Voici l'article du Figaro à ce sujet :
Foin de la morosité ambiante et des critiques récurrentes visant les parents français, «qui ne savent plus tenir leurs enfants», et autres affirmations dont nous aimons nous autoflageller. Les Américains, eux, scrutent avec envie l'éducation à la française. Le livre de la journaliste Pamela Druckerman intitulé French Children Don't Throw Food («les enfants français ne jettent pas leur nourriture») paru ce mois-ci suscite moult commentaires et controverses dans les journaux anglo-saxons.
Dans ce livre, déjà parmi les meilleures ventes sur Amazon en Angleterre, cette mère de trois enfants vivant à Paris se demande comment les Français réussissent à aussi bien élever leur progéniture, contrairement à ses compatriotes qu'elle juge «laxistes»: pourquoi les enfants français mangent-ils avec obéissance ce que l'on met dans leur assiette? Pourquoi font-ils leurs nuits aussi tôt, parfois dès l'âge de deux ou trois mois? La journaliste s'émerveille de ce qu'ils disent «bonjour» aux adultes même inconnus qu'on leur présente et de ce qu'ils ne font de scandale ni dans les restaurants ni au supermarché. On les voit mais on ne les entend pas intervenir à tort et à travers à table sous le regard de leurs parents énamourés. Comment donc les mères font-elles pour discuter avec leurs amies alors que leurs chérubins jouent tranquillement sans se disputer? Et comment font-elles pour avoir l'air si sexy et paisibles malgré leurs maternités?
Pour Paula Druckerman, la clé du succès de l'éducation à la française, c'est une combinaison de règles rigoureuses concernant la nourriture, les horaires des repas et l'heure du coucher. À l'inverse des parents américains attentifs, selon elles, au moindre désir de leurs enfants, elle estime que les Français ne répondent pas immédiatement à leurs demandes et leur apprennent ainsi la frustration et l'autodiscipline. Ces merveilleux parents osent dire «non, ça suffit» et punir plutôt que de se pencher interminablement sur la raison pour laquelle Lucie a lancé du sable dans les yeux de Paul.
Dans les écoles françaises, affirme-t-elle aussi, on mise sur les fondamentaux - grammaire, écriture et «par cœur» - plutôt que sur les activités ludiques, davantage prisées outre-atlantique. Bref, l'herbe est toujours plus verte ailleurs…
Le livre de Pamela Druckerman s'inscrit dans un débat prolifique: l'an dernier, c'était l'Américaine d'origine chinoise Amy Chua qui prônait une éducation extrêmement stricte «à la chinoise» comme le nec plus ultra: chez elle pas de télévision ou de jeux vidéo et surtout du travail, du travail et encore du travail.
Reste que le livre de Pamela Druckerman n'est pas celui d'une sociologue. L'hebdomadaire The Economist estime que «ça sonne trop bien pour être vrai». Il la soupçonne de se cantonner aux familles françaises aisées de Paris. Et de lui conseiller d'aller visiter «la banlieue française» pour y vérifier si les «bonjour Madame» y sont vraiment pratiqués. On pourrait aussi lui rétorquer que dans les bacs à sable de Neuilly, les enfants sont loin d'être tous des anges… La journaliste, elle, affirme que ses observations sont basées sur des témoignages et observations émanant de tous les milieux.
Bien sûr, il s'agit de généralisations, mais ça ne vient
Je ne vis pas aux Etats-Unis, mais pas très loin et j'ai comme l'impression qu'en ce qui concerne l'éducation, le Québec est bien plus proche de ses voisins que de ses cousins d'outre-Atlantique...
J'ai lu dans un autre article sur le sujet (que je ne retrouve plus) que les parents américains estiment moyennement important de laisser jouer les enfants seuls contrairement aux parents français. Les parents doivent donc s'occuper d'eux.
C'est ainsi que l'on m'a répété tellement de fois que je ne pourrai plus dormir au-delà de 5-6h du matin si mon enfant en avait décidé ainsi et ce, pour les 10 prochaines années. Moi, je suis pas mal certaine que Milo comprendra bien vite qu'à 5-6h du matin, il vaut mieux ne pas réveiller maman!!! ;-)
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