lundi 28 janvier 2008

français - anglais à Montréal

Un petit post pour vous renvoyer vers un article qui illustre un peu le contexte linguistique d'ici.
Le texte est un peu caricatural, mais à quel point finalement??
Cette petite histoire illustre pas mal bien le caractère paradoxal de la situation des québécois par rapport aux deux langues du pays.
Comme me faisait remarquer Annie : "en France, on a une place de stationnement dans un parking. Au Québec, on se park dans un stationnement."
Tout ça pour dire, que nous empruntons tous des mots à l'anglais, mais ce ne sont pas toujours les mêmes, au contraire!
Par contre, les québécois ne font pas qu'emprunter des mots, ils reprennent des structures de phrases. Ainsi, ils vont pouvoir dire : "La fille que je sors avec" (The girl (that) I'm going out with).
Quand en France, on entend parler de la ferveur défense du français par les québécois, c'est vrai. Mais pas par tout le monde. Comme le montre l'article (dont je parle plus haut), certains mélangent allégrement français et anglais dans leurs conversations de tous les jours. C'est tellement naturel lorsque deux langues sont en contact si proche.

C'est un peu difficile de vous parler de cette situation linguistique. C'est complexe. Je n'ai pas assez de recul. Je n'ai pas assez parlé avec des québécois non plus. Impossile d'analyser vraiment sans y faire une thèse dessus! Ce sont des impressions, les miennes, qui découlent d'observations, d'articles lus, de discussions avec des québécois et français d'ici depuis quelques temps (quoique je me méfie toujours plus des analyses des français!!!)...

1 commentaire:

  1. L'article est assez énormissime et m’a bien fait poiler, et me rappelle le plaisir que l’on peut ressentir en regardant ces séries québécoises qui passent de temps à autre sur TV5-Europe. Cet accent, et cette manière de parler m’a toujours fait sourire (attention un sourire plus « d’attendrissement » que de pur moquerie, encore que j’en rigole parfois : je le confesse).

    Quant à la dangereuse dérive du français vers l’anglais, je crois que c’est plutôt les anglais qui ont énormément de mots français dans leur vocabulaire (3 222 aux dernières nouvelles). Genre Guillaume Le Conquérant et tout le bazar.

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