dimanche 27 juin 2010

Dessert afghan

Vendredi soir, on est allés manger dans un restaurant afghan à Montréal qui est assez connu. Ca faisait plusieurs fois qu'on voulait essayer, mais il n'y avait jamais de place.
La bouffe est bonne, rien d'incroyable.
Une note spéciale pour le dessert décrit dans le menu comme un pouding à la cardamome et à la pistache. Moi, je suis toujours intriguée par les nouvelles choses et j'adoooooore la cardamome. Et je n'ai pas été déçue, j'ai vraiment beaucoup aimé : j'ai mangé le mien et le reste de celui d'Abou! :-)

Bon, il fallait maintenant voir comment ça se faisait. Petite recherche sur internet et je reconnais mon dessert, c'est un firnee. Hier, j'ai étrenné mon nouveau vélo pour aller acheter de quoi faire cette crème : pistache, eau de rose, lait entier.



Aujourd'hui, c'est le verdict : c'est très ressemblant à ce qu'on a mangé vendredi soir et c'est bon.

J'ai pris ici la recette que j'ai suivie consciencieusement, mis à part le sucre, j'ai diminué, mais il faut encore diminué. Je mettrais la moitié de ce qu'ils disent. Alors voilà avec les modifs :

Firnee

4 personnes

Ingrédients :
2 ¼ tasse lait entier (560 ml)
½ tasse de sucre (125 ml)
4 cà table de fécule de maïs (60ml)
1 c à thé de cardamome (environ 8 gousses)
1 bouchon d’eau de rose
environ 2 cà table de pistaches en poudre fine (30ml)
12 pistaches entières

Préparation
1. Faire chauffer à feu doux le lait dans une casserole à fond épais.
2. Dans un petit bol, mélanger la fécule de maïs avec quelques cuillères à table de lait. Mélanger jusqu’à obtenir une consistance homogène et lisse.
3. Mettre cette préparation dans le lait ainsi que le sucre, la cardamome et l’eau de rose. Faire chauffer cette préparation jusqu’à ce qu’elle épaississe et que de petites bulles remontent à la surface. Mélanger sans cesse.
4. Enlever la casserole du feu et mettre dans 4 petits ramequins
5. Recouvrir d’un film transparent, le presser délicatement sur la préparation afin d’empêcher que se forme une pellicule sur la crème.
6. Mettre au frais.
7. Saupoudrer de pistaches hâchées juste avant de server, décorer avec 2-3 pistaches entières
(servir froid ou tiède)

Là, c'est fait avec pas mal de maizena, est-ce que vous pensez que ça peut se faire autrement?
On pourrait faire la version panna cota remarque, avec de la crème et de l'agar-agar...

à voir!

lundi 10 mai 2010

NO COMMENT


A part ça, le décompte est lancé : J-10 avant mon départ!
Bon, je l'ai lancé ya bien longtemps le décompte, mais là, ça devient plus intéressant! :-)
Vous me préparez plein de yaourts et de bonne bouffe pour mon arrivée?? ;-)

dimanche 2 mai 2010

BELIEVE IT OR NOT (PRISE 2)

Believe it or not, mais il fait 26°, ressenti 31° aujourd'hui... 5 jours après la neige et les 0°...

mardi 27 avril 2010

BELIEVE IT OR NOT!

But it's snowing!!

Le premier weekend d'avril, c'était le plein mois de juillet, 27° l'après-midi, petites tenues estivales, gougounes, lunettes de soleil, barbecue et salades...

Voici les photos d'aujourd'hui (température : 0°, ressenti -5°)
Sans commentaire...
:-( :-( :-( :-(

mercredi 21 avril 2010

LES 2 PLUS BEAUX

Les 2 plus beaux... tant qu'ils n'ont pas encore de coucurrence!! Héhé!! :-)


samedi 10 avril 2010

PUBLICITES QUETAINES

Depuis longtemps, j'aimerais vous parler des publicités québécoises. C'est quelque chose!
Leur grande spécialité c'est la chanson... c'est quétaine en maudit! (c'est vraiment très kitsch!)

Voici une de celles qui ont marché sur moi. C'est à dire? Quand je suis passée devant un camion avec cette marque dessus, j'ai commencé à chantonner...




En parlant de déménagement, celle-ci vient de passer à la télé... c'est quelque chose ça aussi!




La suivante, elle a l'intérêt (en plus d'être chantée) de présenter un produit très innovant et appétissant.

Regardez plutôt :




Allez, dites-le, je vous en ramène combien de kilos????

Et puis, en cherchant des pubs que j'ai vues à la télé, j'en ai aussi trouvé d'autres bien ridicules, comme celle-ci pour le McDo qui doit pas être récente, mais pourrait très bien être faite aujourd'hui :





Et en restant dans le domaine du fast-food, celle-ci n'est pas chantée, mais...

jeudi 8 avril 2010

MELTING POT

Ce soir, petit dîner avec collègues et élèves, un beau mélange et on pouvait dire qu'on venait des 4 coins du monde :
- l'Amérique (un Canadien d'origine Serbo-Croate, un Vénézuélien et une Mexicaine)
- l'Asie (une Japonaise)
- le Moyen-Orient (une Saoudienne)
- l'Europe (un Roumain et une Française)

Pas mal, non? Pas 2 mêmes passeports!

Il manquait une collègue australienne qui a eu un empêchement. Et c'est sans compter les autres du bureau qui ne sont pas venus (Argentine, Québécoise d'origine grecque, Canadienne d'origine italienne, Pied-noir d'Algérie et Québécois pur laine)

Et avec tout ça, on parlait quelle langue ce soir ?
C'était une soirée en anglais parce que la Japonaise ne parlait pas du tout le français, mais deux des convives étaient des élèves de français et tout le monde (sauf un peut-être) aurait pu passer la soirée en français.

Quant au boulot, je parle généralement français avec mes collègues qui parlent super bien, mieux que je ne parle l'anglais. Mais ça nous arrive quand même de parler anglais, notamment parce que c'est leur langue pour la majorité d'entre eux... mais quand ils s'adressent à moi, ils utilisent le français... mais pas que à cause de mon niveau hein!!! Ils (enfin, je devrais dire "elles) aiment parler français (je crois!!).
Concernant les clients, je parle tous les jours anglais c'est sûr, mais pas majoritairement (peut-être 25% du temps) ; et je le lis et l'écris beaucoup (c'est la majorité des courriels, 75% je dirais).

Mon anglais a donc vraiment progressé depuis que je suis au Québec et plus particulièrement à l'écrit depuis que je fais ces heures d'administratif à l'école.
Depuis 2 ans, j'ai surtout fait beaucoup de progrès en compréhension orale, ce qui était un peu ma faiblesse. C'est loin d'être parfait, mais aller voir un film en anglais ne me fait plus peur (même si, selon le film, les sujets abordés, les accents et les façons de parler, je comprends plus ou moins bien...)

Pour passer l'étape supérieure, il me faudrait quelques cours pour structurer un peu tout ça, parce que ça reste un peu brouillon tout ça! Ou même que je prenne le temps de lire en anglais (autre chose que des demandes d'informations sur l'école...).

Pour revenir à notre petit souper (de 18h30...), on est allés dans un Coréen, restaurant dans lequel l'ex-étudiante japonaise travaille maintenant. C'était très bon et j'y retournerai. J'y ai mangé un équivalent des gyozas japonais pas mal du tout et un "seafood pancake" très difficile à décrire, mais original et très bon.

Plusieurs avaient choisi un plat de boeuf coupé très fin et assaisonné avec pousses de soja (on dit et on écrit "soya" ici) et d'autres trucs qu'ils apportent crus sur une pierre avec un réchaud en-dessous (il doit y avoir un nom pour ça...). C'était excellent!
A refaire!

Prochain souper avec la "gang" : restaurant roumain!

mardi 30 mars 2010

COTE D'IVOIRE V - CAPITALES


GRAND-BASSAM
Grand-Bassam est située au sud du pays, à l'est d'Abidjan (pour une carte en plus grand, cliquez dessus)
Ce fut le premier chef-lieu de la colonie française en Côte d'Ivoire (1893-1900).
On est passé à travers des rues qui rappellent clairement le temps des colonies.







Grand-Bassam est située entre mer et lagune.



Bassam c'est aussi la première station balnéaire de Côte d'Ivoire depuis quelques décennies.
On a passé une journée bien sympathique sur une bande de terre pas très loin de Bassam, sur la plage de Konakri. Ca faisait une bonne centaine de mètres de large, peut-être 2, mais vraiment, ça se parcoure facilement.
On est partis avec des amis dont la tante a un terrain au bord de la lagune. Pour y parvenir,
Ensuite, il a fallu faire quelques km sur une route de sable... c'était un peu stressant, on avait peur de rester bloquer... mais finalement, nos deux conducteurs s'en sont bien sortis (Abou et Oumar)


On a essayé le côté mer... waho, c'est agité la mer par là-bas! Julien nous a dit que si on le suivait, ça allait allé... il suffit d'aller un peu plus loin, là où la mer est moins agitée... oui, bon, ça c'est la théorie selon Julien.
En pratique, les vagues sont fortes, se cassent juste au bord et quand on essaie de passer en-dessous, on se fait remuer dans tous les sens, c'est difficile de retrouver le haut du bas... et l'endroit prétendument moins agité, moi, j'ai pas remarqué que c'était plus calme!
Alors, j'ai testé. Vite fait. Et je me suis hâtée de rejoindre la rive... puis la lagune! 30°, calme et sans vague...


Pas mal le terrain, non?

Ca c'est la maison qui est en construction sur ce terrain.



On est retournés sur la plage, mais seulement pour la jolie lumière du soir, hors de question de reprendre un bain!



On est rentrés après la tombée de la nuit et avec tous les baigneurs du dimanche! Mais surtout, la route n'est pas éclairée et traverse des villes et villages. Les gens arrivent en face plein phare, et les gens traversent, on les voit au dernier moment. Il s'agit pas de penser à autre chose!

Revenons à nos anciennes capitales... En 1899, Bassam a été dévastée par 2 épidémies successives de fièvre jaune. Pourquoi ces épidémies? A cause des marécages entourant la ville. Or, cette maladie est transmise par les moustiques. Un vaccin existe, il est obligatoire pour pouvoir rentrer dans le pays.
Suite à ces épidémies, on décida de déplacer la capitale vers Bingerville...

BINGERVILLE

Le jour de Noël, on a fait une petite escapade à Bingerville, capitale de la colonie française entre 1900 et 1934.

La ville tient son nom du capitaine Binger, explorateur pacifiste qui parcourut l'Afrique de l'Ouest.
Ici, on n'est plus au bord de la lagune, on est sur un plateau la surplombant (dans le fond de la photo suivante)


Comme nous a expliqué le père d'Abou, un magnifique jardin botanique s'étendait dans cette ville avec une grande collection d'arbres et de fleurs tropicales. Il n'en reste malheureusement pas grand chose.


YAMOUSSOUKRO
Quelques jours plus tard, nous nous sommes rendus à Yamoussoukro (prononcé Yamssoukro), l'actuelle capitale politique de Côte d'Ivoire (Abidjan étant la capitale économique)

250km, 3h30 de conduite vigilante. Encore une fois, c'est une route à double sens, sans bas-côté, il y a beaucoup de camions et les automobilistes sont audacieux et imprudents (on peut se retrouver nez à nez avec les plus dangereux, alors il faut ralentir pour le laisser se rabattre...). I

Sur la route, la végétation africaine se déployait, difficile à prendre en photos malheureusement à cause des grandes herbes montant jusqu'à 3m de haut.



Des villages de cases de torchis bordent les routes, devant lesquels des femmes vendent des fruits et légumes. Dès qu'on ralentissait pour acheter là des ananas, là, des fruits de la passion ou bien encore des avocats ou des bananes sucrées, on remarquait "la blanche"

mmmhhh, un régal ces bananes!!
Déjà qu'à Abidjan, j'étais "visible", mais en m'éloignant de la grande ville, j’avais davantage le sentiment d’être l'étrangère, "l'homme blanc" que l’on ne voit pas si souvent (je n’en ai pas vus en dehors d’Abidjan). Les plus jeunes me regardent d'un air curieux, les ados me font de grands sourires, qui s’agrandissent quand je le leur rends. Quant aux vendeuses, avec leur marchandise sur la tête, elles me lancent : "Tantie, Tantie, papayes, papayes, 1000 F!", «passion », « avocats », « patates douces », « corossols »… tout y passe!


Un peu d'histoire maintenant...
Yamoussoukro n'était qu'un village inconnu du pays Baoulé avant que l'on décide d'y transférer la capitale lors du mandat de Félix Houphouët-Boigny (dont c'est le village natal et dont il avait été le chef plusieurs années auparavant après en avoir hérité de sa tante).
Le village est devenu ville dans les années 50 et c'est seulement à partir de 1962 que commencent les travaux d'envergure.

C'est une ville immense, avec personne dedans.
Les routes sont d'énormes boulevards formant un quadrillage à l'américaine, chacun comportant 8 ou 10 voies et sur lesquels circulent 2 ou 3 voitures. Il n'y a pas de marquage au sol, les trous sont énormes, de l'herbe pousse dans certains... à certains carrefours, la route qui croise est de terre, les travaux n'ont jamais été finis.

L'ambiance est étrange et inhabituelle. C'est démesuré, fantomatique, paisible, surréaliste.
Sur ces boulevards de 8 à 10 voies vides, on croise des femmes qui essaient de ramasser avec leur balayette dérisoire le sable et la terre qui recouvrent le bitume.


L'avantage de ces grands boulevards peu fréquentés c'est qu'il est facile d'éviter les nids de poule (poule, poule... hum, surdimensionnées les poules alors! Comme le reste!)


Voici une des grandes écoles renommées à l'époque.


Fondation pour la paix de Félix Houphouët-Boigny


Il fait également construire son palais présidentiel ainsi qu'un ensemble de villas destinées à sa famille et à ses invités. Tout cela forme un village. L'une des entrées est bordée par un lac rempli de caïmans.


Une autre fait face à l'allée gigantesque menant à la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro.

Sur cette photo, on voit l'immense allée (1km) qui amène jusqu'à l'une des entrées du village présidentiel.La Basilique, c'est quelque chose!




Réplique de la basilique Saint Pierre de Rome, qu'elle dépasse de 17m, elle est le plus grand édifice du monde de la chrétienté.
Les chiffres sont impressionnants.
3 ans et demi seulement pour la construction
14 300 m² de granite et de marbre
capacité d'accueil de 18000 personnes, 7000 assises
la coupole a un diamètre à la base de 90m
la colombe au centre de celle-ci a une envergure de 20m...

A l'intérieur, 60 colonnes de 30m de hauteur, dont certaines, creuses contiennent des ascenceurs
les vitraux (splendides!) ont une hauteur qui varie entre 13m et 28m pour une surface totale de 7 367m²
5000 nuances de couleurs différentes

Malheureusement, on ne peut les prendre en photo que de la porte d'entrée. Une fois entrés, il est interdit de sortir son appareil photo.

On est montés dans l'un des 4 ascenceurs pour prendre un peu de hauteur

et nous diriger sur la terrasse qui offre une vue imprenable sur la région


Quelques notions de proportions...
Au milieu à l'intérieur, c'est Notre-Dame de Paris. Autour la Basilique Notre-Dame de la Paix...