma recherche, je vous souhaite une excellente soirée et surtout n'hésitez pas à me donner des nouvelles!

jeudi 10 janvier 2008

Nouvelle acquisition

Nous avions vu une lampe très jolie, qui nous avait tapés dans l'oeil, mais un peu chère. Quand Abou a su qu'il était pris, il y a tout de suite repensé et a décidé de se faire un cadeau de noël-anniversaire-1erboulot...


Bon, j'ai pas pu prendre une photo plus élargie de la pièce, avec l'autre table, parce que nous avons un frigidaire dans le salon en ce moment, ce qui n'est pas du plus bel effet. En fait, l'autre avait de grosses fuites. Nous en avons donc récupéré un autre, mais il paraît que lorsque c'est trimballé, il faut faire attention au fréon, donc attendre avant de le rebrancher... aujourd'hui, on élimine l'élément défaillant!

samedi 5 janvier 2008

Abou au boulot!!!

Aujourd'hui, très bonne nouvelle, Abou a décroché un boulot!! Non seulement, il n'a cherché qu'une semaine, mais en plus c'est un boulot intéressant et bien payé! Si on convertit en euros pour se faire une idée de l'augmentation, c'est carrément intéressant : il a une augmentation de 5000 euros par an... Il a eu la fourchette haute de ce qu'il avait demandé.
En fait, cette boîte est une PME qui est récente et souhaite lancer un nouveau produit pour le cinéma (tu rentres une phrase et tu obtiens l'image représentant cette phrase, et tu obtiens un storyboard). Le mec qui a créé cette boîte en a créé 2 autres très connues dans le domaine de l'animation 3D et ce sont des boîtes dans lesquelles Abou rêve de bosser depuis des années. Là, c'est encore mieux puisque si le projet fonctionne, il aura contribuer au développement du projet à ses débuts!
Et, dernière chose sympa : c'est à une petite demi-heure de la maison...
Donc, on est super contents! :-)

Un petit paragraphe pour ma gourmandise : je n'avais pas encore vu de galettes des rois à Montréal (et difficile d'en faire parce qu'il faut faire sa pâte feuilletée aussi soi-même). C'était sans compter le marché Jean Talon!!! :-) Nous nous sommes donc fait ce petit plaisir! :-)

Ah oui et pour finir, les photos de ce matin du déneigeage du balcon :

vendredi 4 janvier 2008

La poutine!!!

Depuis que nous sommes arrivés, nous n'avions pas encore, quel scandale!, goûté à la poutine, ce plat à base de frites accompagnées de boulettes de cheddar et recouvertes de sauce brune. Nous nous sommes donc renseignés sur l'Endroit où essayer ce plat si populaire. Après enquête, nous sommes donc allés dans le petit resto conseillé qui propose une carte assez impressionnante (pour moi qui ne connaissais déjà pas bien la poutine de base) de sortes de poutines différentes (viandes, légumes, ...) et nous avons commandé notre première poutine. Une "classique" pour commencer. N'en déplaise aux québécois, je n'étais pas tant inspirée que ça par ce plat. Un peu lourd, non? et les frites ne sont pas trop ramollies par la sauce?? à voir... et je suis quand même de nature curieuse, surtout niveau alimentation, alors, je commençais à vouloir goûter ce truc-là.
Première impression : c'est pas si mal!! Puis après un quart de l'assiette : c'est un peu lourd quand même!... :-) Nous n'avons pas fini nos assiettes... Et je ne suis pas devenue une addict de la poutine. C'est pas mal, mais bon, genre fast food : gras et pas exceptionnel à mon avis. Peut-être est-ce dû au fait que la poutine, là où elle est le meilleur (selon les dires de québécois) "c'est à 3h du matin quand on est bourrés". Il était 15h et on était sobres...
Mais bon, je ne rechignerai pas à en manger de nouveau et à essayer d'autres sortes!

Sinon, toujours pour parler de plats québécois. Dans le journal Le Devoir (quotidien québécois seul journal indépendant de langue française au Canada, c'est à dire n'appartenant à aucun des grands conglomérats de la presse canadienne) a sorti un article avant les fêtes donnant les résultats d'une grande enquête cherchant à déterminer le plat national du Québec. Plusieurs critères étaient posés au départ et ceux que j'ai retenus étant que ça devait se cuisiner chez soi (pas comme la poutine qui se mange essentiellement dans les resto) et être ancré dans une tradition familiale. Il en est ressorti le pâté chinois comme plat principal et le poudding chômeur pour le dessert. Annie nous a proposé de nous faire goûter ces plats lors d'un prochain dîner afin de découvrir ces plats déclarés nationaux. Ah oui, un des critères aussi, et qui n'était apparemment pas facile à remplir, c'était que ça devait se faire à travers toute la province.

Le pâté chinois est une succession de trois couches, du bas vers le haut : viande hachée, maïs, purée de pommes de terre.
Schéma :










version cuisinée :
img_05802








Hyper appétissant, non?? lol
Je vous en reparlerai quand j'aurai vu la version d'Annie et goûté surtout!! Mais j'aime le hachis parmentier et le maïs alors, ya pas de raison.

Quand au pudding chômeur, la photo que j'ai trouvé est assez appétissante :
Pouding chômeur
Et c'est apparemment un gateau (farine, beurre, sucre, lait) accompagné d'une sauce à l'érable.

La prochaine fois je vous explique l'origine des noms de ces plats.

jeudi 3 janvier 2008

notre appart encore

Bon, alors, j'ai la flemme de rechercher le post dans lequel je parlais de l'appart, pour remettre de nouvelles photos, alors voici un nouveau post, vite fait.

salon


chambre
salle d'eau
cuisine
Voilà!!
PS : pour ceux qui ont un mac, je suis maintenant sur ichat et on peut converser avec la vidéo!!! :-)

Balade sur le Mont Royal



Hier, avec le beau temps qui arrivait après une bonne chute de neige, nous en avons profité pour aller nous promener sur le Mont Royal, la colline de la ville... J'avais déjà mis quelques photos quand il n'avait pas encore neigé, j'avais fait un tour dans le cimetière avec Pierre. Cette fois-ci, nous étions sur l'autre versant, du côté du parc et des attractions hivernales : raquettes, ski de fond, glissades, patinage...
pistes de glissade

Nous voulions essayer les raquettes, mais il y avait tellement de monde en ce jour férié tombant durant les vacances scolaires, qu'il n'y en avait plus. Nous avons donc fait du ski de fond. Je n'en avais pas fait depuis 15 ans je pense, je ne savais pas trop comment expliquer à Abou qui en a vite eu marre. J'ai continué un peu toute seule et nous nous sommes ensuite promener à pieds. Mais il faisait assez froid (-15°) et, à pieds, à moins de faire de la marche de compétition, on se refroidit assez vite quand même. Mais c'était une belle journée! Et aujourd'hui, il fait encore plus froid! :-)

mardi 1 janvier 2008

Nouvel an



On a fait un petit dîner sympa en amoureux et ensuite, nous sommes allés rejoindre Annie et des copains à elle ainsi que Jonathan, un ex-collègue d'Abou. Il y avait un feu d'artifice tiré sur le vieux port. Il y avait une bonne ambiance, c'était sympa, il y avait des groupes de musique québécoise, mais le feu d'artifice n'a rien eu d'exceptionnel. Annie avait bien prévu son coup : une petite bouteille de champagne et les coupes!

Après un petit moment passé là, on est allé boire une bière pas loin jusqu'à trois heures passées. Lorsqu'il a fallu chercher un taxi, on a été un peu embêté : tout Montréal cherchait un taxi!! Après presque 45 min de marche, on a finalement réussi à rentrer et se coucher... tard!!! :-)